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Pris sur le Net:AFFAIRE «SIMONE EHIVET EX-ÉPOUSE DE GBAGBO»: LE RECADRAGE DE MAÎTRE ANGE RODRIGUE DADJÉ

Publié le par Akeulette

"Nous avons constaté la récurrence avec laquelle des intellectuels et plus grave, certains élus de la Nation ivoirienne dont Michel GBAGBO, qualifient publiquement Madame Simone EHIVET GBAGBO « d’ex épouse » de Monsieur Laurent GBAGBO.En réponse, nous tenons à préciser qu’à ce jour, Monsieur Laurent GBAGBO et Madame Simone EHIVET GBAGBO demeurent encore mariés, et ce, jusqu’à ce qu’un divorce soit prononcé par la Justice et revête un caractère définitif.En conséquence, Madame Simone EHIVET GBAGBO n’est pas encore « l’ex épouse » de Monsieur Laurent GBAGBO. Par ailleurs, en Côte d’Ivoire, la loi sur le mariage prévoit toujours la monogamie, ce que ne peuvent ignorer les Elus de la Nation ivoirienne. Monsieur Laurent GBAGBO n’a donc pas une épouse autre que Madame Simone EHIVET GBAGBO.Nous pouvons imaginer que certains soient impatients de qualifier Madame Simone EHIVET GBAGBO « d’ex épouse » de Monsieur Laurent GBAGBO, mais il leur faudra encore un peu, prendre leur mal en patience, le temps que le divorce des époux GBAGBO soit d’abord prononcé par la Justice et enfin qu’il devienne définitif. Désormais, tant que le divorce n’est pas encore prononcé et devenu définitif, toute personne qui qualifiera Madame Simone EHIVET GBAGBO « d’ex Epouse » de Monsieur Laurent GBAGBO, devra en rapporter les preuves devant la justice."

 

Abidjan, le 15 Novembre 2021

Maître Ange Rodrigue DADJE

Avocat de Madame Simone EHIVET Epouse GBAGBO

J'aime ien le commentaire de cet internaute:

"Maître Ange Rodrigue Dadje, avocat de Mme Simone Ehivet Gbagbo, a raison.

C'est un désordre tout cela de la part de Gbagbo Laurent, de Michel Gbagbo et consorts de vouloir utiliser le mot épouse à l'endroit d'une femme qui accompagne Gbagbo dans ses sorties publiques, avant la fin de la procédure de divorce...

La société humaine est basée sur des valeurs familiales à défendre continuellement. Sans cela il y a perte de repère pour la jeunesse et la société humaine dans son ensemble.Et on est très étonné que le camarade président Laurent Gbagbo, personnalité politique et homme d'Etat, contribue à fouler aux pieds les acquis de la société humaine depuis des siècles, en confondant les mots concubine, maîtresse ou compagne d'une part, avec le mot "épouse". Qui est ce nouveau Gbagbo, revenu de la CPI, pour se permettre de choquer continuellement les gens attachés, à raison, à ces valeurs familiales et aux convenances sociales? Il se prend pour qui au juste? Il est libre de divorcer à tout âge mais en respectant la loi sur le mariage! Et la loi dit clairement que tant que le divorce n'est pas prononcé, aucune femme accompagnant l'epoux en procédure de divorce ne peut être appelée épouse...

Pour ces écarts de comportements, le camarade Gbagbo contribue à la diminution de son aura et pousse volontairement ou involontairement les gens à lui manquer de respect justement à cause de ses écarts de conduites contraire aux valeurs familiales...

Politique et défense de certaines valeurs vont toujours ensemble..."

 

 

 

 

 

 

 

Pris sur le Net:AFFAIRE «SIMONE EHIVET EX-ÉPOUSE DE GBAGBO»:  LE RECADRAGE DE MAÎTRE ANGE RODRIGUE DADJÉ
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FRONT POPULAIRE IVOIRIEN (FPI) 6ème CONGRES EXTRAORDINAIRE DISCOURS D’OUVERTURE DU PRÉSIDENT DU FPI, PASCAL AFFI N'GUESSAN

Publié le par Akeulette

FRONT POPULAIRE IVOIRIEN (FPI)
6ème CONGRES EXTRAORDINAIRE
DISCOURS D’OUVERTURE DU PRÉSIDENT DU FPI, PASCAL AFFI N'GUESSAN
13 NOVEMBRE 2021
Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Missions Diplomatiques ;
Honorables Chefs Traditionnels et coutumiers ;
Honorables invités venus du Niger et du Tchad ;
Chers frères et sœurs présidents et Représentants des partis politiques de Côte d’Ivoire ;
Mesdames et Messieurs les leaders des Organisations Syndicales et de la Société Civile ;
Camarades membres de la Direction et des Organes centraux du Front Populaire Ivoirien (FPI) ;
Camarades Secrétaires Généraux de Fédération ;
Camarades délégués des Sections et des Représentations du FPI à l’Etranger ;
Honorables invités
Avant d’entamer mes propos, je vous invite à observer une minute de silence à la mémoire de tous nos camarades qui nous ont quittés depuis le dernier congrès.
Minute de silence
Devant cette mobilisation exceptionnelle et cette présence qualitative, c’est avec une grande émotion doublée d’une légitime fierté que je prends la parole pour souhaiter la bienvenue à toutes et à tous à ce sixième (6ème) congrès extraordinaire de notre parti, le Front Populaire Ivoirien (FPI).
Au nom de la Direction du FPI, et à la suite de la Vice-Présidente d’Abidjan-Sud et du président du Comité d’Organisation, je voudrais vous adresser mes salutations fraternelles et militantes, et vous exprimer l’infinie gratitude de notre parti.
Mes remerciements s’adressent en tout premier lieu à nos invités, ceux venus de loin, ainsi qu’aux personnalités représentant les pays amis et les Organisations accréditées dans notre pays. Merci, chers amis d’honorer de votre présence cette cérémonie d’ouverture. Dans les moments d’incertitude, votre présence à nos côtés a toujours été un réconfort inestimable, un encouragement et une manifestation de votre solidarité agissante. En ce moment de communion, c’est une grande joie de vous avoir parmi nous.
Merci aux présidents de partis politiques et aux Responsables des Organisations Syndicales et de la Société Civile, présents à nos côtés ce matin dans la plus pure tradition républicaine. Un merci particulier aux partis frères de l’AFD.
Mes remerciements s’adressent également aux Chefs traditionnels et religieux, venus nombreux honorer notre invitation. Gardiens de nos traditions, votre présence massive à nos côtés à ce moment particulier de notre histoire, est une bénédiction.
Je salue et j’adresse mes sincères félicitations à tous les Secrétaires Généraux de Fédération et de Section. Chers Camarades, c’est sur vos épaules que repose le parti. Dans les durs moments que nous venons de traverser, vous avez fait le témoignage de la force de vos convictions politiques. Vous avez fait la démonstration de vos capacités et de vos compétences politiques. Vous avez manifesté un courage politique qui a permis de préserver le parti de l’aventure. Je vous dis infiniment merci.
Je serais impardonnable si je clôturais cette série de remerciements et de salutations sans adresser aux Vice-présidents du FPI, au Secrétaire Général, porte-parole du parti, aux Secrétaires Généraux-Adjoints, aux Secrétaires Nationaux, Techniques et chargés des Régions, aux responsables de l’OFFPI, de la JFPI, de la CEFPI, de la CURFP et des Coordinations, l’expression de ma profonde reconnaissance et de ma parfaite considération pour leur engagement, leur loyauté et leur détermination dans la défense de la légalité et des intérêts supérieurs du parti.
A tous les délégués venus de toutes les Fédérations, je voudrais dire merci. Merci d’avoir répondu à l’appel. Merci de la manifestation de votre attachement à votre parti, à notre parti. Merci de l’adhésion à la ligne et à la stratégie politique que nous défendons.
Je suis fier, soyons fiers, soyez fiers d’être militants du Front Populaire Ivoirien, le parti des grands défis, le parti des luttes démocratiques, le parti de la justice, des libertés, de la solidarité et de la dignité ; le parti de l’espérance.
Pourquoi sommes-nous rassemblés ce jour, pourquoi la tenue de ce sixième congrès extraordinaire ?
L’évènement qui nous réunit ce jour, c’est le dénouement de la longue crise qui a secoué le parti à la suite de la perte tragique du pouvoir d’Etat en avril 2011. Nous savons tous les soubresauts qui accompagnent généralement ce type de situation, surtout quand la chute est émaillée de tant de violences, d’épreuves et de souffrances.
La vie des hommes, comme celle des organisations humaines, n’est jamais un fleuve tranquille. Et quand survient un évènement hors de l’ordinaire, inattendu mais fondamental, car constituant une césure, une rupture, le devoir de ceux qui ont en charge la conduite des affaires de la communauté et en main son destin, est de battre le rappel des troupes, de sonner la trompette.
Depuis 2011, nous avons lutté pour notre survie, pour notre refondation, pour notre renaissance, convaincus que nous avions encore beaucoup à proposer, beaucoup à offrir au peuple ivoirien.
Nous avons dû affronter une dissidence farouche, une adversité sournoise, malveillante, qui prenait le risque de détruire ce qu’ensemble nous avions construit.
Rien ne nous aura été épargné ; mais je n’épiloguerai pas sur toutes ces années perdues, ces méchancetés subies, ces couleuvres avalées au nom d’une unité que pendant longtemps nous avons crue possible.
Le 9 août 2021, alors que nous étions en attente d’une audience que la Direction du parti avait sollicitée à son retour, afin de lui livrer les nouvelles du pays depuis sa déportation à La Haye et d’engager avec lui les actions en faveur de l’unité du FPI, le Président Laurent Gbagbo a décidé de façon inattendue, unilatérale et péremptoire de quitter le parti et de fonder avec ses fidèles une autre organisation politique. Celle-ci est créée depuis le 17 octobre 2021. La rupture est consommée.
Cette rupture, nous ne l’avons pas désirée ; nous avons même tout fait pour l’éviter, faisant preuve de patience, de tolérance et de persévérance dans la recherche de l’unité du parti. La rupture nous a été imposée. Nous en avons finalement pris acte.
En définitive, je le dis avec sincérité et sans tristesse, cette rupture est une libération, un soulagement, une salutaire clarification ; j’ajouterais même une double victoire : victoire idéologique ; victoire de l’intelligence stratégique.
Toutefois, comme en médecine, il convient d’ausculter le patient pour savoir si son pronostic vital est effectivement engagé, comme l’annoncent les oiseaux de mauvais augure. Ce congrès est donc un test de la santé politique du parti, un contrôle technique des dommages que les nombreuses agressions des dissidents auraient causé. Le FPI s’est-il vidé de sa substance ? Est-il moribond ? L’enveloppe est-elle vide ?
La mobilisation extraordinaire de ce jour tranche le débat : le FPI est vivant. Le FPI vivra ; toujours plus fort ; toujours plus haut.
Mais si nous célébrons notre résilience, la sagesse nous commande d’interroger les causes et le sens de l’acte de rupture du 9 août 2021. Pour quoi et pourquoi ?
D’aucuns ont voulu faire de la crise que le FPI vient de traverser, une querelle de personnes, un caillou sur leur passage, la prise en otage d’un parti. En réalité, derrière les propos diffamatoires et les manœuvres de déstabilisation, se posait en vérité la question des valeurs et du leadership, c’est-à-dire des convictions et de la vision.
Pendant presque dix (10) ans, les valeurs fondamentales de notre parti ont été mises à rude épreuve par un courant patrimonialiste, messianique, tribaliste et xénophobe, déterminé à s’emparer de la direction du parti pour assouvir des ambitions de vengeance, de revanche et d’exclusion, dans un « match-retour » dont il n’avait pourtant pas les moyens et qui au surplus contrariait nos intérêts politiques.
L’histoire nous enseigne qu’un parti d’avant-garde peut se fourvoyer au plan tactique mais ne doit jamais commettre des erreurs stratégiques et idéologiques.
Aussi, nous avons décidé de dire non et de lutter pour sauver le parti.
Au cours de cette bataille, il nous a fallu du courage et beaucoup de patience. Dans son discours à la jeunesse à Albi en 1903, Jean Jaurès nous apprend que « le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho (…) aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques ».
Ce courage, nous l’avons eu ; la vérité et le droit nous les avons défendus contre vents et marées.
Nous avons aussi fait preuve de patience, pour gagner du temps. Gagner du temps, c’est en faire perdre à l’adversaire. Ne dit-on pas que le temps est l’autre nom de Dieu ?
Mais nous avons surtout dû déployer un trésor d’ingéniosité et d’imagination pour résister, sans grands moyens matériels et financiers, à un adversaire qui, comme Goliath, se croyait invincible, à cause de son parcours politique et sa notoriété publique. Nous nous sommes faits renard pour connaitre les pièges et lion pour effrayer les loups.
Notre courage, notre patience et notre sagesse ont fini par triompher. Quand on a la vérité et le droit avec soi, le temps permet de soumettre les cœurs et de gagner sans combattre.
Alors, avec émotion, Camarades militantes, Camarades militants, je veux vous dire ma gratitude. Je veux remercier et saluer tous les militants, tous les cadres du parti, qui n’ont pas vacillé, qui n’ont jamais tremblé, qui n’ont pas craqué. C’est la marque d’une très grande maturité politique. C’est le triomphe de la raison sur les émotions et les passions. C’est le triomphe de la démocratie sur l’autocratie. C’est la victoire du FPI. Nous avons gagné !
Nous avons gagné parce que le FPI est un grand Parti, porteur de valeurs nobles et fortes, qu’il a su inculquer à ses militants.
Vous avez résisté par fidélité à vos convictions politiques, par attachement à notre histoire, faite d’épreuves et de souffrances, mais aussi de victoires et de joies, de camaraderie, de solidarité, d’espérance.
Les crises sont consubstantielles à la vie des hommes, des communautés et des organisations. Pour l’écrivain ivoirien Josué Guebo : « … Elles sont des compagnes fidèles des processus évolutifs et demeurent des voies transcendantes de la maturation … (en ce sens), la crise est à la fois rejet des formes périmées … condamnation de ce qui ne peut se soutenir et se survit au détriment de ce qui est frais, neuf, vivant ; … (et en même temps une quête), le présage d’autres modes de pensée, d’agir et d’exister … l’avènement d’un projet ». C’est une loi de la nature, la loi de l’évolution des choses et des processus.
Pour le Front Populaire Ivoirien, aujourd’hui tout redevient possible !
Le parti a fait preuve de résilience. Sa métamorphose est en marche pour produire une organisation dotée de qualités nouvelles et supérieures sur une identité valorisée dans l’adversité.
Cette organisation et cette identité seront les armes de nos victoires futures.
Pour construire notre victoire, nous devons d’abord compter sur nous-mêmes, sur notre organisation, notre mobilisation, notre communication et nos ressources propres.
Depuis 2018, notre organisation repose sur de nouveaux principes, afin d’assurer une meilleure couverture territoriale, de renforcer l’encadrement des militants et d’être davantage présents sur le terrain. C’est le sens de la politique de décentralisation que nous avons initiée et que nous devons consolider.
Chaque sous-préfecture est désormais érigée en fédération. Le nombre de fédérations a été ainsi presque multiplié par cinq et est passé de 150 en 2018 à 710. Grâce à ce meilleur maillage territorial, nos structures seront désormais au plus près des populations.
Chaque région administrative constituera dorénavant une entité politique, dotée d’un conseil politique régional présidé par un vice-président, pour assurer la mission de coordination des activités du parti.
La direction du parti doit être à l’image des militants et du peuple ivoirien qui aspire au rajeunissement et à la féminisation de la classe politique. Je suis résolument engagé dans cette voie. A l’occasion de ce congrès, de nouvelles figures, en majorité des jeunes et des femmes, feront leur entrée au secrétariat général et au secrétariat exécutif.
Toutes les structures prévues par les nouveaux textes du parti, et non encore opérationnelles à ce jour seront mises en place dès la sortie de ce congrès.
Je veux parler du Conseil Politique Permanent, organe consultatif créé afin de favoriser la contribution des pionniers du parti à la veille et à la réflexion stratégique, ainsi qu’à la prévention des conflits et le cas échéant à leur résolution.
Je veux parler aussi de l’éclatement de la cellule des enseignants du FPI en deux structures distinctes, l’une dédiée aux enseignants du primaire et l’autre aux enseignants du secondaire.
Il nous faut enfin renouer avec cette tradition, qui était autrefois la nôtre, de relations étroites avec le monde du travail et la société civile. Une distance s’est malheureusement instaurée entre nous depuis quelques années. Nous devons assumer plus fortement notre responsabilité d’accompagner les classes laborieuses dans leurs luttes pour de meilleures conditions de travail et de vie. Une vice-présidence sera ainsi spécialement dédiée aux relations avec les syndicats et les organisations patronales. La vice-présidence chargée des relations avec les organisations de masse sera redynamisée.
Mais nous le savons bien, la meilleure organisation du monde ne suffira jamais à entrainer l’adhésion si elle n’est pas soutenue par une communication efficace. Dans la vie publique comme dans l’entreprise, la communication est un élément de compétitivité.
C’est pourquoi une communication plus active et plus réactive doit désormais accompagner toutes nos initiatives politiques. Nous mettrons l’accent sur une communication numérique plus performante, notamment en nous dotant d’une WEBTV, en redynamisant notre site web ainsi que notre présence sur les différentes plateformes et réseaux sociaux. C’est aussi là que se joue notre capacité à convaincre, notamment auprès des jeunes générations.
Pour ce nouveau départ et pour exprimer notre joie d’être ensemble, célébrer notre combat partagé, il nous faut combler un vide : adopter l’hymne du Front Populaire Ivoirien. Ce sera un instrument de cohésion, d’identité et d’émotion. Cet hymne, c’est vous qui allez le composer à l’occasion d’un concours national que nous lancerons dans les semaines à venir.
Grâce à notre réorganisation et forts d’une communication redynamisée, nous serons plus efficaces pour mieux expliquer ce que nous sommes, afin que l’image que nous renvoyons de nous corresponde à la réalité de notre identité. Ainsi nous gagnerons le cœur des Ivoiriens.
Notre identité politique, notre ADN idéologique sont d’une extrême clarté. Nous sommes le parti du peuple ivoirien, dépositaire de l’héritage de la gauche ivoirienne.
D’abord, nous sommes des humanistes
Nous sommes des humanistes par tempérament, par culture, par éducation. Être humaniste, c’est placer l’homme, son épanouissement personnel au cœur du projet politique. « Il n’est de richesse que l’homme ».
Être humaniste, c’est défendre des valeurs de progrès, de liberté, d’égalité, de démocratie, de dialogue, de tolérance, de responsabilité, de fraternité, des valeurs fortes et non négociables.
Nos valeurs, c’est la liberté et la démocratie
La liberté d’opinion et d’expression, sans crainte pour sa vie ou pour sa sécurité. Elle est indissociable de la démocratie et de la confiance en un Etat protecteur et véritablement impartial.
C’est pourquoi nous sommes soucieux d’affermir les valeurs de notre République ; nous sommes respectueux des lois et de la parole donnée.
C’est pourquoi nous réclamons avec insistance la libération de tous les prisonniers d’opinion et le retour de tous les exilés politiques.
C’est pourquoi nous souhaitons lever dès maintenant toute équivoque sur la fiabilité des prochains scrutins en posant toutes les questions : du cadre juridique des élections, au déroulement des opérations électorales, en passant par le découpage équilibré des circonscriptions et le mode de scrutin.
La Liberté, c’est aussi la liberté d’entreprendre car l’entreprise est créatrice d’emplois et que le travail est source d’épanouissement pour l’homme.
C’est pourquoi nous sommes en faveur d’une économie sociale de marché, de la décentralisation et la régionalisation du processus de développement.
Nos valeurs, c’est l’égalité des chances et des droits.
Chaque citoyen de notre pays, quelle que soit son origine sociale, ethnique ou géographique, doit trouver sa place dans une société d’équilibre et de fraternité.
C’est pourquoi notre projet propose d’adapter notre système éducatif à nos besoins et mise sur une école réellement gratuite pour tous.
C’est pourquoi nous refusons un système de santé à double vitesse qui pénalise le peuple et conduit les dirigeants à se faire soigner hors du pays.
C’est pourquoi nous rejetons toute forme de discrimination et d’exclusion que ce soit dans l’accès aux emplois publics, aux marchés publics et aux services publics.
C’est aussi pourquoi nous proposons que nos compatriotes de la diaspora soient demain représentés au parlement avec des élus désignés par les Ivoiriens établis hors du pays.
Nos valeurs, c’est l’esprit de dialogue et de tolérance
Nous devons collectivement apprendre à résoudre nos conflits autrement que par la force. Nous savons que seul un dialogue inclusif permettra d’anticiper et de résoudre les problèmes, en évitant les drames.
C’est pourquoi nous sommes résolument engagés dans le processus de décrispation de notre vie politique et de réconciliation.
C’est pourquoi nous avons indiqué au président Ouattara notre totale détermination et notre complète disponibilité. Je salue sa décision de relancer le dialogue politique à partir du mois prochain.
C’est pourquoi nous proposons que le dialogue politique débouche sur l’organisation des Etats Généraux de la République, pour identifier l’origine de nos crises, reconnaitre toutes les souffrances, tous les morts, écouter l’expression de toutes les douleurs, et réparer toutes les violences subies dans tous les camps, réparation d’ordre matériel bien sûr, mais aussi symbolique.
Nos valeurs, c’est l’amour, la sollicitude, la bienveillance
Dans ces mots, nous ne mettons aucun sentimentalisme béat, mais la conviction que la solidarité, la fraternité constituent le socle de notre Nation. Tous les Ivoiriens doivent se considérer comme des frères et des sœurs, unis autour de l’essentiel. Et l’essentiel, c’est la Côte d’Ivoire. L’essentiel, c’est notre capacité collective à vivre unis dans notre diversité.
C’est pourquoi nous combattons le clanisme, l’ethnicisme, ces maux pernicieux qui gangrènent notre pays, ces ferments de division et de haine. Ils empêchent Ia formation d’une Nation ivoirienne qui transcende nos différences.
C’est pourquoi nous refusons tout repli régionaliste, identitaire, parce qu’il est forcément générateur d’incompréhensions et de conflits.
C’est pourquoi nous réaffirmons ce sentiment fort d’appartenance commune et de destin partagé entre toutes les filles et les fils de ce pays.
Nos valeurs, c’est l’autonomie de la pensée, la responsabilité
Nous considérons que nous sommes les uns et les autres des êtres de raison et de responsabilité, épris de liberté et soucieux avant tout de faire progresser des idées et la société.
C’est pourquoi nous ne serons jamais une secte, un « Gbonhi ». Nous condamnons fermement le fétichisme, l’idolâtrie et le culte de la personnalité.
C’est pourquoi nous ne serons jamais le parti d’une ethnie, d’un clan, d’une région, d’une tribu. Nous sommes le parti de tout le peuple ivoirien, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest en passant par le Centre.
C’est pourquoi nous rejetons l’assignation communautaire qui obligerait tel ou tel, parce qu’il est né ici ou là, à voter aveuglement pour nous, ou contre nous. L’assignation communautaire, c’est une forme d’assignation à résidence, c’est la négation du libre arbitre.
Nous sommes donc des humanistes.
Nous sommes aussi des universalistes.
L’universalisme est un humanisme.
Être universaliste, c’est considérer que nous formons tous une seule humanité, exposée aux mêmes défis qu’il nous appartient de relever ensemble : le terrorisme ; le réchauffement climatique, les épidémies, le nationalisme et tant d’autres.
Universalistes, nous ne sommes pas pour autant de nulle part.
Nous avons, chevillé au corps, l’amour de la Côte d’Ivoire, un grand pays et la volonté passionnée de le servir. Personnellement, lorsque j’étais premier Ministre et qu’à l’occasion de déplacements internationaux, je voyais hisser nos couleurs nationales et j’écoutais jouer l’Abidjanaise, j’éprouvais à chaque fois la même émotion d’appartenir à cette terre d’hospitalité, ouverte aux autres, cette terre qui doit être pour l’ensemble de l’Afrique à la fois un modèle et un moteur.
Universalistes, nous sommes opposés aux idéologies qui prônent le repli sur soi, la fermeture, un nationalisme étriqué, la recherche permanente de bouc-émissaires qui seraient responsables de tous nos maux.
Nous laissons cela à ceux qui nous ont quittés. Nous savons pour notre part que la Côte d’Ivoire est depuis l’aube des temps une terre de brassage, un pays d’accueil. C’est un pays de convergences. C’est ce carrefour de cultures qui fait notre richesse. La Côte d’Ivoire doit rester ce pays ouvert et fraternel.
Universalistes, nous sommes déterminés à imprimer notre marque dans notre environnement régional et continental.
Demain, la Côte d’Ivoire doit davantage encore, être le moteur de l’intégration ouest-africaine car certaines questions exigent une mise en commun des énergies de tous. Une monnaie commune, un grand marché commun, c’est davantage de sécurité pour les investisseurs, ce sont des débouchés supplémentaires pour nos produits. C’est la capacité pour nos entreprises de mieux se déployer. C’est la possibilité démultipliée pour notre pays de passer de l’économie agricole à l’ère de l’industrialisation, avec l’émergence de champions nationaux auquel l’Etat doit apporter son soutien, à travers la mise en place d’un fond souverain, dédié au financement d’investissements structurants.
Universalistes, nous sommes partisans d’une Union africaine non pas chimérique, non pas fantasmée, non pas illusoire, mais construite pas à pas autour du principe de subsidiarité.
Chaque question doit être réglée au bon niveau, du continent parfois, de la sous-région ouest-africaine lorsque c’est nécessaire, au niveau national souvent mais aussi au niveau de nos régions et même de nos villages.
Humanistes, universalistes, chers camarades, cela porte un nom, celui de la social-démocratie.
Nous sommes résolument sociaux-démocrates. La social-démocratie, c’est le socialisme du XXIème siècle, une idéologie moderne, ancrée dans l’économie sociale de marché. Une idéologie conquérante, au pouvoir chez nombre de nos voisins africains et qui vient de remporter une belle victoire en Allemagne avec nos camarades du SPD. C’est un projet qui ne laisse personne au bord de la route, qui refuse les inégalités scandaleuses, sources d’instabilité, de violence et de crise.
Nos camarades de la grande famille social-démocrate, dignement représentée à l’occasion de notre congrès, ont témoigné à travers les messages que nous avons écoutés ensemble, de la confiance qu’ils placent en nous ; cette confiance que nous avons en nous-même ; cette confiance qu’il nous appartient désormais de transformer dans un contexte nouveau de décrispation et de recomposition.
Oui, après trente ans de soubresauts, trente ans de violences et de morts, le temps de la décrispation est désormais devant nous.
Il y a urgence. Urgence parce-que la Côte d’Ivoire est confrontée à d’autres dangers plus graves encore, cette menace terroriste latente mais chaque jour un peu plus précise, désormais à nos portes et parfois sur notre sol, cette menace terroriste qui est en train de déstabiliser toute la sous-région ouest-africaine. Nous tenons à exprimer notre compassion et notre solidarité aux peuples frères durement touchés par ce fléau.
Ce péril djihadiste exige le rassemblement de toutes les bonnes volontés. Il impose le dépassement et l’unité.
Face à cette menace, nous en appelons à une union sacrée du peuple de Côte d’Ivoire.
Nous le savons bien : les lignes de fractures de la vie politique ivoirienne ne correspondent plus à la réalité des positionnements ; une recomposition est en cours.
Le moment est venu pour les forces politiques qui placent au-dessus de toute considération la construction d’une nation ivoirienne apaisée, fraternelle et ouverte, de se retrouver. Je lance un appel à cette recomposition sur une base claire et exclusive : défendre l’intérêt de la Côte d’Ivoire, bâtir un partenariat politique autour de la réconciliation nationale, de la cohésion sociale et de la démocratie, conditions de la stabilité politique et du progrès.
Chers Camarades, dans les combats à venir, le Front Populaire Ivoirien ne peut pas et ne doit pas demeurer isolé.
Les défis qui nous attendent sont multiples : élections régionales, municipales, puis reconquête du pouvoir d’Etat en 2025.
Mobilisons-nous dès maintenant pour assurer la victoire. Notre victoire ; la plus belle des victoires ; la victoire d’une Côte d’Ivoire unie, démocratique et prospère.
Vive le FPI !
Vive la démocratie !
Vive la Côte d’Ivoire !
Je vous remercie.
FRONT POPULAIRE IVOIRIEN (FPI) 6ème CONGRES EXTRAORDINAIRE DISCOURS D’OUVERTURE DU PRÉSIDENT DU FPI, PASCAL AFFI N'GUESSAN
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Rêve sur monsieur Patrick Achi qui va peut-être disparaitre

Publié le par Akeulette

Ce rêve, je l'ai fait en octobre dernier. J’etais à une fête attié. Je voyais les gens danser au son de la musique de cette region. Au puis, tout à  coup, j’entends les gens  qui etaient autour de moi prononcer le nom de monsieur Patrick Achi. Ils disaient: “ Patrick Achi, Patrick Achi, Patrick Achi”! Comme si ces gens voulaient que je cherche des infos sur ce monsieur. Alors je me suis mise à  faire des recherches sur Google dans le rêve sur ce monsieur, mais aucune information n’apparaissait sur lui.

Fin du rêve

Mon interpretation de ce rêve, est que, peut-être que, monsieur Patrick Achi  disparaîtra!

Peut-être politiquement ou physiquement parceque nous n’aurions plus de ses nouvelles, raison pour laquelle, je n’arrivais pas à trouver des informations sur lui sur Google!

 

 

 

 

 

 

 

Rêve sur monsieur Patrick Achi qui va peut-être disparaitre
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Pris sur le Net: La famille OUATTARA à la conquête du NORD pour l’après OUATTARA à travers le repli identitaire drappé dans une mise en orbite de nouveaux cadres du septentrion ivoirien

Publié le par Akeulette

"La famille OUATTARA à la conquête du NORD pour l’après OUATTARA à travers le repli identitaire drappé dans une mise en orbite de nouveaux cadres du septentrion ivoirien ( série de textes - partie 1 )

Bien que littéraire, j’ai toujours eu une démarche scientifique dans mon approche. Pour le profane, ça va sonner antinomique. Mais avec une simple base philosophique bien accomplie, on comprendra non seulement que la philosophie est la mère de toutes les sciences, mais que je soumets mes exercices à la lumière des faits pour qu’il n’échappe guère à l’implacable vérification pour me confondre ou me conforter.

Ceci dit, ce que je vais publier hic et nunc sur les méthodes de la OUATTARIE, n’échappera pas à l’assertion précédente. Il vous est loisible de vérifier, revérifier mais je prends le pari qu’à la fin, j’aurais raison comme bien de fois antérieurement. Je ne vous demande pas de me croire. La démarche scientifique sait en faire fi. Je ne vais proposer qu’un modèle explicatif complet sur la réalité des modi operandi du clan OUATTARA qui se substitue à l’Etat au grand dam des fondements républicains. Le petit royaume Ouattara qui veut asservir la Côte d’Ivoire

1- La fabrique de nouveaux leaders plus malléables

Le vent des dernières législatives a failli mettre en exergue la brutalité de cette méthode. Au nom d’une prétendue vitalité du parti RHDP, des candidatures ont été suscitées un peu partout dans les bastions acquis contre des cadres qu’on estimait devenus un peu trop populaires et indépendants. C’est le cas de Abdallah Mabri TOIKEUSSE à l’ouest. Ce dernier qui n’était pas dans les plans de Ouattara pour la succession, n’a en effet jamais eu la confiance du clan présidentiel. Non seulement il est dit de lui comme ça se dit couramment entre quatre murs, « on ne peut faire confiance à un Yacouba ». En plus, il avait eu l’outrecuidance de dire un non certes pas courageux mais qui avait le mérite d’être un non quand même au choix de Amadou Gon Coulibaly qu’il n’estimait pas consensuel. Même si les choses se sont un peu calmées avec lui, son leadership est finalement contesté à l’ouest avec un Vagondo DIOMANDÉ qui à cause de ses origines mixtes, peut constituer un trait d’union entre les Mandés du Sud et les Mandés du Nord et ainsi rendre la tâche difficile à l’héritier de Robert GUÉÏ qui croyait naïvement que Alassane OUATTARA avait digéré l’entourloupe du Général à l’époque du putsch de 1999. « C'est une erreur de croire que, chez les grands personnages, les services nouveaux fassent oublier les anciennes offenses. » dit Machiavel.

Le rôle de Vagondo s’étend aussi à l’expansion impériale de l’Union du Grand Nord en vue de 2025 ; le grand groupe mandé s’il s’y prend bien avec de l’argent, peut s’unir et faire partie intégrante du Nord surtout qu’à l’est, Adjoumani s’y refuse.

Sidiki KONATÉ

Les ivoiriens sont tellement friands de turlupinades qu’ils avaient cru qu’un pasteur les jours pairs, influenceurs les jours impairs, grossier à souhait avec pour terrain de jeu favori le sexe féminin injurié, crapule vivante, aurait pu jouer sur l’avenir d’un ministre. Le naturel concupiscent de ce peuple avait fait oublier que quelques semaines plutôt lors des législatives, Sidiki KONATÉ s’était indigné publiquement et vertement que le « petit frère du Président, Photocopie finance son chargé de missions qui lui à son tour finance des indépendants pour venir le combattre alors qu’il n’a rien fait de mal au parti et qu’il y a assez fait ses preuves. » Casus Belli ! Il a été chassé comme un malpropre pour ses bons et loyaux services. Alassane OUATTARA lui-même avait été clair auparavant ; celui qui perd les législatives débarrasse le plancher. Mais quelle est la logique qui veut que Sidi Tiemoko TOURÉ sévèrement battu à Beoumi reste au gouvernement alors que Sidiki KONATÉ qui a eu malgré tout une victoire éclatante contre les indépendants internes financés par le RHDP et l’opposition mobilisée, en sorte ?

En réalité, il est jugé imprévisible malgré toute sa bonne foi démontrée. Ils se demandent si son Soroïsme l’a quitté lui qui n’a jamais insulté publiquement son ancien Patron comme le font les nouveaux transfuges de la sphère Soroïste pour exister.

TOURÉ Alpha Yaya

Le sulfureux député qui traîne la réputation d’être un opportuniste qui évolue au gré de ses tiraillements stomacaux. Avec fracas, ce quart-lettré a quitté Guillaume SORO et a été brandi comme un trophée lors du mercato politique. Puissant laudateur digne des plus grands griots, il évoluait au sein de la formation politique présidentielle à coup d’atalakus et d’irrévérences aux opposants. Ce qu’il a dit hier ne compte pas. C’est ce qu’il dit aujourd’hui qui est parole d’évangile mais en tout cas il a été honnête dans son affaire de RHDP même s’il ne comprend pas aujourd’hui la sommation de Amadou SOUMAHORO qui veut qu’il choisisse entre son poste de député et ses affaires parce qu’ils se sont rendus compte seulement maintenant que c’est interdit dans la constitution. Mais qui comprend que le sort de ce jeune député était scellé par Bruno Nabagné KONÉ, l’autre beau-fils présidentiel qui avait préféré Maférima DIARRASSOUBA à ce trublion qu’on ne maîtrise pas vraiment. Maferima est déjà DG de la SDPC. Yaya est maître dans sa zone où il n’y a pas d’enjeu au profit de l’opposition. Quelle était l’urgence de la faire sauter ? Alpha le sait et ça se dit : « qui a trahi trahira. laudateur hier, pourfendeur aujourd’hui. pourfendeur aujourd’hui, laudateur demain »

Mariam TRAORÉ

La députée de Tingrela semble maintenant très intéressée par la bonne qualité des maquillages. On ne l’entend plus féroce ni politiquement ni dans les injures sous les pagnes. Elle a tellement tout donné à ce parti qu’elle ne comprend pas que Tazéré Célestine OLIBÉ soit nommée Présidente du caucus des femmes députées. Celle-là même qui dans un passé récent était d’un Soroïsme Indécrottable. Mieux et plus grave, la députée sait que son image vulgaire internationalement reconnue ne colle plus avec l’image policée du camp présidentiel. Elle surjoue mais sait très bien que l’indépendant contre elle, poussé par la direction du parti, qui avait même le culot d’organiser des marches contre elle, n’est pas une petite affaire. On voulait la zigouiller parce que l’image du « gentleman » OUATTARA ne colle pas avec les « ibks ». Ou bien ça colle ? "

#KD

Ps: Ce que dit l'auteur de ce texte est véridique  ! Si Le Seigneur ne délilivre pas la Côte  d'Ivoire d'ici- là, comme promis, ce sort sera réservé  malheureusement à la Côte d'Ivoire!!! Mais  comme d'habitude la plupart des Ivoiriens n'y voient que feu.

Exemple le texte de cet internaute:

"Honnêtement, ça ne devrait pas déranger si les cadres d'une région se mettent en association pour œuvrer au développement de leur région au sens large du terme, tant que cela rentre dans le cadre légal. Je ne vois pas de problème avec l'Union du Grand Nord. Mais il faudrait éviter de dire que seulement ceux qui ont un nom à consonance nordiste devraient être membres, parce que cela ne repose sur aucune valeur républicaine. Quelqu'un peut être du Nord sans avoir un nom à consonance nordiste , car consonance nordiste n'a aucune définition objective réelle. Si on a des Touré qui sont ressortissants de Gagnoa parce qu'établis à Gagnoa, alors on peut avoir des Kouassi ressortissants de Korhogo, parce qu'établis à Korhogo."

Mais, il a recu une réponse trés intélligente.

"Au premier palier, je te comprends Vp. Oui les cadres d'une même localité, voire d'une même région, peuvent se regrouper en association. Mais là où ça se grippe, c'est lorsque les initiateurs obligent des cadres d'autres régions à intégrer avec toutes sortes de pressions. Nous avons entendu les audios du ministre Adjoumani. C'est là que le bas blesse."

 

Pris sur le Net: La famille OUATTARA à la conquête du NORD pour l’après OUATTARA à travers le repli identitaire drappé dans une mise en orbite de nouveaux cadres du septentrion ivoirien
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Francs-maçons : comment Justin Koné Katinan, proche de Gbagbo, a réintégré les Impôts: Par Jeune Afrique

Publié le par Akeulette

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Mis à jour le 11 novembre 2021 à 14:49

Après plus de dix ans d’exil, l’ancien ministre ivoirien du Budget et porte-parole de l’ancien président s’est appuyé sur ses réseaux pour reprendre du service à la direction générale du Fisc.

Après plus de dix ans d’exil, l’ancien ministre ivoirien du Budget et porte-parole de l’ancien président s’est appuyé sur ses réseaux pour reprendre du service à la direction générale du Fisc.

Fin octobre, Justin Koné Katinan [franc-maçon], le deuxième vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), la nouvelle formation de Laurent Gbagbo, a regagné les rangs de la direction générale des impôts.

Cette réaffectation a été formulée conformément aux accords secrets signés entre le gouvernement et les anciens exilés.

https://www.jeuneafrique.com/1264403/politique/francs-macons-comment-justin-kone-katinan-proche-de-gbagbo-a-reintegre-les-impots/

Francs-maçons : comment Justin Koné Katinan, proche de Gbagbo, a réintégré les Impôts: Par Jeune Afrique
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Côte d’Ivoire: des centaines d'entreprises exigent de l’État le paiement de 3 ans de factures: Par RFI

Publié le par Akeulette

Texte par : RFI

Publié le :

En Côte d’Ivoire, plus de 260 entreprises exigent le paiement de leurs factures par l’État, cumulées depuis trois ans, affirment-t-elles. Ces sociétés spécialisées dans le secteur du bâtiment et des travaux publics avaient été sollicitées dans le cadre des Programmes d’entretien routier, pour la rénovation de nombreuses voies. Elles exigent le versement de leur dû avant la fin de l’année, par crainte de mettre la clé sous la porte.

Avec notre correspondant à Abidjan, Sidy Yansané

D’après le Collectif des petites et moyennes entreprises engagées dans les Programmes annuels d’entretien routier, 264 PME réclament à l’État ivoirien le paiement de près de 300 millions d’euros pour des chantiers lancés à partir de 2018.

Ces sociétés ont été sélectionnées sur appel d’offres pour des travaux de reprofilage des routes et d’autres ouvrages d’urgence, comme l’aplanissement de pistes à travers le territoire, ainsi que des travaux liés aux déplacements du chef de l’État à l’intérieur du pays.

Mais si certaines entreprises ont pu bénéficier d’une avance, le président du Collectif des PME, Bertin Oria, précise que le gros des factures est toujours en attente de règlement au Fonds d’entretien routier, structure publique qui finance les différents programmes.

La situation a conduit les patrons à mettre des employés au chômage technique, certains craignant même de cesser définitivement leurs activités.

Selon l’Agence de gestion des routes qui supervise les Programmes d’entretien routier, ce retard de paiement s’explique en partie par le Covid-19. Son directeur général, Fabrice Coulibaly, précise que la pandémie a provoqué un report des travaux, mais aussi que certaines PME n’ont pas respecté le cahier des charges.

Il assure qu’un audit, actuellement en cours, arrive bientôt à son terme et permettra la mise en place d’un plan pour résoudre le problème.

La semaine dernière, le ministère de l’Équipement et de l’Entretien routier a ouvert le dialogue avec ces PME, qui espèrent recevoir leur dû avant la fin de l’année.

 

 

https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211108-c%C3%B4te-d-ivoire-de-centaines-d-entreprises-exigent-%C3%A0-l-%C3%A9tat-le-paiement-de-trois-ans-de-factures

Côte d’Ivoire: des centaines d'entreprises exigent de l’État le paiement de 3 ans de factures: Par RFI
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Procès Bygmalion : Nicolas Sarkozy condamné à un an de prison ferme: Le Monde avec AFP et Reuters

Publié le par Akeulette

L’ancien président a été reconnu coupable du « financement illégal » de sa campagne présidentielle de 2012. La peine sera aménagée en détention à domicile sous surveillance électronique.

Le Monde avec AFP et Reuters

Publié le 30 septembre 2021 à 12h14 - Mis à jour le 30 septembre 2021 à 18h23

 

C’est à nouveau l’heure du jugement pour Nicolas Sarkozy. L’ancien président de la République était pourtant absent, jeudi 30 septembre, lorsque le tribunal correctionnel de Paris l’a condamné à la peine maximale d’un an de prison ferme pour le financement illégal de sa campagne pour la présidentielle 2012, dans l’affaire Bygmalion. « Le président Sarkozy, avec qui je viens de m’entretenir au téléphone, m’a demandé de faire appel, ce que je vais faire immédiatement », a déclaré son avocat, Thierry Herzog, à la sortie de la salle d’audience.

La peine est supérieure aux réquisitions du parquet, qui avait demandé une peine d’un an de prison, dont six mois avec sursis. Elle sera néanmoins aménageable en détention à domicile sous surveillance électronique. Mais l’ancien président de la République ne portera pas de bracelet électronique jeudi soir, puisque le tribunal n’a pas demandé, comme il aurait pu le faire, l’exécution immédiate de la peine prononcée et son aménagement.

Il s’agit de la deuxième condamnation pour Nicolas Sarkozy : il avait été condamné le 1er mars à trois ans de prison (dont un an ferme) pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire dite « des écoutes ». Il a fait appel de cette condamnation.

Il « a poursuivi l’organisation de meetings », après avoir été « averti par écrit du risque de dépassement » du plafond légal, a rappelé la présidente de 11e chambre correctionnelle Caroline Viguier. « Ce n’était pas sa première campagne, il avait une expérience de candidat », a poursuivi la magistrate.

La « désinvolture » de l’ancien président

Nicolas Sarkozy n’était jugé que pour « financement illégal de campagne » – pour lequel il encourait un an d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende –, mais il a « incontestablement » bénéficié de la fraude, disposant de moyens bien supérieurs à ceux que la loi autorisait : au moins 42,8 millions au total, soit près du double du plafond légal à l’époque.

Contrairement à ses coprévenus, présents tous les jours, Nicolas Sarkozy n’est venu à l’audience que pour son interrogatoire. Une façon de se placer « au-dessus de la mêlée » qui a ulcéré le parquet. La « totale désinvolture » de celui qui « ne regrette visiblement rien » est « à l’image de la désinvolture dans sa campagne », avait lancé la procureure Vanessa Perrée.

Nicolas Sarkozy avait, lui, tout nié en bloc. « Une fable ! », s’était-il emporté à la barre. Sa défense avait plaidé la relaxe. « Il n’a signé aucun devis, il n’a signé aucune facture, il a accepté toutes les restrictions qu’on lui a demandées. Il est loin d’être un candidat hystérique, insatiable », avait mis en avant son avocate Me Gesche Le Fur.

De deux ans à trois ans et demi de prison pour les coprévenus

Treize autres prévenus – anciens cadres de l’agence de communication Bygmalion et de l’UMP, experts-comptables – étaient poursuivis pour « faux », « usage de faux », « abus de confiance » ou « escroquerie », des délits passibles de trois à cinq ans de prison et 375 000 euros d’amende.

Guillaume Lambert, qui fut le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, a été condamné pour escroquerie et complicité de financement illégal de campagne électorale à trois ans et six mois de prison dont deux ans avec sursis. Pour les mêmes charges, Philippe Briand, ex-président de l’association de financement de la campagne, a été condamné à deux ans de prison dont un an avec sursis.

Les deux hommes ont participé à toutes les réunions hebdomadaires qui ont permis de mettre en place à partir de mars 2012 le processus frauduleux et de le valider collectivement, a estimé la présidente du tribunal.

Jérôme Lavrilleux, ancien directeur adjoint de la campagne présidentielle de 2012, a pour sa part été reconnu coupable d’abus de confiance, de complicité d’escroquerie et de financement illégal de campagne électorale et condamné à trois ans de prison dont un an avec sursis, assortis d’une peine d’inéligibilité de trois ans.

De son côté, Franck Attal, responsable de la société d’Event & Cie chargée de l’organisation des meetings, a été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis, et à une amende de 100 000 euros pour complicité de faux, d’usage de faux, d’escroquerie et de financement illégal de campagne électorale.

https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2021/09/30/proces-bygmalion-nicolas-sarkozy-condamne-a-un-an-de-prison-ferme_6096593_1653578.html

Procès Bygmalion : Nicolas Sarkozy condamné à un an de prison ferme: Le Monde avec AFP et Reuters
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CHANTAGE OU PROPOSITION ? Par: Arsene Touho

Publié le par Akeulette

Rappel nécessaire

- Le 4 janvier 2020, à l'occasion de leur rencontre, Affi Nguessan remet à Laurent Gbagbo un document où il est mentionné aux points 12 et 13 : "Les deux parties conviennent de l'élection du président LG à la présidence du FPI. La première vice présidence sera assurée par le président Affi Nguessan [...] En attendant, le retour définitif du président LG en CI, l'intérim sera assurée avec les pleins pouvoirs par le président Affi Nguessan".

Pour Laurent Gbagbo, c'est un chantage qui justifie son attitude vis-à-vis d'Affi Nguessan.

Y a-t-il chantage ou offense ici ?

La réponse à cette question dépend de deux choses : 1. De la nature de la rencontre ; 2. des lunettes avec lesquelles l'on regarde la demande d'Affi.

1. La nature de la rencontre : il s'agissait d'une rencontre de sortie de crise entre deux personnalités du FPI que chaque camp considérait comme le président. Donc une rencontre de dialogue entre 2 protagonistes et non une rencontre de redition entre un souverain vainqueur et un vassal vaincu. D'où chacun est fondé à faire des propositions selon ses aspirations à lui.

2. Les lunettes : si on regarde une telle demande avec des lunettes de démocrate, on verra une proposition faite par son adversaire; si on regarde avec des lunettes du vénérable père fouettard, on verra un chantage ou une offense.

ET POURTANT

1. 7 jours seulement auparavant, (lundi 2 août 2021) LG déclarait : "le préalable de la démocratie c'est qu'on ne soit pas d'accord. Parce que la démocratie permet d'exprimer son désaccord avec un point de vue autre que ce que pense l'autre. Et on en a le droit". Pourquoi donc LG ne considère pas la demande d'Affi comme l'expression d'un simple point de vue discutable et choisit de le percevoir comme un chantage ?

2. Statuts du FPI : article 5, "le FPI consacre, conformément au principe de la liberté d'expression, l'entière liberté de discussion en son sein". Quel est donc ce fondateur d'un parti politique démocrate, fondé sur les libertés, qui se montre imperméable à la discussion, cadre par excellence d'expression des opinions ?

3. Statuts du FPI : article 90, "en cas de vacances du pouvoir par démission ou empêchement absolu du président, l'intérim est assuré par le 1er vice-président". Si LG reprend sa chose et qu'il est bloqué à la CPI, n'y a-t-il pas là un vide statutaire qui fonde Affi à proposer la solution statutaire de suppléance prévue par l'article 90 ? Maintenant si c'est les "pleins pouvoirs" qui le dérangent tant, la discussion ne donnait elle pas à LG la possibilité de récuser cette partie et d'obtenir par exemple une vice présidence avec des "pouvoirs délégués" ?

LE VRAI CHANTAGE

4. C'est quand une rébellion qui a assassiné Boga Doudou, assassiné les 50 gendarmes de Bouaké, demande le poste de Ministre de la Défense et que LG accepte pcq ils savent qu'il n'a pas le choix ;

5. C'est quand, suite à l'accord de Ouagadougou, le chef de la rébellion demande, en guise de désarmement, à intégrer plus 2000 combattants dans l'armée et dans la police (désarmer en armant looolll) et que LG accepte pcq ils savent qu'il veut rester président ;

6. C'est quand un ministre Rebelle se présente toutes les semaines devant LG pour lui demander de l'argent pour aller l'insulter aux meetings dans son village, et que LG sachant cela, ordonne chaque fois en souriant "donnez-lui 2 millions là bas", pcq ce ministre sait qu'il ne doit pas sa place au gouvernement à Gbagbo.

QUESTIONS

7. Quand LG demandait à Houphouet Boigny d'instaurer le multipartisme pour que d'autres partis politiques viennent contester le règne paisible du PDCI RDA, c'était un chantage ou bien c'était pour démocratiser la CI ?

8. Quand LG, Chef suprême des armées, demandait le recomptage des voix en 2011 pendant que l'armée continuait de faire la guerre, c'était un chantage fait à la communauté internationale ou bien c'était une proposition pacifique de sortie de crise ?

9. Quand LG demande à Alassane Ouattara (pouvoir exécutif) de libérer des prisonniers que la justice (pouvoir judiciaire) poursuit, en disant que ceux-ci doivent être libres pcq lui il est libre, c'est un chantage au principe démocratique de la séparation des pouvoirs ou bien c'est une proposition de decrispation en vue de la réconciliation ?

LA VRAIE OFFENSE D'AFFI NGUESSAN

C'est d'avoir manqué de se présenter à LG en se prosternant pour se confesser : "père, ton fils naguère indigne est de retour ; fais de moi ce que tu veux". Que LG sache qu'en 2021, y a encore des gens qui font ça (photo 1). Mais y a aussi des gens qui ne feront jamais ça.

 

 

 

 

 

 

CHANTAGE OU PROPOSITION ?  Par: Arsene Touho
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Rêve du 14 aout 2021 sur le president GBA.GBO avec des sourcils epilés!

Publié le par Akeulette

Dans ce rêve, je vois le president GBA.GBO, tout rajeuni, sans cheuveux blancs. Il avait les sourcils epilés, assis devant un  grand cahier avec un stylo à la main comme sur cette photo avec le president AFFI, c’etait comme s’il s’appretait a signer ce grand cahier.

Fin du reve

Voici mon interprétation, je pense que ce reve veut nous dire que le president GBA.GBO va essayer d’ameliorer son image après tout ses actes manqués depuis son arrivée  en Cote d’ivoire!

Voici d’autres explications que j’ai trouvé sur le net:

“Rêver de s'épiler les sourcils signifie que vous cherchez à améliorer votre image aux yeux des autres. Vous voulez paraître plus fin, plus subtil, alors que vous avez un côté rustre en vous .

 

“Épiler ses sourcils : - SOURCILS - Action positive pour avoir un meilleur jugement tant que les sourcils restent bien dessinés et qu'ils respectent la forme initiale. L'épilation, dans ce contexte, peut se traduire par avoir une vision plus claire sur les choses et les gens.

Rêve du 14 aout 2021 sur le president GBA.GBO avec des sourcils epilés!
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PASCAL AFFI N'GUESSAN: PROPOS LIMINAIRES DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRESIDENT DU FPI

Publié le par Akeulette

PROPOS LIMINAIRES DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRESIDENT DU FPI

CRISE AU SEIN DU FPI : ANALYSE DE LA DECISION DE CREATION D’UN NOUVEAU PARTI PAR LAURENT GBAGBO

14 AOUT 2021

Mesdames et messieurs les journalistes de la presse nationale et internationale.

Je vous remercie d’avoir répondu nombreux à notre invitation et de l’occasion que vous nous offrez ainsi d’analyser avec vous les évènements majeurs de l’actualité politique nationale et de faire connaitre à l’opinion notre position, notamment à propos de la décision prise par le Président Laurent GBAGBO, le 9 août 2021 d’abandonner la bataille qu’il mène depuis dix (10) ans contre le FPI et de « … créer un autre parti avec le même contenu ».

Avant tous propos, je voudrais au nom du FPI et à mon nom personnel souhaiter la bienvenue sur sa terre natale au Président Laurent GBAGBO. Lui exprimer toute notre compassion pour tant de souffrances endurées durant ces longues années. En même temps que notre fierté pour le triomphe de la vérité et pour son acquittement.

C’est l’occasion d’adresser nos vives félicitations et notre reconnaissance à toute l’équipe des avocats du Président Gbagbo et du Ministre Charles Blé GOUDE pour les efforts hors du commun déployés pendant toutes ces années afin de faire éclater la vérité et triompher le Droit.

Nos remerciements s’adressent en particulier à la population ivoirienne qui a vécu aux rythmes des péripéties de cette longue procédure judiciaire, à la Diaspora ivoirienne partout où elle se trouve pour avoir battu le pavé ces dix dernières années en vue de faire barrage à l’injustice, à tous les anonymes qui ont vécu dans leur chair chacun à son niveau cette grave injustice faite à un homme et à son pays.

S’il avait permis de nous rencontrer, j’aurais exprimé de vive voix au président Laurent Gbagbo notre joie de retrouver parmi nous le compatriote, le compagnon de lutte, le fondateur du FPI. Malheureusement, depuis son retour en Côte d’Ivoire, mes demandes d’audiences en vue de lui souhaiter la bienvenue et de lui donner les nouvelles du pays et du parti sont restées sans suite.

Le 9 août 2021, devant un parterre de cadres de la dissidence regroupés au sein d’un prétendu ‘’Comité Central’’, le Président Laurent GBAGBO a parlé ; certainement trop parlé. Trop, non pas à cause de la longueur du temps de parole ou du flot de sujets abordés, mais en raison du caractère désastreux du discours tant dans sa forme, dans le fond, que de son empreinte historique.

Dans la forme, « le père de la démocratie ivoirienne » nous a fait vivre un scénario digne des dictatures du siècle passé : le monologue du Timonier, ponctué d’applaudissements orchestrés, suivi d’une déclaration écrite d’avance, pour chanter ses louanges, célébrer son génie et réaffirmer l’indéfectible attachement de son peuple. Les soi-disant « membres du Comité Central » n’ont pas eu droit à la parole. Leur opinion sur la grave décision que le président GBAGBO leur demande de prendre importe peu.

Dans le fond, le discours a choqué de nombreux militants et démocrates par son caractère mesquin, méprisant, égocentrique et patrimonial.

Laurent GBAGBO reconnait implicitement qu’il n’est pas le président du FPI, en décidant d’aller créer un autre parti, de « ne pas s’engager dans une bataille juridique » et de « contourner la pierre ».

Pourquoi pendant sept (7) ans s’est-il donc prévalu de ce titre pour semer la confusion au sein de l’opinion, entretenir cette crise de leadership, endosser des déclarations en cette qualité, entretenir sur le terrain des structures parallèles illégales qui utilisent les symboles du parti et organisent des manifestations sans la caution du parti. Il a causé au FPI un grave préjudice moral et politique, aussi bien à son image, à sa crédibilité qu’à ses résultats électoraux. De son fait notre parti est aujourd’hui affaibli.

GBAGBO a choisi la rupture, le schisme. C’est son choix. Nous ne l’avons pas voulu. Nous avons tout fait pour l’éviter. Il en porte la responsabilité politique, la responsabilité morale, la responsabilité totale, la responsabilité exclusive devant nos militants, nos concitoyens, et devant l’histoire.

Mais en rompant le lundi 9 Août avec le FPI, le Président GBAGBO a finalement pris la mesure de l’impasse politique personnelle dans laquelle il se trouvait en opposant à la légalité une soi-disant légitimité autodécrétée, autoproclamée. Il a pris acte d’une réalité qui s’impose à lui : désormais présent en Côte d’Ivoire, il lui serait de plus en plus difficile d’agir par procuration, de jouer à cache-cache avec le « caillou » de la loi. Le caillou l’a fait pannnn !

Cette rupture, Laurent Gbagbo l’a actée avec ses arguments et ses mots à lui : un mélange de d’égocentrisme, de faits falsifiés pour m’exposer à la vindicte publique et de dédain pour ma personne.

Laurent GBAGBO affirme qu’il a décidé de me combattre à cause de mes « louvoiements », c’est-à-dire de mes hésitations, tergiversations, indéterminations. Il dit « j’étais en prison à La Haye, quand j’ai appris ses louvoiements (…). Quand les camarades en ont eu marre de ses louvoiements, ils m’ont appelé pour me dire (…) il faut être candidat au Congrès et puis on va lui arracher le parti. (…) c’est comme ça que j’ai appelé Assoa Adou pour lui dire va faire ma campagne, il (AFFI) a compris que c’était pour être enlevé, donc il a annulé le congrès. (….). Donc j’ai compris définitivement que ce monsieur, lui aussi était définitif dans son choix d’aller ailleurs. Je dis bon, c’est donc un autre combat, une autre lutte qui s’ouvre devant nous. »

Ainsi, informé de mes louvoiements par ses camarades, Laurent GBAGBO a décidé de m’arracher le parti sans même chercher à m’entendre, sans me donner l’occasion de m’expliquer et de me défendre. Comment pouvait-il se faire une opinion objective du dossier s’il refuse d’écouter l’autre partie ? Pourquoi une telle attitude ? Quel est ce modèle de leadership ? Cette attitude qui est loin d’être isolée renseigne sur la gouvernance de l’Etat sous l’ère GBAGBO et les raisons du drame du 11 avril 2011.

Il dit en outre avoir appelé Assoa Adou alors en exil à Accra pour être son directeur de campagne. Et pourtant il s’est gardé de faire expressément acte de candidature laissant le soin à quatre (4) Secrétaires Généraux de Fédération initiateurs de l’Appel de Mama, de déposer devant le Comité de Contrôle, non pas un dossier de candidature, mais une proposition de candidature sans la demande manuscrite du candidat exigée par le Comité de Contrôle.

Toutes ces années, j’ai usé de tous les moyens pour le rencontrer afin de trouver avec lui, une issue à la crise, sans succès. Et pourtant régulièrement, il recevait les animateurs de la dissidence, les confortant dans leur entreprise. Lorsque certains camarades me faisaient défection, il leur ouvrait grand la porte. A l’inverse, il refusait les demandes d’audiences de certains autres, des compagnons de lutte de longue date, parce qu’ils étaient proches de moi, les reniant parfois jusqu’après leur mort. Uniquement afin de faire le vide autour de moi.

A ma sortie de prison, mon engagement à remobiliser les militants en vue d’assurer la pérennité du parti a été présenté comme une volonté de « tourner la page de GBAGBO ». La poursuite du dialogue engagée par la direction intérimaire pendant que j’étais en prison pour apaiser l’environnement sociopolique et favoriser la résolution des problèmes que vivaient les militants du parti est devenue du jour au lendemain un acte de trahison et violemment condamnée.

On fait croire que j’ai un deal avec le régime, feignant d’ignorer le boycott du RGPH 2014, le boycott du referendum constitutionnel (2016), la marche de la colère (2017), la désobéissance civile (2020), ainsi que dans le rôle d’opposant politique toutes ces prises de position dans les meetings, conférences de presse, interviews, etc.

On m’a accusé d’avoir été reçu en secret par le président François HOLLANDE, alors que cette rencontre a réuni dans le grand salon de la résidence de France, tous les leaders de l’opposition : RPP (Laurent DONA Fologo) ; LIDER (KOULIBALY Mamadou) ; URD (Danièle BONI Claverie) ; UDCY (MEL Théodore) ; MNC (Appia KABRAN) ; FPI (AFFI N’Guessan, DANON Djédjé et Michel GBAGBO), etc.

Toutes ces années, j’ai laissé faire, j’ai toléré, guidé par un unique objectif : laisser une chance à l’unité du parti. J’ai subi les mensonges, les propos diffamatoires, les torrents de haine et de boue, colportés par ceux-là mêmes qui se réclamaient de lui. Toutes les manœuvres ont été employées.

Avec le temps, j’ai compris bien sûr les fondements de cette intransigeance. Ce n’est pas la justesse de mon action ni la pertinence de ma démarche qui étaient en cause. Cette attitude était dictée par une seule raison, cette même raison qui aujourd’hui conduit à la rupture : son refus de tolérer l’émergence d’un leadership autre que le sien ; et cela, même si cette autre personne l’a loyalement servi, l’a payé par moment de sa liberté ; cela même lorsque les circonstances politiques et la réalité de la situation l’empêchaient de fait d’exercer un leadership au quotidien.

Un argument, un seul a été évoqué par le président Laurent GBAGBO pour justifier sa décision de quitter le FPI et de fonder un autre parti : j’aurais pris le FPI en otage ; et je lui ferais du chantage. Comment ? Lui-même explique le crime de lèse-majesté que j’aurais commis au cours de la rencontre qu’il a bien voulu accepter de m’accorder le 03 janvier 2020 après plus de cinq (5) ans de vaines tentatives. « … il y a eu un premier tête à tête entre AFFI et moi (…). Il a parlé et il a sorti un document où il posait des revendications. Il posait des revendications le concernant, lui. C’est-à-dire s’il donne la présidence du parti, …. Lui il doit devenir premier Vice-Président, assurant l’intérim totalement. (…) Alors moi je l’écoutais. Je l’écoutais, on dirait que ce n’est pas du FPI qu’il s’agit.

Quand il a fini, j’ai appelé les Assoa Adou, je leur ai donné AFFI et puis je suis parti à la maison. Mais ma décision définitive était prise. Je dis on ne peut rien faire avec lui. (…) donc c’est à moi AFFI parle comme ça ? (…) Je dis bon ‘’un jour si Dieu le visite, peut-être qu’il laissera tomber sa proie. Mais il n’a pas changé. »

Devant les membres et partenaires de EDS, Laurent GBAGBO s’est fait plus agressif. « J’ai proposé de quitter le FPI et de laisser à AFFI N’Guessan, qui est venu prendre en otage notre parti que nous avons créé avec la sueur et les emprisonnements. Parce que nous l’avons nommé, il est venu prendre le parti en otage. Et il me donne des conditions (…) Moi ? (rires dans la salle). J’ai entendu beaucoup de blagues mais des blagues comme ça, je n’ai jamais entendu. »

Au moment de lever la séance, il adresse à ses auditeurs cette mise en garde : « Juste un dernier mot avant de nous quitter. En politique, il ne faut jamais faire du chantage, sinon on vous fait ce qu’on a fait à AFFI ».

Discours ahurissant pour sa suffisance, son cynisme et son archaïsme. Les Ivoiriens attendaient le retour de l’homme de Paix et du démocrate nourri aux valeurs du socialisme. Ils découvrent un Monarque qui se croit propriétaire du FPI « sa chose » dont il peut disposer à sa guise, nommant et renvoyant comme « gérant » qui il veut et quand il veut. Face à lui, les cadres du parti sont des obligés, c’est lui qui les a faits, les militants n’ont aucun droit et les textes du parti n’ont aucune importance.

Le FPI n’est pas une « chose ». C’est une organisation politique qui, d’après ses statuts « rassemble en une union volontaire, les femmes et les hommes épris de justice et de liberté, engagés contre toute forme de domination sur la Côte d’Ivoire et en Côte d’Ivoire ».

Il est vrai que l’histoire du FPI est inséparable de la lutte et du parcours politique de Laurent GBAGBO, mais c’est une grave erreur politique de réduire le parti à cette dimension et de nier le rôle moteur des cadres et militants du parti.

Pendant des années, ces femmes et ces hommes ont supporté la réprobation générale, l’ostracisme, les humiliations de toutes natures, les intimidations administratives, les pressions familiales et tribales, toutes sortes de blessures physiques, morales et psychologiques, pour donner une assise au parti, pour le faire grandir et accéder au pouvoir d’Etat avec Laurent GBAGBO. Laurent GBAGBO ne s’est pas fait lui-même. C’est nous tous qui l’avons fait. Il nous doit un minimum de respect et de considération.

Oui, très tôt le président GBAGBO m’a fait confiance et m’a appelé à ses côtés pour me confier d’importantes responsabilités. J’ai été son directeur de campagne en 2000 et son premier Premier Ministre à l’issue de notre victoire. Ces nominations étaient-elles justifiées ou non ? M’obligent-elles à la soumission aveugle ? Mes désaccords avec lui sur certaines questions peuvent-ils être considérés comme une marque d’ingratitude ?

Il sait comme moi que ce mot n’a aucune signification en politique. Dans ce domaine, « c’est l’homme qui fait l’homme » comme disent les Ivoiriens. Nous l’avons fait ; en retour il nous a fait. Il nous doit, nous lui devons. Dans ce domaine, les règles, les lois, les principes, dont le principe de nécessité, transcendent les sentiments personnels.

En conséquence, les décisions doivent être fondées sur des critères objectifs. C’est au nom de ces critères objectifs qu’en plusieurs circonstances, le Président Laurent GBAGBO m’a confié ces importantes missions. Il l’a fait non par complaisance, mais par intérêt, par nécessités politiques. J’ai quitté ces responsabilités quand d’autres nécessités plus grandes et d’autres critères objectifs se sont imposés. La générosité et l’ingratitude n’ont rien à voir dans ces affaires.

Au demeurant je me considère comme membre fondateur du FPI au même titre que tous ceux qui se prévalent de ce statut.

En 1986 quand je prenais contact avec Simone Gbagbo dans la clandestinité, le parti était en gestation et elle en était la première responsable ; pas quelqu’un d’autre. Laurent GBAGBO était en exil en France. Nous nous sommes rencontrés pour la première fois, en novembre 1988 à son retour en Côte d’Ivoire. J’étais depuis deux ans Secrétaire Général de la Base clandestine de l’Ecole Normale Supérieure des Postes et Télécommunication (ENSPT) ou j’assumais la fonction de Directeur des Etudes et des stages. Le FPI n’avait ni argent, ni postes ou avantages à distribuer, mais des épreuves à supporter et à surmonter. Au nom de mes convictions j’ai accepté ma part d’épreuves. J’ai tiré profit de ma position pour apporter au plan humain, matériel et financier, ma modeste contribution à la réinstauration du multipartisme et aux premiers pas du FPI. J’étais là au moment de la déclaration officielle de la naissance du parti.

Pendant quinze (15) ans (1986-2000), j’ai mené toutes sortes de missions d’implantation et d’animation du parti sur mes fonds propres, sans un sou de qui que ce soit. Physiquement, intellectuellement, moralement et financièrement j’ai donné au parti comme de nombreux cadres à travers le pays, grâce à qui le FPI est ce qu’il est aujourd’hui. Vouloir faire admettre que le FPI est la propriété privée d’un individu est une tentative d’escroquerie, une imposture.

Cette dérive autocratique était observable depuis notre accession au pouvoir en 2000, et particulièrement avec la crise de la rébellion armée de 2002. Progressivement le Président GBAGBO s’était éloigné du parti et de tout ce qui pouvait constituer une entrave à son pouvoir personnel. Parce que le FPI refusait de se taire dans la gestion de la crise, on a créé le CNRD pour tenter de l’étouffer. La LMP a été suscitée pour porter la candidature de Laurent Gbagbo à la place du FPI et pour marginaliser le parti et ses dirigeants dans la conduite de la campagne électorale de 2010.

Aujourd’hui Laurent GBAGBO quitte le FPI parce que le parti lui oppose et impose la démocratie, lui refuse l’idolâtrie et le culte de la personnalité. Alors il part pour se tailler un parti sur mesure. Il rêve de vampiriser le FPI et le réduire à une « enveloppe vide ». C’est faire injure aux militants du FPI que de penser qu’ils sont sans convictions, qu’ils sont des suiveurs.

Laurent Gbagbo nous oblige à choisir : entre l’autocratie et la démocratie. Entre le passé et l’avenir. Il nous demande d’abandonner l’héritage de tant d’années de lutte, de sacrifices et de victoires, et de le suivre dans une nouvelle aventure, pour sa seule gloire, à nos risques et périls.

J’appelle au rassemblement tous les militants du FPI, tous les courants d’opinion au sein du parti. Restons fidèles à nos convictions, à notre histoire. Faisons le choix de l’avenir.

Alors, je m’interroge avec vous. Qu’avons-nous fait de la confiance que les Ivoiriens nous ont accordée en 2000 ?

La réalité dans toute sa crudité est que nous avions le pouvoir et que nous avons perdu le pouvoir.

Ce n’était pas une fatalité.

On ne peut pas en attribuer la seule responsabilité aux autres.

Nous avons perdu le pouvoir parce que notre intelligence des situations, notre sens stratégique, n’ont pas été à la hauteur des défis auxquels nous étions confrontés.

Nous avons commis des erreurs de jugement, sur le désarmement, sur la Commission Electorale Indépendante.

Nous n’avons pas su entendre les appels à la vigilance et les discours de lucidité.

La victoire du président Gbagbo devant la CPI est une joie pour chacun d’entre nous. Qu’il soit désormais notre adversaire ne change rien à cela.

Mais si nous voulons aller de l’avant, nous ne devons pas nous méprendre. Il ne s’agit en aucun cas d’une réhabilitation de son action au titre de président de la République. Il ne ramène pas le Front Populaire Ivoirien au pouvoir. Il ne ressuscite pas davantage les morts. Il ne console pas les familles endeuillées. Et nous serions, les uns et les autres, très mal inspirés de considérer qu’il nous donne le droit d’être hautains, suffisants et de proposer aux Ivoiriens de replonger dans le même film d’horreur.

Ce n’est pas, ce ne sera jamais ma ligne et ma démarche.

Ma ligne et ma démarche sont celles de la renaissance de notre parti au service de l’alternance pour une nouvelle espérance. De ce point de vue, même si une rupture peut s’apparenter à une forme de deuil, elle comporte aussi une dimension libératrice puisque toute notre énergie sera désormais consacrée à ce projet que nous allons présenter aux Ivoiriens.

Si nous voulons reconquérir le pouvoir d’Etat, nous devons changer de logiciel.

Dans cette nouvelle page de l’histoire du FPI, nous sommes désormais dépositaires de l’héritage, de l’histoire, des valeurs de la gauche. La renaissance de notre parti passe par une modernisation de sa pensée, de son organisation, de sa gouvernance. Nous nous y emploierons. Nous saurons retrouver le fil interrompu de cette confiance dont les Ivoiriens nous ont autrefois honorés.

Dans ce combat pour l’alternance, je prendrai toutes mes responsabilités. Je les ai d’ailleurs toujours prises. Je continuerai de me battre pour les valeurs de démocratie et de progrès que nous avons toujours partagées.

Le Comité Central qui vient de se réunir a entériné la rupture. Il me met en mission désormais pour mener ce combat de la renaissance et de la modernisation du FPI, au service du progrès et de la démocratie en Côte d’Ivoire. La rupture a ceci de salvateur que nous consacrerons désormais notre énergie à l’essentiel.

Dans quelques semaines nous nous retrouverons lors d’un congrès extraordinaire. D’ores et déjà, chacun d’entre nous est en réalité en mission, pour décrypter, expliquer sur le terrain à nos concitoyens les enjeux de cette renaissance, pour remobiliser le Front Populaire Ivoirien, en vue de la reconquête du pouvoir en 2025.

Vive le Front Populaire Ivoirien pour une Côte d’Ivoire prospère, fraternelle et solidaire.

Je vous remercie pour votre écoute et suis maintenant à votre disposition pour répondre à vos questions.

 

 

 

PASCAL AFFI N'GUESSAN: PROPOS LIMINAIRES DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRESIDENT DU FPI
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