Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Amadou Gon a été plongé dans un coma artificiel selon le journaliste Vincent Hervouet de Europe1: Pris sur le net

Publié le par Akeulette

 

 

Pris sur le net: 

"Le journaliste Vincent Hervouet a révélé dans sa chronique matinale sur Europe1 que le premier ministre Amadou Gon COULIBALY a été placé dans le coma suite à sa rechute qui l’a reconduit à l’hôpital Pitié Salpetriere .


Selon le journaliste, son état de santé s 'est considérablement détérioré alors qu’il se trouvait à la Clinique Bizet pour suite des soins de rééducation cardiologique après la pose d’un stent sur ses artères coronaires.

 

Voici la preuve que nous sommes loin du pseudo contrôle médical pompeusement martelé par les officines médiatiques du gouvernement. Son état de santé est visiblement très critique et devrait l’empêcher de concourir à l’élection présidentielle de 2020 .

C’est un chamboulement de derniere minute qui suscitera inéluctablement des tensions dans la case des riverains des rizieres (RDR) qui sont désormais contraints de désigner son successeur ."

 

Amadou Gon a été  plongé dans un coma artificiel selon le journaliste Vincent Hervouet de Europe1: Pris sur le net
Partager cet article
Repost0

Publicité

A QUAND LA FIN DES ARRESTATIONS ET DÉTENTIONS ARBITRAIRES EN COTE D'IVOIRE? Affaire construction d’une école de lutte contre le terrorisme, les populations d’Audoin-Assandin disent Non et menacent, un chef et ses adjoints arrêtés: Par Afrisoir

Publié le par Akeulette

Le chef du village d’Audoin-Assandin, Alain Ackou et deux de ses collaborateurs ont été interpelés par la police ivoirienne le samedi 23 mai 2020. L’information a été donnée, par le 1er chef adjoint dudit village, Roland Bogui, lors d’une conférence de presse, à la chefferie d’Anono.

« Dès 6h du matin, des policiers armés sont allé interpeller, le chef Alain Ackou de son domicile dans la commune de Port-Bouët, comme un vulgaire bandit. Et ce, sans qu’un mandat d’arrêt ne lui soit signifié. Il a été arrêté avec Aron Djeket, doyen d’âge de la génération Tchagba d’Audoin-Assandin et Théophile Mambey, président de la commission foncière », a expliqué Roland Bogui. A en croire le conférencier, les personnes arrêtés sont accusés d’usurpation de titre, de menaces de mort, d’escroquerie, de complot contre l’autorité de l’État.

« Ces accusations contre nos chefs sont archifaux. Leur arrestation est plutôt due au fait qu’Alain Ackou et ses collaborateurs ont refusé l’expropriation de nos terres. Ils ont été arrêtés sur plainte de Blanchard Logon, l’ex chef du village de la génération Dougbo ». Désigné en juin 2017 et intronisé le 25 janvier 2020, Alain Ackou n’a toujours pas son arrêté de nomination selon le 1er chef adjoint d’Audoin-Assandin.

« Dans les 40 villages sur 63 villages Ebrié passés aux mains de la génération Tchagba, seulement deux chefs disposent de leur arrêté préfectoral de nomination. C’est ce décalage entre l’administration et les villages qui sert de terreau aux anciens chefs dans leurs tentatives d’expropriation”, a-t-il déploré.

Construction d’une école de lutte contre le terrorisme, les populations d’Audoin-Assandin disent Non et menacent, un chef et ses adjoints arrêtés

Pour Evariste Yamblé, président de l’Association Atchan Tchagba, le peuple Atchan a tout donné à l’État ivoirien. « Aujourd’hui, ce sont nos chefs que l’État est en train de déshonorer. Nous disons Non ! Nous demandons la libération immédiate et sans condition de nos chefs ».

Puis d’ajouter : « Dans les jours à venir, les 40 chefs Tchagba sur les 63 villages Ebrié, vont également se constituer prisonniers. Nous sommes en train de faire la mobilisation dans nos 63 villages pour voir la conduite à tenir. Et puis, nous les Atchan avons tout donné à Abidjan. Pourquoi ne pas construire cette école militaire de lutte contre le terrorisme dans le nord du pays, d’où viennent toujours les terroristes pour nous attaquer ?» Cette interpellation du chef d’Audoin-Assandin et de ses collaborateurs porte sur ‘’902 hectares ».

Installée à proximité d’Abidjan, l’Académie Internationale de Lutte Contre le Terrorisme de Jacqueville (AILCT) doit être construit sur 1100 hectares entre Jacqueville et Audoin-Assandin (Songon). Les populations ont exprimé leur colère lors d’une marche les 13 et 14 mai 2020 sans résultat.

Roxane Ouattara

https://www.afriksoir.net/cote-ivoire-affaire-construction-une-ecole-de-lutte-contre-terrorisme-populations-audoin-assandin-disent-non-et-menacent-un-chef-et-ses-adjoints-arretes/?fbclid=IwAR20jSw3sC-oxASEQIbI5B4gKuUxMbfl1Ksyoqc8ym3Q9eCxkovHs0pm-14

A QUAND LA FIN DES ARRESTATIONS ET DÉTENTIONS ARBITRAIRES EN COTE D'IVOIRE? Affaire construction d’une école de lutte contre le terrorisme, les populations d’Audoin-Assandin disent Non et menacent, un chef et ses adjoints arrêtés: Par Afrisoir
Partager cet article
Repost0

Gon victime de rechute à Paris ? Voici pourquoi il est retourné d’urgence à l’Hôpital de la Salpêtrière: Par Afriksoir

Publié le par Akeulette

Le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly victime d’une rechute, évacué à nouveau d’urgence à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière ? La nouvelle a vite fait le tour des grandes oreilles à Paris, ce jeudi 21 mai 2020.

Evacué d’urgence à Paris, le samedi 2 mai, à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière pour « un contrôle médical », selon la version officielle dite par le secrétaire général de la Présidence, Patrick Achi, Amadou Gon Coulibaly avait d’abord effectué une coronarographie. Il a ensuite subi une opération de pose de stent, dans le même hôpital.

Par la suite, le Premier ministre d’Alassane Ouattara a été transféré à la clinique Bizet,dans le 16 ème arrondissement de Paris pour quinze jours (le temps de suivi). Dans cette clinique qui a été au centre d’intrigues d’activistes aussi bien proches de Guillaume Soro, que du RHDP « rattachés à l’ambassade » de Côte d’Ivoire en France, dirigée par l’ex-ministre Maurice Bandaman, Gon suivait des exercices cardiaques. En dépit de toutes les légendes distillées par des informateurs douteux, le Premier ministre n’était pas mourant.

Certes, le service de cardiologie de la clinique Bizet est dédié à l’accueil des urgences cardiologiques et à la prise en charge des patients atteints de pathologies cardiaques aiguës ou chroniques décompensées, telles les arythmies, l’insuffisance cardiaque ou l’embolie pulmonaire, cependant le chef du gouvernement ivoirien et candidat du RHDP (parti présidentiel) y était davantage pour des exercices.

 

Gon rechute Hôpital Salpêtrière

Pour une raison qu’on ignore pour l’instant, Gon est retourné, ce jeudi, à l’hôpital Salpêtrière. Certains de ses sources avancent que c’est pour un simple contrôle médical. Sollicité, la direction de la communication de la Primature ivoirienne n’a pas encore réagi. Alors que d’autres bruits font état d’un Défibrillateur automatique implantable (DAI).

Le 6 mai, le porte-parole du gouvernement, à l’issue du dernier conseil des ministres orginsé en présence du Premier ministre par intérim, Hamed Bakayoko, avait déjà évoqué une première opération réussie. « Monsieur le Premier ministre se porte bien. J’ai eu le privilège de lui parler ce matin. Il est en France depuis le lundi 4 mai 2020 pour effectuer quelques examens de routine. Ce sont des examens périodiques pour suivre un peu son état de santé. Il a effectué une coronarographie qui, il faut le rappeler est une technique d’imagerie médicale utiliser généralement en cardiographie. Cet examen a nécessité la pose de ce qu’on appelle un stent. C’est un dispositif qui sert à dilater une artère. En réalité c’est une opération courante et régulière en matière médicale. Et, à l’issue de cet examen, il lui a été préconisé un repos pour que le suivi médical se fasse de façon beaucoup plus sereine. Aujourd’hui, il se repose et tout se passe bien. Nous envisageons certainement son retour dans quelques semaines », avait indiqué Sidi Tiémoko Touré.

La Présidence ivoirienne communique peu sur la réelle maladie du Premier ministre, qui a dû se rendre à Paris, alors que les frontières sont fermées dans son pays et que le personnel de santé en France est débordé, du fait du Coronavirus (Covid-19). l’on parle d’une greffe du coeur, jamais contredite. Une chose est certaine, la maladie coronarienne ou coronaropathie, ou encore insuffisance coronarienne, semble patente.

Stent et DAI

C’est une maladie des artères qui vascularisent le cœur, à savoir les artères coronaires et ayant pour conséquence, une ischémie myocardique. C’est-à-dire un apport en sang insuffisant (ischémie) au muscle cardiaque (myocarde). Le stent et le DAI sont des dispositifs destinés à prévenir toute crise cardiaque.

En effet, le défibrillateur automatique implantable (DAI) est un petit dispositif implanté sous la peau qui détecte et corrige les anomalies de l’activité électrique du cœur, selon l’Institut de cardiologie de l’université d’Ottawa. » Lorsque le DAI détecte une tachycardie ventriculaire (battements de cœur trop rapides), il envoie une série d’impulsions rapides (stimulation antitachycardique) ou une décharge électrique au cœur afin de rétablir rapidement une fréquence cardiaque adéquate. Si le cœur bat trop lentement, le DAI agit comme un stimulateur cardiaque pour rétablir une fréquence cardiaque normale », précise l’université.

Emmanuel Gautier

https://www.afriksoir.net/gon-victime-rechute-paris-urgence-hopital-salpetriere/

 

Gon victime de rechute à Paris ? Voici pourquoi il est retourné d’urgence à l’Hôpital de la Salpêtrière: Par Afriksoir
Partager cet article
Repost0

CPI : Le Procureur demande  l'annulation et le vice de procédure (et l'annulation des charges), lui laissant le soin de décider de tout nouveau procès et de sa portée.

Publié le par Akeulette

CPI :

"Le Procureur demande  l'annulation et le vice de procédure (et l'annulation des charges), lui laissant le soin de décider de tout nouveau procès et de sa portée.

63. Enfin, en ce qui concerne la question 20(b),

alors que la Chambre d'appel a le pouvoir d'ordonner un nouveau procès en vertu de l'article 83(2)(b), le Procureur demande en fait l'annulation et le vice de procédure (et l'annulation des charges), lui laissant le soin de décider de tout nouveau procès et de sa portée. Le site L'intention actuelle du procureur - si son appel aboutit - est de le faire, sous réserve des facteurs susmentionnés à prendre en compte pour prendre sa décision finale sur la nouvelle procédure de jugement et sa portée.

64. La question d'un nouveau procès - en particulier après un acquittement - implique un exercice d'équilibre complexe. L'Accusation reconnaît, d'une part, que l'affaire a été close à la fin de la présentation des moyens à charge (et avant la présentation des moyens à décharge) ; le temps écoulé depuis le début de la procédure ; les questions relatives à la reprise du procès des deux hommes ; et l'impact potentiel de l'écoulement du temps sur les preuves (Q. 20(b)). Mais ces questions doivent être mises en balance avec les intérêts de la justice, qui exigent également que l'Accusation et les victimes aient le droit de voir des charges aussi graves que celles-ci jugées par une Chambre de première instance appliquant des normes et des procédures de preuve appropriées et équitables, conformément aux exigences légales obligatoires.

65. En tenant compte de tous ces intérêts, l'Accusation estime qu'un nouveau procès pourrait désormais être mené de manière rapide et équitable. Comme souligné ci-dessus, si son appel est accueilli, le Procureur évaluera rapidement la faisabilité et la portée exacte de tout nouveau procès en fonction des facteurs mentionnés, notamment la durée de la procédure et l'équité envers l'accusé.

66. L'Accusation note également que beaucoup dépendra de la future Chambre de première instance pour décider de la meilleure façon de parvenir à l'équité et à l'expédition dans tout nouveau procès, en s'appuyant notamment sur Stanišić et Simatović, Haradinaj et Muvunyi. La Chambre d'appel peut également ordonner ou orienter les modalités de tout nouveau procès, afin de s'assurer qu'il concilie efficacement toutes les valeurs concurrentes.

67. Plusieurs procédures pourraient garantir l'équité et l'accélération d'un nouveau procès, telles que (a) la Le Procureur présentant un ensemble plus restreint de charges, (b) les parties s'appuyant sur le dossier du premier procès dans la mesure permise par le Statut (par exemple, la règle 68(2) et (3) sur les témoignages enregistrés au préalable ; l'article 69(6) sur la notification judiciaire ; l'article 69(3), et la règle 69 sur les accords entre les parties) ; et (c) sans empêcher les parties de présenter de nouveaux éléments de preuve, la nouvelle Chambre de première instance pourrait imposer certaines restrictions. Bien qu'elle ne soit pas exhaustive, cette liste montre qu'il existe des modalités permettant de garantir que tout nouveau procès soit mené de manière équitable et rapide tout en veillant à ce que justice soit correctement rendue dans cette affaire."

Fatou Bensouda, procureur
Fait le 22 mai 2020, à La Haye, Pays-Bas

CPI :  Le Procureur demande  l'annulation et le vice de procédure (et l'annulation des charges), lui laissant le soin de décider de tout nouveau procès et de sa portée.
Partager cet article
Repost0

Publicité

CPI, l'audience du procès en appel du 27 au 29 mai prochain annulée: Par: koaci.com

Publié le par Akeulette

CPI 

"L' audience de la Chambre d'appel #CPI prévue 27-29 mai, pour entendre observations sur appel du Procureur contre l'acquittement, est reportée pour permettre des préparatifs additionnels."

 

-----------------------------------------------------------------------------------

CPI

D É C I S I O N

1. La demande de M. Blé Goudé du 6 mai 2020 (ICC-02/11-01/15-1340 Conf), visant à annuler l'audience actuellement prévue entre le 27 mai 2020 et le 29 mai 2020, et à programmer une audience orale à une date à laquelle toutes les personnes concernées pourront être physiquement présentes, est rejetée.

2. L'audience dans le cadre du présent recours, actuellement prévue entre le 27 et le 29 mai 2020, est annulée.

3. Il est ordonné au greffier de continuer à se concerter avec les parties et le BCPV en vue d'identifier et de finaliser les paramètres techniques relatifs à la forme de toute audience future devant être prévue.

____________________________
Judge Chile Eboe-Osuji
Presiding
Dated this 22
nd day of May 2020
At The Hague, The Netherlands

---------------------------------------------------------------

 

https://www.koaci.com/article/2020/05/18/cote-divoire/politique/cote-divoire-cpi-laudience-du-proces-en-appel-du-27-au-29-mai-prochain-annulee_141487.html?fbclid=IwAR16AVDlDPprmx1P9FgjwXArtQy7k_LdXC1ohjHBrEOkf42Ouyjfqfvy3kk

CPI, l'audience du procès en appel du 27 au 29 mai prochain annulée: Par: koaci.com
Partager cet article
Repost0

CPI : L'accusation souhaite un report de la prochaine audience: Par Koaci.com

Publié le par Akeulette

Koaci.com - lundi 11 mai 2020 - 10:56

 

La Procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI) est d’avis avec la défense de Charles Blé Goudé pour le report de l’audience virtuelle prévue du 27 au 29 mai prochain.

Dans sa requête à la chambre d’appel, Fatou Bensouda, fait part de ses préoccupations au Greffe notamment la crise sanitaire du COVID-19.

Selon l’ancienne ministre Gambienne, le bâtiment de la Cour est fermé au personnel, donc la tenue d'une audience dans les locaux,  présente des risques pour la sécurité, la santé et le bien-être de son personnel.

« En particulier, quelles que soient les modalités adoptées pour une telle audience virtuelle, devrait être menée de manière à protéger pleinement l'intégrité des appels de la procédure, et des droits de MM. Gbagbo et Blé Goudé », explique-t-elle.

L'Accusation s'est engagée à poursuivre ses discussions avec le Greffe en vue de voir comment résoudre au mieux les défis logistiques en suspens entourant la tenue de l'audience d'appel virtuel comme prévu du 27 au 29 Mai 2020, d'une manière qui préserve l'intégrité de la procédure d'appel, et protège pleinement les droits de MM. Gbagbo et Blé Goudé, ainsi que ceux des Ministère public et représentant légal des victimes.

« Cependant, compte tenu des nombreux défis opérationnels et techniques en suspens deux semaines et demie avant l’audience prévue et compte tenu de la nature fondamentale des droits en cause, le Procureur a de sérieuses préoccupations quant à la possibilité de tenir une audition significative et efficace sur la dates prévues et convient qu'à ce stade, le report par la Chambre peut être la meilleure option jusqu'à ce que les questions soient résolues de manière satisfaisante et appropriée », suggère Fatou Bensouda, dans son document consulté ce lundi 11mai 2020 par KOACI.

 

Donatien Kautcha, Abidjan

https://www.koaci.com/article/2020/05/11/cote-divoire/politique/cote-divoire-fatou-bensouda-invite-a-son-tour-la-chambre-dappel-a-reporter-laudience-virtuelle-prevue-le-27-mai-prochain_141294.html?fbclid=IwAR1-DkK3_VtHgZuOqjP_qNiEVA7uqSrm4nkpCv18RdUIdAhBbjQ3hyJes4U

CPI : L'accusation souhaite un report de la prochaine audience:  Par Koaci.com
Partager cet article
Repost0

Convalescent, Gon plus que jamais candidat d’un Rhdp sans plan B, attendu début juin en Côte-d’Ivoire: Par Connectionivoirienne

Publié le par Akeulette

Connectionivoirienne

 

Ses partisans les plus zélés avaient annoncé son retour au pays, une semaine après son pseudo contrôle médical, devenu une intervention médicale au cœur risquée, nécessitant plusieurs semaines d’hospitalisation et de repos à son « domicile » parisien.

Selon la Lettre du Continent (Africa Intelligence), Amadou Gon rentrera en Côte-d’Ivoire en début juin où, il devrait par la suite être investi candidat de son parti, le RDR, transformé en RHDP.

«poussez-démarrer»

Faute d’un «bon» candidat de rechange, ni Hamed Bakayoko dont Ouattara ne voudrait pas selon plusieurs sources, ni Amon Tanoh «le sudiste chrétien», mais bel et bien celui qu’une partie des Ivoiriens a ironiquement surnommé «poussez-démarrer», devrait défendre les couleurs du RHDP à la prochaine présidentielle.

Son premier adversaire sérieux serait soit Tidjane Thiam ou Henri Konan Bédié, auxquels devraient se rallier les FPIstes de la tendance ultra majoritaire qui se reconnait en Laurent Gbagbo.

A ces adversaires de Gon, il faudra ajouter les mécontents du RDR, tous partis avec les anciens rebelles qui se reconnaissent en Soro Guillaume.

Pour dire que les chances d’une victoire avec Amadou Gon s’éloignent de plus en plus pour le RHDP.

Selon plusieurs sondages gardés encore secrets, une bonne partie des Ivoiriens garde une dent contre le Premier ministre pour son escapade sanitaire en temps de confinement et de sacrifices.

«Sans mascarades, monsieur Amadou Gon ne peut remporter aucune élection dans ce pays», estiment plusieurs observateurs.
Par Hervé Coulibaly

 

Convalescent, Gon plus que jamais candidat d’un Rhdp sans plan B, attendu début juin en Côte-d’Ivoire: Par Connectionivoirienne
Partager cet article
Repost0

Covid-Organics: «Le problème, c'est que ça vient d'Afrique», dit Andry Rajoelina sur RFI

Publié le par Akeulette

Publié le : Modifié le : 

Texte par :RFI

Pour la première fois depuis qu’il a annoncé la découverte du Covid-Organics, un remède contre le Covid-19, le président de Madagascar accorde une interview. Au micro de Christophe Boisbouvier et Marc Perelman, il répond aux critiques de l’OMS et annonce des essais cliniques. Il s’exprime aussi sur la querelle avec la France au sujet des îles Éparses.

 

Christophe Boisbouvier : Monsieur le président, bonjour.

Andry Rajoelina : Bonjour, c’est un plaisir d’être votre invité surtout en cette période de guerre contre le coronavirus.

Marc Perelman : On va parler de ce que vous appelez cette « guerre » contre le Covid-19. En plus du confinement, du port du masque, de la distanciation, Madagascar se distingue par l’utilisation du Covid-Organics, un remède à base d’artemisia, une plante à l’effet thérapeutique reconnue contre le paludisme. Vous l’avez déjà envoyée dans plusieurs pays africains, mais est-ce que vous avez des preuves que cela marche chez vous, que cela guérit des gens du Covid-19 ?

A.R. : En fait, effectivement, nous avons lancé ce remède à base de plantes médicinales malgaches. Il faut noter qu’à Madagascar, nous avons l’habitude et 80% de la population se soigne à travers le remède médicinal. Ceci dit, le Covid-Organics est bien évidemment un remède préventif et curatif contre le Covid-19 qui fonctionne très bien. Et d’ailleurs, c’est le fruit des recherches réalisées par l’Institut malgache de recherches appliquées [Imra], qui a le statut de centre régional de recherche reconnu par l’Union africaine. Je tiens juste à préciser que l’Imra est un centre de recherche médicale et pharmaceutique, et de formation, fondé en 1957 par le professeur Rakoto Ratsimamanga qui est une figure émérite de la science africaine.

 

Vous parlez de « preuves » et j’ai parlé de « guerre » tout à l’heure. La situation mondiale démontre aujourd’hui qu’il y a presque 300 000 morts. Est-ce que cela nous permet d’ignorer une possibilité de traitement ? Et quand nous sommes également en période de guerre, quelle est la preuve qu’on peut démontrer et que nous pouvons fournir actuellement ? C’est bien évidemment la guérison de nos malades, parce qu’il est à noter qu’aujourd’hui, à Madagascar, on a eu 171 cas, dont 105 guéris. Et la majeure partie de ces malades atteints du coronavirus ont été guéris et vous me parlez de preuves. Comme preuve, je tiens à vous dire que les patients qui ont été guéris ont pris uniquement ce produit du Covid-Organics [appelé également Tambavy CVO]. En résumé, une nette amélioration de l’état de santé des patients ayant reçu ce remède du Tambavy CVO a été observée en 24 heures seulement après la première prise du Tambavy CVO. La guérison a été constatée après sept jours, voire dix jours, de la prise du Tambavy CVO. Ce remède est naturel, non toxique et non invasif.

C.B. : Simplement tout le monde n’est pas convaincu par ces preuves dont vous parlez. Et ce n’est pas n’importe qui. L’Union africaine (UA), la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), et surtout l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le bureau Afrique de l’OMS, ont multiplié les mises en garde ces derniers jours contre l’illusion d’un remède-miracle. Non seulement l’OMS doute de l’efficacité du Covid-Organics, mais elle craint des effets secondaires pour les gens qui consomment cette tisane…

A. R. : Vous me citez bien évidemment la mise en garde du docteur [Matshidiso] Moeti, qui met en garde contre l’utilisation du Covid-Organics. J’aimerais juste poser la question : est-ce que le Mediator [médicament antidiabétique responsable de la mort de patients en France] avait reçu et obtenu les autorisations ? Et ce que je demande comme question aujourd’hui : combien de personnes sont mortes du médicament Mediator ? Vous connaissez comme tout le monde la déclaration du professeur Bernard Debré et celle de Philippe Even. Ils ont présenté presque plus de 58 médicaments fabriqués par des laboratoires prestigieux qui non seulement ne soignent pas, mais selon leurs propres termes, sont « dangereux » et « mortels ».

Ces médicaments ont été et sont distribués en Afrique et je n’ai jamais entendu le docteur Moeti ou l’OMS faire une déclaration qui n’autorise pas la prise de ces médicaments. Maintenant, comme je l’avais dit tout à l’heure, nous, on utilise de la décoction. Quand on parle de décoction, c’est une méthode, c’est l’action de faire bouillir dans l’eau des plantes médicinales pour l’extraction des principes actifs. C’est notre médecine traditionnelle qui est connue et reconnue pour ses effets. On parle beaucoup dans ce remède de l’artemisia. Ce qui se pose aujourd’hui, vous m’avez posé la question, mais j’ai une question quand même à vous poser : si ce n’était pas Madagascar, mais si c’était un pays européen qui avait découvert en fait ce remède, est-ce qu’il y aurait autant de doutes ? Je ne pense pas. Ce que je peux vous dire aujourd’hui, c’est que le cas des malades à Madagascar et aussi de ceux qui ont pris ces médicaments, en fait aujourd’hui ce Tambavy CVO ou cette décoction, nous avons eu des preuves que nous avons soigné nos malades jusqu’ici.

M. P. : Justement, on va prendre l’exemple de la France. L’Agence nationale de sécurité du médicament a très récemment publié une mise en garde quant à l’achat de produits à base d’artemisia, affirmant que les vertus thérapeutiques sont « fausses et dangereuses ». Est-ce que vous avez l’impression que ces doutes, voire soupçons, disons-le, de charlatanisme, viennent de l’Occident, voire peut-être des lobbies pharmaceutiques occidentaux ?

A. R. : Vous avez peut-être pu voir et regarder la déclaration du professeur Montagnier, qui a quand même reçu le prix Nobel de la science et de la médecine, comme quoi l’artemisia, c’est une piste pour guérir le coronavirus. Cela est une chose. Mais vous avez aussi pu constater l’étude du professeur Tu Youyou en Chine qui a pu extraire l’artémisinine venant de l’artemisia. Donc, aujourd’hui, je ne comprends pas pourquoi autant de questions, pourquoi autant de problèmes. Mais le problème aujourd’hui avec le Covid-Organics n’est pas sa formule. Ce ne sont pas des études cliniques qu’on fait semblant de ne pas connaître. On dit du mal sur ce produit, sur le Tambavy CVO, alors qu’il ne fait que du bien et qu’il ne sauve que des vies actuellement. Dans cette bataille, on veut nous freiner. On veut nous décourager, voire même nous interdire d’avancer.

M.P. : C’est qui « on » ?

A.R. : Mais rien ne nous empêche d’avancer ni un pays ni une organisation. « On », vous avez cité quelques organisations tout à l’heure, comme l’Organisation mondiale de la santé. « On », c’est nous, Madagascar, avec notre décoction que nous sommes en train [de faire] et personne ne peut nous en empêcher. Nous sommes un pays souverain et nous sommes là pour aider notre peuple, notre population, pour ne pas vraiment être victime ou mourir de cette pandémie.

C.B. : Simplement, ce que tout le monde vous demande, ce sont des essais cliniques. Vous avez cité l’Institut malgache de recherches appliquées (Imra), mais pour l’instant, cet institut n’a fait que des observations cliniques, pas d’essais cliniques. Alors quand allez-vous les faire et qui va les faire ?

A.R. : Alors, il ne faut pas confondre essais cliniques et observations cliniques. Nous actuellement, quand on parle de Tambavy CVO, on a le statut de remède traditionnel amélioré. Quand on parle de statut de remède amélioré, le système de validation est différent de celui d’un médicament. On ne mène pas des essais cliniques, mais plutôt une observation clinique, selon les indications du guide élaboré par l’OMS. Et c’est ce que nous avons fait. Nous avons mené justement une observation clinique. Un protocole d’études à observer et nous avons regardé et nous avons fait une observation clinique sur l’effet et l’état de santé des malades atteints du coronavirus. Donc, aujourd’hui, nous avons respecté les normes éthiques reconnues universellement en matière d’étude et de recherche cliniques.

C. B. : Mais jeudi dernier, vous avez annoncé que des essais cliniques allaient être bientôt conduits. Ils n’auront pas lieu finalement ?

A.R. : Il y a deux choses. Il ne faut pas confondre. Il y a plusieurs protocoles que nous avons mis en place. Premièrement, comme tous les pays au monde, nous faisons face à cette pandémie. Nous sommes obligés de trouver une solution pour guérir les malades. Et quand le professeur [Didier] Raoult a annoncé l’efficacité de la chloroquine et de l’azithromycine, nous y avons eu recours, et je voudrais d’ailleurs ici le remercier car, sans sa solution proposée, nous n’aurions pas pu sauver les premières victimes du coronavirus.

Après, nous savons tous que l’administration de doses élevées de la chloroquine présentent des effets secondaires et indésirables. Ce traitement a présenté des risques de toxicité et exige une plus grande surveillance clinique. Le deuxième protocole que nous avons adopté, c’était le Tambavy CVO ou la décoction que je vous avais annoncée tout à l’heure, suivant les principes d’études cliniques et d’observations suivant les recommandations de l’OMS. La grande majorité des nouveaux patients qui ont pris cette décoction a été observée, et bien évidemment le résultat est là. Il n’y a pas de morts actuellement à Madagascar. Nous n’avons fait que guérir nos patients. Mais vous avez parlé tout à l’heure d’essais cliniques. Bien évidemment, nous avons un troisième protocole et un essai clinique sur un médicament sous forme d’injection, différent du remède que nous sommes en train de proposer actuellement. Cela fait partie d’une coopération régionale et en collaboration avec des médecins et des scientifiques aux Etats-Unis, et bien évidemment dans l’océan Indien.

M.P. : L’institut malgache de recherches appliquées refuse de révéler la composition exacte du Covid-Organics parce qu’on imagine que cet institut ne veut pas se faire doubler par un concurrent avant de déposer un brevet. Mais beaucoup de Malgaches de l’intérieur du pays n’ont pas accès à ce remède. Alors, pour qu’ils puissent le fabriquer eux-mêmes et donc se protéger, est-ce que vous pouvez nous dire quelles sont, en plus de l’artemisia, les deux autres plantes qui composent le Covid-Organics ?

A.R. : Bien évidemment, le Covid-Organics, c’est basé essentiellement sur des plantes médicinales. Majoritairement avec de l’artemisia à hauteur de 62%, mais aussi avec des plantes endémiques médicinales malgaches. On ne peut pas encore le dévoiler aujourd’hui. C’est le résultat que nous attendons aujourd’hui et d’ailleurs, nous allons lancer vraiment des surveillances cliniques au niveau régional actuellement. Si vous voulez, nous, nous avons notre formule. Et comme je vous l’avais dit tout à l’heure, on travaille avec l’Institut malgache de recherches appliquées. Là d’ailleurs, je tiens à vous montrer le produit Madecassol qui est produit aujourd’hui par la société Bayer qui fait une centaine de médicaments. Et cela, c’est le fruit de recherches de l’Imra. Et c’est un médicament qui a été concocté en 1961. Cela pour vous dire qu’il ne faut pas en fait sous-estimer les scientifiques africains et les scientifiques malgaches. Nous sommes là, et c’est vrai qu’aujourd’hui, il y a des questions qui se posent : pourquoi, c’est quoi le problème du Covid-Organics ? Moi, je pense que le problème, c’est que ça vient d’Afrique. Et on ne peut pas admettre, accepter qu’un pays comme Madagascar, qui est le 63ème pays le plus pauvre du monde, ait mis en place en fait cette formule, ce Tambavy CVO pour sauver le monde. Mais là, c’est une guerre, mais ce n’est pas la force militaire ou la puissance économique qui jouent actuellement. Mais Dieu et le Seigneur nous a donné les plantes médicinales pour aider les autres pays et le monde entier pour lutter contre cette maladie.

C.B. : Vous réclamez à la France la restitution des Îles Eparses, ces quatre îles qui sont au large de vos côtes. Une commission mixte a été mise en place il y a un an. Mais en octobre 2019, le président français Emmanuel Macron s’est rendu sur l’une de ces quatre îles et a dit : « Ici, c’est la France ». Est-ce que d’ici le 26 juin, date du soixantième anniversaire de votre indépendance, une solution peut être trouvée entre vos deux pays ?

A.R. : Notre souhait était effectivement de trouver une solution pour la restitution de ces îles à Madagascar. La deuxième réunion de la commission mixte était prévue fin mars. Mais elle a été ajournée à cause du coronavirus. Mais j’ai la foi et j’ai confiance dans notre capacité à trouver une solution rapide qui satisfera notre demande de restitution.

C.B. : Plutôt la restitution ou plutôt un accord de cogestion avec la France ?

A.R. : Nous, on a réclamé la souveraineté de ces îles. Et on parle de restitution.

http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200511-madagascar-andry-rajoelina-rfi-grande-ile-artemisia-coronavirus-covid-organics?fbclid=IwAR199Zyyn78tMP_p10CH3vnoTxRIovpivtCDkWEWfX9D6NP_vcb9JNPUh9M

Covid-Organics: «Le problème, c'est que ça vient d'Afrique», dit Andry Rajoelina sur RFI
Partager cet article
Repost0

Publicité

Côte d’Ivoire: Guillaume Soro visé par une plainte pour crimes de guerre et assassinat:PAR FANNY PIGEAUD

Publié le par Akeulette

PAR FANNY PIGEAUD

7 MAI 2020
Une plainte a été déposée jeudi à Paris contre l’ex-premier ministre ivoirien et actuel adversaire du président Alassane Ouattara. Elle porte sur des faits présumés commis par la rébellion des Forces nouvelles qu’il a dirigée de
Une partie des crimes présumés des Forces nouvelles est en train de revenir comme un boomerang vers Guillaume Soro, l’ancien « secrétaire général » de cette rébellion armée et candidat déclaré à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, prévue en octobre 2020.

Une plainte pour torture, assassinat et crimes de guerre, a été déposée contre lui jeudi 7 mai, à Paris, par les avocats de six personnes qui se sont constituées parties civiles. Guillaume Soro, 48 ans, vit à Paris depuis au moins décembre 2019.

« Si ces faits, par définition très graves, étaient avérés, il est aberrant que les juges ivoiriens n’en aient pas été saisis. Personne ne peut douter du caractère opportuniste et artificiel de cette démarche », a réagi son avocat, William Bourdon, contacté par Mediapart, suggérant que l’État ivoirien est derrière cette action judiciaire.

Les plaignants, de nationalités ivoirienne et française, accusent Guillaume Soro d’avoir commandité, en 2004 et 2011, la mort de cinq personnes, membres ou ex-membres de la rébellion, dont le charismatique Ibrahima Coulibaly, surnommé « IB », selon la plainte que Mediapart a pu consulter.

C’est l’histoire interne, sale et cruelle, du mouvement rebelle qui remonte ainsi à la surface. Aucun de ses chefs n’a jusqu’à présent été jugé pour des crimes de sang.

Pour bien comprendre, revenons 18 ans en arrière, au 19 septembre 2002. Ce jour-là, une tentative de coup d’État secoue la Côte d’Ivoire. Ses auteurs sont d’anciens militaires ivoiriens installés depuis 2000 au Burkina Faso voisin, où ils bénéficient du soutien du président Blaise Compaoré, allié de la France. Ils sont commandés par Ibrahima Coulibaly. Cet ex-sergent-chef de l’armée ivoirienne a noué d’étroites relations avec Alassane Ouattara quand ce dernier était premier ministre, entre 1990 et 1993.

IB et ses hommes ont déjà tenté des putschs, d’abord contre le général Robert Guéï arrivé fin 1999 au pouvoir grâce à eux, puis contre Laurent Gbagbo, élu en octobre 2000. Leur opération de septembre 2002, au cours de laquelle le ministre de l’intérieur, Émile Boga Doudou, est tué, tourne court. Ils réussissent cependant à couper le pays en deux et garderont le contrôle de sa partie nord, soit 60 % du territoire, jusqu’en 2011.

Leur opération bouleversera durablement la Côte d’Ivoire, qui vivra dans un état de guerre permanent jusqu’en 2011. Laurent Gbagbo sera contraint par la communauté internationale de faire entrer des rebelles dans le gouvernement, à l’issue d’accords signés à Marcoussis sous la pression des autorités françaises.

Guillaume Soro le 29 janvier 2020 à Paris. © Lionel Bonaventure/AFP
Guillaume Soro le 29 janvier 2020 à Paris. © Lionel Bonaventure/AFP
Mais au sein de la rébellion, c’est aussi la guerre. Dès 2003, une crise de leadership met aux prises IB et Guillaume Soro, en désaccord sur la direction à donner au mouvement. Guillaume Soro est entré dans l’entourage d’IB après qu’il a rejoint son groupe au Burkina Faso, courant 2000. Il avait auparavant dirigé un puissant syndicat étudiant et s’était rapproché du parti politique présidé par Alassane Ouattara.

Au Burkina Faso, il s’impose peu à peu auprès d’Ibrahima Coulibaly, au point d’apparaître, début 2003, comme la figure politique de la rébellion. Appuyé entre autres par Blaise Compaoré et Alassane Ouattara, il en profite pour chercher à écarter IB.

Fin 2004, c’est chose faite : Guillaume Soro est le seul maître à bord, avec à ses côtés Soumaïla Bakayoko, chef d’état-major des forces armées des Forces nouvelles. Entre temps, des dizaines de partisans d’IB – qui se trouvait en France à cette période – ont été éliminés.

Le conflit entre les deux hommes s’est définitivement clos à Abidjan, le 27 avril 2011, date du décès d’IB, 47 ans, tué avec six de ses compagnons, dont son frère Soualio Coulibaly.

La mort d’IB est précisément au centre de la première partie de la plainte déposée ce jeudi. Une de ses enfants, une fille de nationalité française, s’est constituée partie civile en tant que victime directe, accusant Guillaume Soro d’assassinat. Dans les écritures déposées par ses avocats, Joseph Breham et Noémie Saidi-Cottier, il est indiqué : « Il n’y a pas de doute sur le sort qui a été réservé à IB et le fait qu’il ait été victime d’homicide par des agents de Guillaume Soro. »

Dans les semaines précédant sa mort, Ibrahima Coulibaly commandait à Abidjan un groupe armé surnommé le « Commando invisible ». La Côte d’Ivoire était alors plongée dans une crise politico-militaire inédite, née de l’élection présidentielle de 2010 opposant Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. Revenu discrètement à Abidjan depuis le Ghana où il résidait, IB voulait pousser Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir.

Le Commando invisible combattait donc les forces de sécurité ivoiriennes, lesquelles étaient aussi attaquées par les Forces nouvelles, agissant pour le compte d’Alassane Ouattara et bénéficiant de l’aide de l’armée française. Cette guerre à têtes multiples s’est achevée le 11 avril 2011, avec la défaite de l’armée régulière et l’arrestation de Laurent Gbagbo.

Quelques jours après, alors qu’il cherchait à négocier avec Alassane Ouattara et avait désarmé ses troupes, IB aurait été, selon la plainte, victime d’une « traque » et « d’un guet-apens minutieusement préparé ».

Le matin du 27 avril, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), la nouvelle armée créée par Alassane Ouattara et dirigée par des commandants issus des Forces nouvelles, ont effectivement lancé, devant les caméras de télévision, une opération dans la zone où il se trouvait.

L’objectif des militaires, « identifiés comme les hommes de Guillaume Soro », était « manifestement de procéder à l’élimination non seulement de Ibrahima Coulibaly, mais également de tous ceux qui tentaient de s’échapper avec lui, alors même qu’il n’y avait pas entre eux de conflit armé ».

À ce moment-là, Guillaume Soro était secrétaire général des Forces nouvelles, premier ministre et ministre de la défense du gouvernement nommé par Alassane Ouattara. « Depuis la veille – a minima – de son assassinat », IB « se savait en danger et avait informé » l’Organisation des nations unies (ONU) et les forces françaises, selon les avocats de sa fille.

L’ancien sergent-chef a lui-même déclaré, en direct, sur la radio Voice of America : « Ce sont les Forces nouvelles qui m’attaquent, les FRCI qui m’attaquent […], c’est Soro qui m’attaque ! » Des hélicoptères de l’ONU et des forces françaises survolaient le quartier. « Grâce à cette surveillance aérienne, les forces internationales suivaient systématiquement le déplacement des pourchassés », avance le texte transmis au parquet de Paris.

Une fois repérés, IB et ses hommes se sont rendus. Certains auraient été « abattus sur place par les FRCI ». Parmi eux, Issiaka Timité et Soualio Coulibaly, dont des proches se sont constitués parties civiles. Les circonstances précises de leur mort « restent à être établies », précise la plainte. Les autres, dont IB et un certain Abib Karamoko, étaient emmenés par des FRCI « dans des véhicules motorisés ».

Le soir même, le corps d’IB était retrouvé dans une rue, « gisant sur le sol » ; un peu plus loin, celui d’Abib Karamoko avait un impact de balle dans la tête. Si la version officielle dit qu’IB a été tué dans des combats, plusieurs éléments, dont une photo de sa dépouille publiée par un média lié à Guillaume Soro, laissent penser qu’il a été torturé, souligne la plainte.

Au regard des « circonstances détaillées du décès de la victime », des « déclarations de la victime elle-même », ainsi que des déclarations de Guillaume Soro, « il n’y a guère de doute quant au fait que son homicide puisse être imputé aux agents de Guillaume Soro », qui aurait nourri « une rivalité notoirement connue à l’endroit d’Ibrahima Coulibaly », et que « ce meurtre serait prémédité ».

«Il y a une culture de l’impunité conséquente en Afrique de l’Ouest»
Des faits datant de juin 2004 constituent le second volet de la plainte, lequel accuse Guillaume Soro de crimes de guerre. Ils concernent deux fidèles d’IB : Kassoum Bamba, 36 ans, et Abdoulaye Doumbia, 31 ans.

Le camp rebelle que dirigeait Kassoum Bamba, dit Kass, ancien caporal de l’armée ivoirienne, a été attaqué le 20 juin 2004 à Bouaké (centre) « par les hommes de Guillaume Soro », affirme la plainte.

Après une bataille qui a duré toute la nuit, les « hommes de Guillaume Soro » auraient arrêté Kassoum Bamba, et l’auraient « exécuté ». Une commission internationale d’enquête indépendante a pour sa part évoqué dans un rapport établi en octobre 2004 « l’égorgement » et le « dépeçage du corps » de Kassoum Bamba « en plein jour dans la rue à Bouaké ».

Le corps d’Abdoulaye Doumbia, « chargé du volet mystique des soldats gravitant » autour d’IB, a été, quant à lui, identifié par des enquêteurs de l’ONU, après avoir été retrouvé, comme une centaine d’autres cadavres, dans un charnier, le 26 juin 2004, à Korhogo (nord). Cinq jours plus tôt, des affrontements armés avaient aussi eu lieu dans cette ville, entre une faction loyale à IB et une autre se réclamant de Guillaume Soro. La victoire était revenue au camp Soro – au prix de plusieurs centaines de morts.

D’après l’ONU, la majorité des corps exhumés étaient nus. Certains étaient décédés par balles, d’autres par asphyxie. Des rapports de l’ONU ont aussi relevé que des combattants pro-IB, faits prisonniers à l’issue des combats, avaient été détenus dans des conditions « inhumaines et dégradantes », une soixantaine d’entre eux étant morts par suffocation dans un container placé au soleil.

Ces exactions auraient été menées par des chefs de guerre, « agissant conformément aux ordres de Guillaume Soro », soutient la plainte. La famille d’Abdoulaye Doumbia n’a jamais eu accès à son corps et ne sait pas « dans quelles circonstances exactes » il est mort.

Ce dépôt de plainte sera très commenté en Côte d’Ivoire, non seulement parce qu’il remue un passé douloureux et vise un acteur politique omniprésent depuis 2003, mais aussi parce qu’il n’y a pas eu jusqu’à présent de procès contre des responsables de la rébellion.

Pourtant, de 2002 à 2011, l’ONU et des ONG ont documenté et attribué de nombreuses violations des droits de l’homme aux Forces nouvelles – qui se sont par ailleurs enrichies grâce à divers trafics illégaux.

En octobre 2002, par exemple, certains de leurs éléments avaient abattu, à Bouaké, plusieurs dizaines de gendarmes et leurs enfants qu’ils avaient placés en détention, selon l’ONU et Amnesty International.

« Il y a une culture de l’impunité conséquente en Afrique de l’Ouest et spécialement en Côte d’Ivoire. Le seul moyen de mettre un terme aux massacres, c’est de faire savoir aux “massacreurs en chef” qu’ils ne seront jamais à l’abri. Cette plainte est un moyen de leur faire passer ce message », indique Joseph Breham, joint par Mediapart.

L’avocat ajoute : « La France a été très impliquée en Côte d’Ivoire, en étant notamment “gardienne” des accords de Marcoussis. Il faut aussi qu’elle s’implique dans une solution judiciaire et pacifique. » Lui et ses deux confrères sont aussi les avocats d’une association baptisée « Les victimes de Guillaume Soro », de droit français."

Côte d’Ivoire: Guillaume Soro visé par une plainte pour crimes de guerre et assassinat:PAR FANNY PIGEAUD
Partager cet article
Repost0

L’arrivée en France d’Amadou Gon Coulibaly, malgré les messages rassurants de son entourage, nourrit bien des rumeurs: Par le Figaro

Publié le par Akeulette

Le premier ministre de Côte d’Ivoire en visite médicale à Paris

 

Par Tanguy Berthemet

Publié le 4 mai 2020 à 18:10, mis à jour le 5 mai 2020 à 09:55

La nouvelle est tombée, dans la nuit de dimanche, avec un simple communiqué laconique. «Le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly s’est rendu à Paris, ce samedi 02 mai 2020, pour un contrôle médical», explique le texte, ajoutant, pour seul détail, que l’ «intérim est assuré par Hamed Bakayoko, ministre d’Etat, ministre de la Défense».

L’heure tardive de la publication, comme le faible contenu, s’explique par la nécessité de faire taire la déferlante de messages alarmistes qui avait alors submergé les réseaux sociaux, donnant le premier ministre de Côte d’Ivoire victime d’une crise cardiaque. Son départ vers Paris, samedi vers 22 heures 30, censé être discret, n’avait pas totalement échappé aux observateurs, pas plus que son impératif médical.

«C’est une panique totalement absurde. Le premier ministre va très bien. Il passe des examens à partir de lundi et rentrera dans quelques jours», souligne un proche. Selon lui, l’épidémie de coronavirus avait empêché Amadou Gon Coulibaly d’honorer un important rendez-vous à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière mi-avril. Or, celui qui est aujourd’hui candidat à la présidentielle d’octobre, pour le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti au pouvoir, a le cœur notoirement fragile. En 2012, il a subi une transplantation et reste donc depuis régulièrement suivi. Fin mars, il s’était ainsi auto-confiné, après avoir été en contact avec une personne malade, avant d’être testé négatif et de reprendre ses fonctions.

Des dignitaires privilégiés

«Il n’y a rien de grave, car le premier ministre est parti à bord d’un appareil normal et non médicalisé», souligne une source, qui ajoute que «le vol vers Paris n’était cependant pas prévu de longue date». Le premier ministre avait semblé fatigué ces derniers jours, notamment à la fin des cérémonies du 1er mai qu’il avait présidées.

En Côte d’ivoire, en dépit des explications, ce départ suscite bien des interrogations. Les réseaux sociaux, notamment ceux la diaspora, ont moqué ce rendez-vous parisien, alors que les frontières sont bloquées, nombreux y voyant le signe que les dignitaires ivoiriens refusent d’assumer «la misère du système de santé». D’autres ont essayé de réveiller la polémique autour de «privilèges» qui avait secoué Abidjan au début du confinement. La ville avait alors été coupée du reste du pays, sauf un petit couloir vers Assinie, station balnéaire prisée des Abidjanais aisés. «Le fait qu’il parte en France ne choquera pas les Ivoiriens. Ils ont l’habitude. Le risque est plutôt politique car cela pourrait affaiblir la candidature de Gon Coulibaly», assure la source.

Ambitions oubliées

Ce n’est pas tant de l’opposition que pourrait venir le danger. Les principaux rivaux ont tous envoyé des messages de prompt rétablissement, même Guillaume Soro pourtant en exil forcé en France, après avoir été condamné cette semaine à 10 ans de prison pour détournement de fonds lors d’un procès d’à peine une demi-journée. Les tensions pourraient naître dans le RHDP. La candidature de Gon Coulibaly avait été imposée par le président Alassane Ouattara en mars. Ce choix avait entraîné la grogne de certains barons, qui mettaient souvent en avant la santé du candidat désigné. Depuis, hormis de rares personnalités mineures, «tout le monde était rentré dans le rang», explique un diplomate. L’examen inattendu d’Amadou Gon Coulibaly pourrait réveiller ces ambitions oubliées.

https://www.lefigaro.fr/international/le-premier-ministre-de-cote-d-ivoire-en-visite-medicale-a-paris-20200504

L’arrivée en France d’Amadou Gon Coulibaly, malgré les messages rassurants de son entourage, nourrit bien des rumeurs: Par le Figaro
Partager cet article
Repost0