A QUAND LA FIN DES ARRESTATIONS ET DÉTENTIONS ARBITRAIRES EN COTE D'IVOIRE? Affaire construction d’une école de lutte contre le terrorisme, les populations d’Audoin-Assandin disent Non et menacent, un chef et ses adjoints arrêtés: Par Afrisoir

Publié le par Akeulette

Le chef du village d’Audoin-Assandin, Alain Ackou et deux de ses collaborateurs ont été interpelés par la police ivoirienne le samedi 23 mai 2020. L’information a été donnée, par le 1er chef adjoint dudit village, Roland Bogui, lors d’une conférence de presse, à la chefferie d’Anono.

« Dès 6h du matin, des policiers armés sont allé interpeller, le chef Alain Ackou de son domicile dans la commune de Port-Bouët, comme un vulgaire bandit. Et ce, sans qu’un mandat d’arrêt ne lui soit signifié. Il a été arrêté avec Aron Djeket, doyen d’âge de la génération Tchagba d’Audoin-Assandin et Théophile Mambey, président de la commission foncière », a expliqué Roland Bogui. A en croire le conférencier, les personnes arrêtés sont accusés d’usurpation de titre, de menaces de mort, d’escroquerie, de complot contre l’autorité de l’État.

« Ces accusations contre nos chefs sont archifaux. Leur arrestation est plutôt due au fait qu’Alain Ackou et ses collaborateurs ont refusé l’expropriation de nos terres. Ils ont été arrêtés sur plainte de Blanchard Logon, l’ex chef du village de la génération Dougbo ». Désigné en juin 2017 et intronisé le 25 janvier 2020, Alain Ackou n’a toujours pas son arrêté de nomination selon le 1er chef adjoint d’Audoin-Assandin.

« Dans les 40 villages sur 63 villages Ebrié passés aux mains de la génération Tchagba, seulement deux chefs disposent de leur arrêté préfectoral de nomination. C’est ce décalage entre l’administration et les villages qui sert de terreau aux anciens chefs dans leurs tentatives d’expropriation”, a-t-il déploré.

Construction d’une école de lutte contre le terrorisme, les populations d’Audoin-Assandin disent Non et menacent, un chef et ses adjoints arrêtés

Pour Evariste Yamblé, président de l’Association Atchan Tchagba, le peuple Atchan a tout donné à l’État ivoirien. « Aujourd’hui, ce sont nos chefs que l’État est en train de déshonorer. Nous disons Non ! Nous demandons la libération immédiate et sans condition de nos chefs ».

Puis d’ajouter : « Dans les jours à venir, les 40 chefs Tchagba sur les 63 villages Ebrié, vont également se constituer prisonniers. Nous sommes en train de faire la mobilisation dans nos 63 villages pour voir la conduite à tenir. Et puis, nous les Atchan avons tout donné à Abidjan. Pourquoi ne pas construire cette école militaire de lutte contre le terrorisme dans le nord du pays, d’où viennent toujours les terroristes pour nous attaquer ?» Cette interpellation du chef d’Audoin-Assandin et de ses collaborateurs porte sur ‘’902 hectares ».

Installée à proximité d’Abidjan, l’Académie Internationale de Lutte Contre le Terrorisme de Jacqueville (AILCT) doit être construit sur 1100 hectares entre Jacqueville et Audoin-Assandin (Songon). Les populations ont exprimé leur colère lors d’une marche les 13 et 14 mai 2020 sans résultat.

Roxane Ouattara

https://www.afriksoir.net/cote-ivoire-affaire-construction-une-ecole-de-lutte-contre-terrorisme-populations-audoin-assandin-disent-non-et-menacent-un-chef-et-ses-adjoints-arretes/?fbclid=IwAR20jSw3sC-oxASEQIbI5B4gKuUxMbfl1Ksyoqc8ym3Q9eCxkovHs0pm-14

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A QUAND LA FIN DES ARRESTATIONS ET DÉTENTIONS ARBITRAIRES EN COTE D'IVOIRE? Affaire construction d’une école de lutte contre le terrorisme, les populations d’Audoin-Assandin disent Non et menacent, un chef et ses adjoints arrêtés: Par Afrisoir
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