Lettre ouverte à mes compatriotes de Jean Bonin

Published on by Akeulette

Lettre ouverte à mes compatriotes

Il y a une vingtaine d'années notre beau pays, la Côte d'Ivoire, était un havre de paix où il faisait bon vivre et où le vivre ensemble était une réalité palpable et non uniquement un slogan attrape-nigauds.

Ça c'était avant l'intrusion dans notre politique et nos affaires internes du tribaliste, économiste du décompte des morts et grand spécialiste du m'as-tu-vu et du tango politique.

Bedié, Guéi et Gbagbo ont fait les frais de son ego démesuré et de sa soif insatiable de pouvoir.

Quand, finalement, contre tout et tous, il s'est emparé du pouvoir de la manière la plus honteuse et sanguinaire qui soit, nous nous sommes dit qu'enfin nous aurions la paix et que notre pays redeviendra l'îlot de stabilité construit par les pères fondateurs qu'il n'aurait Jamais dû cessé d'être, vu que les déstabiliseurs étaient aux affaires. Ils n'allaient quand même pas se déstabiliser, se saborder, s'auto détruire pensions nous car, raisonnablement, personne de sensée ne s'amuse à scier la branche sur laquelle il est confortablement assis.

Hélas, le pouvoir il le voulait pour lui, pour son clan le plus proche et pour les requins internationaux de la finance a qui il doit en grande partie son pouvoir. Le pouvoir il ne le voulait pas pour le bonheur des ivoiriens.

Ses "frères du nord" qui ont (naïvement) cru en lui et qui n'ont pas la chance de porter le bon patronyme sont, contre toute attente, eux aussi, exclus du partage du gâteau. Ils subissent, comme bon nombre de compatriotes les affres du rattrapage. Ils sont les rattrapés du rattrapage ethnique.

Même ceux qui, hier, ont donné leur poitrine pour lui sont, aujourd'hui, mis en perte et profit. Ces derniers n'ont plus que leurs yeux pour pleurer et leurs remords pour regretter leur supposé "bourreau", le Woody, Charles Blé Goudé, Simone Gbagbo et curieusement préférer le tortionnaire (Gbagbo Kafissa) au bravetchê, celui là même qui pourtant avait annoncé urbi et orbi qu'il devait arroser notre pays d'un torrent de milliards, celui sous qui les diplômés ne seraient plus des gérants de cabines téléphoniques... et tout cela en l'espace d'un seul mandat. Il s'en ait octroyé deux. Hélas.

Il a tout le pouvoir. Tout le pouvoir. Judiciaire, parlementaire et exécutif. C'est pourtant le désenchantement total qu'il nous offre. Ma Côte d'Ivoire qui jadis faisait tant rêver en Afrique est présentement devenue la risée du monde.

Elle est le pays qui paie une dette privée de guerre à ses soldats/mercenaires sur fonds publics, qui refuse la paix et la réconciliation, où même les partisans du pouvoir le combattent, où n'importe qui peut être Prefet de région, Chef dans l'armée ou dans l'administration, où des jeunes mineurs appelés "microbes" tuent plus vite que le virus Ebola, où l'injustice est érigée en valeur cardinale, où des milliers de nationaux errent en exil loin de leur patrie et, finalement, où la vie humaine pèse moins lourd que celle d'un cafard.

C'est la déconfiture du pays. C'est la faillite d'une nation qui a perdu tous ses repères et où les zéros occupent les fonctions les plus importantes et sont paradoxalement célébrés comme des héros. La culture et la promotion de la médiocrité n'ont jamais atteint un tel niveau d'exaltation.

Se taire devant une telle forfaiture devrait être considéré comme un crime contre l'humanité et un assassinat implicite de l'ivoirien, de sa conscience et de son existence. Rester silencieux face à tant d'ignominie est un acte de complicité avec l'autocrate qui n'honore personne. Parler apparaît dès lors comme une exigence citoyenne et un devoir impératif face à la barbarie.

Il est temps de tuer en nous, en vous, la peur et de prendre nos (vos) responsabilités devant l'histoire si tant est que nous ne souhaitons pas léguer à nos enfants et aux générations futures un no man's land, un pays sans pères et sans repères, un Etat voyou et "toutou", une nation livrée à la libido incontrôlée des aventuriers de tout acabit et des spécialistes du broutage et du mougoupan politiques.

La marche de la colère du 17 juin est un appel, un test, un sursaut national qui doit être saisi pour prendre en main notre destin contre ceux qui font de la foutaise politique un moyen ordinaire de gestion notre pays.

Fiers ivoiriens le pays nous appelle.

Jean Bonin, juriste.
Cel : 00 225 07908690
Citoyen ivoirien, profondément amoureux de la Côte d'Ivoire.

 

Voici ma reponse au post de Jean Bonin

Pour comprendre ce qui se passe avec le "pouvoir" actuel, il faut prendre en consideration le cote spirituel de la crise. La Cote d'Ivoire, dit qu'elle a ete violee, par cette bande de voyous, et elle ne veut pas cooperer avec eux. Pour cette raison, rien ne prospere sous Ouattara, elle l'a rendu mendiant, elle ne veut pas entendre parler de reconcialiton, Elle demande Jusitice a Dieu. Chaque fois en reve, je la vois agenouiller la face tournee vers DIEU, elle prie le Seigneur de lui venir en aide. Au debut, dans mes songes, quand le president AFFI parlait de reconcilation en Cote d'Ivoire, la Cote d'Ivoire se mettait en colere, j'avais mon visage gonfle par la colere!!! C'etait effrayant, et puis Dieu a fait comprendre a la Cote d'Ivoire, que c'est par les demarches du president AFFI, qu'il pourra lui venir en aide. Depuis elle soutien le president AFFI. Elle m'envoie en reve, veiller sur lui. La derniere fois elle m'a envoye lui serrer la main et et lui souhaiter beaucoup de courage. Dieu a repondu a la priere de la Cote d'Ivoire, il lui viendra en aide, avec une guerre de purification, car dit-Il, la Cote d'Ivoire est souillee!!!

 

Lettre ouverte à mes compatriotes de Jean Bonin