Overblog Follow this blog
Administration Create my blog

"C’est la France qui est responsable du retard économique des pays de la zone franc"

Published on by Akeulette

Par Prao Yao Séraphin
Le Nigeria vient d’inaugurer sa première ligne de TGV, une première en Afrique de l’Ouest. C’est donc un pays anglophone qui a pu le faire avant ses amis francophones. Alors que les pays de la zone franc doivent se contenter d’un taux de croissance moyen de 5¨¨%, les pays de la Comesa, majoritairement anglophones, expérimentent une croissance moyenne supérieure à 7%.

Les pays anglophones enregistrent des performances économiques nettement supérieures à celles des pays francophones. Dans les lignes qui suivent, nous donnons quelques raisons explicatives des piètres performances des pays de la zone franc.

Une étude comparée des performances économiques entre les pays francophones et anglophones

Sans grande démonstration, il est aisé de dire que les pays anglophones sont plus dynamiques en termes de croissance économique. Les chiffres indiquent que les pays africains hors de la zone franc sont plus dynamiques. Les pays anglophones ont longtemps expérimenté une croissance de 6 à 7%.

Selon, le Fonds monétaire international (FMI), les pays de la Comesa (marché commun de l’Afrique orientale et australe) ont enregistré une croissance régulièrement supérieure à 6%, entre 2004 et 2015. En 2010 et 2011, d’ailleurs leur taux de croissance a même atteint 7,9 et 7,1%, hors produits pétroliers, souligne le FMI. Il convient de rappeler que sur 18 membres de la Comesa, seuls trois sont francophones, à savoir la république démocratique du Congo, les Comores et Madagascar.

Les pays de la zone franc enregistrent une croissance moyenne beaucoup plus faible, sur la même période 2004-2015. Ainsi, par exemple, on passe de 3,4% en 2009 à 4,9% en 2015, avec un pic de 6,1% en 2012. Le PIB global des pays anglophones, hors Afrique du Sud, pèse pour 48% de la production subsaharienne, contre moins de 20%, pour les francophones. Les pays anglophones ont de meilleurs indicateurs en matière de progrès social. Parmi les dix pays ayant le meilleur IDH du continent, seul le Gabon est un francophone d’Afrique subsaharienne avec 0,68, occupant la huitième place.

Le Gabon est devancé par Maurice (0,78), Les Seychelles (0,77) et le Botswana (0,70), mais aussi par des pays d’Afrique du Nord, l’Algérie, la Libye, la Tunisie. Les pays de la zone franc sont les derniers. Le Niger, la République Centrafricaine et le Tchad ont un IDH compris entre 0,35 et 0,39 selon le classement du PNUD en 2015. Quelles sont donc les raisons de ce retard économique ? Il ne faut pas chercher loin ce qui est accessible. C’est le lien incestueux entre ces pays et la France qui explique ce retard économique.

La France est le principal responsable du retard économique des pays de la zone franc

La France n’a jamais voulu que ces anciennes colonies deviennent des économies prospères. Avec une monnaie impérialiste, des accords de défense opaques et la dictature des monopoles, la France a fragilisé les pays de la zone franc.

La France impose une monnaie impérialiste

Le Franc Cfa, cette monnaie héritée de la colonisation déstructure nos économies. La parité fixe franc CFA-euro est une entrave à la compétitivité des économies africaines dans le monde. Les pays de la zone franc ne peuvent pas mener une politique monétaire compatible aux réalités nationales. La raison est simple : le franc Cfa est géré par la Banque centrale européenne (BCE). Ces pays ne peuvent pas utiliser l’instrument monétaire pour accroitre la compétitivité de leurs économies. En clair, il est impossible aux économies de la zone franc de relancer leurs exportations en jouant sur la flexibilité du taux de change. Mieux, les principes de libre convertibilité et libre circulation des capitaux favorisent la fuite des capitaux de l’Afrique vers la France. Les entreprises françaises installées dans les pays africains de la Zone Franc peuvent rapatrier librement leurs liquidités vers la France.

La France impose des dictateurs avec ses accords de défense

La France a signé des accords de défense avec les pays de la zone franc. Ces accords qui donnent à la France le droit d’implanter des bases militaires dans certains pays lui permettent en réalité de garder un contrôle étroit sur ce qu’elle considère encore comme sa basse-cour. Elle fait pencher l’équilibre militaire au gré de ses intérêts en intervenant directement ou pas. La France a toujours utilisé des forces rebelles pour renverser les régimes « désobéissants ».

En réalité la France entretient en Afrique un climat de désordre. Et pourtant on sait que les conflits ne facilitent pas le développement de l’Afrique francophone. On l’a vu notamment en République démocratique du Congo où pendant plusieurs années la croissance a été négative. Il a fallu retrouver la stabilité pour voir revenir la prospérité dans ce pays de 70 millions d’habitants. Ainsi, la RDC a enregistré l’un des meilleurs taux de croissance du continent entre 2010 et 2015, avec des croissances comprises entre 7,2 et 9,2%. Les guerres coloniales et les rebellions fabriquées par la France retardent les pays de la zone franc.

La France empêche les pays francophones de développer les infrastructures

Le manque d’infrastructures en Afrique constitue un obstacle majeur à la croissance sur le continent. L’Afrique compte environ 90.000 km de chemins de fer, soit 1/20 de la longueur des chemins de fer européens. La plupart des pays africains connaissent des pénuries d’électricité et moins de 60% de la population africaine a accès à l’eau potable. Les infrastructures sont peu développées dans les anciennes colonies françaises. Il est vrai que les pays anglophones possèdent des marchés intérieurs plus vastes en raison d’un meilleur découpage au moment de l’indépendance mais cela n’explique pas tout.

La France empêche les pays de la zone franc de profiter des offres chinoises. Et pourtant, la Chine contribue désormais au développement de plusieurs villes du continent : en Algérie, en Angola ou encore au Kenya. La construction occupe la troisième place des investissements directs à l’étranger (IDE) chinois sur le continent (16 %). En Angola, le constructeur chinois Citic érige une ville nouvelle pour 120 000 personnes à 20 kilomètres de Luanda, pour un montant de 3,5 milliards de dollars. La Chine a par exemple installé des pipelines et construit des raffineries afin d’aider des pays comme le Soudan, le Tchad et le Niger à se doter d’une industrie pétrolière complète.

Fin 2012, les investissements directs chinois en Afrique avaient dépassé les 15 milliards de dollars. La Chine a investi dans les secteurs du transport, des télécommunications, de l’aménagement et de la gestion des eaux, de l’électricité, ainsi que dans le réseau routier et les infrastructures. La France organise des rebellions et des coups d’Etat pour renverser les présidents africains qui se tournent vers la Chine et d’autres pays.

La Françafrique entretient des économies corrompues

Il est facile de faire des affaires dans les pays anglophones que dans les pays francophones. Le rapport Doing Business, publié en octobre 2015, montre que les quatre meilleurs réformateurs de leur environnement des affaires sont anglophones. Il s’agit notamment de Maurice, du Rwanda, du Botswana et de l’Afrique du Sud. Ils dépassent même les pays du Maghreb, à savoir la Tunisie et le Maroc qui arrivent respectivement à la cinquième et sixième position. C’est dire qu’en général, il est plus facile de créer une entreprise et de recouvrer sa créance ou de procéder au règlement d’un différend quand on investit dans un pays anglophone que dans un pays francophone d’Afrique subsaharienne. La France a habitué les pays francophones à la facilité et à la tricherie.

Prao Yao Séraphin

"C’est la France qui est responsable du retard économique des pays de la zone franc"

Share this post

Repost 0

"Procès de Mme Gbagbo : les témoins de l’accusation peinent à donner des preuves"

Published on by Akeulette

Publié le jeudi 28 juillet 2016 | APA

Les témoins à charge, dans le procès de Simone Gbagbo poursuivie pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, défilent à la barre de la Cour d’Assises d’Abidjan, sans donner des ‘’preuves’’ pour soutenir leurs dépositions, donnant le sentiment de venir ‘’réciter une dictée’’.

Comme, ce mercredi, les nommés Amadou Dembélé, Souleymane Soumahoro et Alassane Diomandé, comparaissant en qualité de témoins ou sachants, se sont évertués à raconter ‘’comment ils ont vécu la crise postélectorale’’ sans se référer aux différents chefs d’accusation qui valent à l’ex- première Dame ivoirienne sa comparution en assises.

Amadou Dembélé a, par exemple, rapporté que son ‘’frère’’ Drissa Dao ‘’arrêté par des forces de l’ordre alors qu’il se rendait au Golf Hôtel est décédé à la MACA (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan) suite aux blessures occasionnées par la bastonnade des policiers’’. Qui a donné l’ordre aux forces de l’ordre de bastonner votre frère ?, interroge le juge Boiqui Kouadjo ?

‘’Je ne sais pas’’, répond le témoin. Pensez- vous que Simone Gbagbo est-elle capable de donner des ordres ?, relance le magistrat. ‘’ Non, c’est une maman. Je ne pense pas qu’elle puisse donner des ordres’’, déclare Amadou Dembélé.

Le président Boiqui Kouadjo revient à la charge. ‘’Est-elle liée à la mort de votre frère ?’’, interroge- t-il. ‘’Oui parce qu’il y a eu dérapage et elle a laissé faire’’, répond le témoin qui, pressé par la défense, avouera plus tard: ‘’ je n’étais pas là quand on l’arrêtait. C’est un frère, Souleymane Bamba, qui m’a rapporté les faits mais lui aussi, n’était pas présent’’.

Le second témoin Souleymane Bamba raconte à la barre qu’il a ‘’tout perdu’’ dans son garage à Yopougon où ‘’des hommes en armes, cagoulés sont venus nous bastonner sur une dénonciation calomnieuse. J’ai perdu un œil suite à une bouteille lancée à ma figure par l’un d’entre eux’’.

Selon lui, l’un de ses amis, venu lui rendre visite ce jour-là, a subi le courroux des ‘’agresseurs qui nous prenaient pour des rebelles. Mais mon ami a reconnu un parmi eux qui est policier du nom de Hugues Dothui’’. A la question de savoir qui a envoyé ces forces de l’ordre dans son garage, Souleymane Bamba répond sans hésiter ‘’c’est Mme Gbagbo’’.

‘’Qu’est ce qui vous fait dire que c’est elle ?’’, interroge le juge. ‘’Parce que c’est elle qui est au pouvoir. Et puis son slogan +on gagne ou on gagne+ a envenimé les choses. Donc c’est elle et elle est liée à ma blessure à l’œil’’, affirme le témoin. Comment savez-vous qu’elle est liée à votre blessure ? ‘’ C’est elle qui est au pouvoir’’, insiste-t-il.

Dans les débats avec la défense, le témoin est contredit par la déposition à l’instruction de l’un de ses apprentis. Selon ce dernier, ‘’c’est le patron (ndlr : Souleymane Bamba) même qui a alerté la police (…) et c’est un projectile dont on ne sait la provenance qui lui est tombé sur l’œil’’. Interrogé sur les propos de son apprenti, le témoin est resté stoïque.

Quant à l’étudiant Alassane Diomandé, il a rappelé les ‘’circonstances de la mort de 4 de mes condisciples de la grande mosquée de Yopougon Toits rouges et la destruction de cet édifice religieux par des hommes envoyés par Simone Gbagbo’’, malgré le groupe d’auto-défense ‘’constitué’’ pour la sécurisation de ce lieu de culte.

Mais lorsque le juge lui demande le ‘’lien de ces faits avec l’accusée’’, le témoin, comme tous les autres, affirme: ‘’par le discours de haine véhicule par Mme Gbagbo, c’est elle qui a donné des ordres aux policiers militaires et gendarmes de venir attaquer notre mosquée’’.

‘’Comment savez-vous cela ?’’, interroge le juge pour se laisser entendre: ‘’c’est Gbagbo qui était au pouvoir en ce moment’’, rétorque Alassane Diomandé avant la suspension de l’audience.

HS/ls

http://news.abidjan.net/h/595247.html

"Procès de Mme Gbagbo : les témoins de l’accusation peinent à donner des preuves"

Share this post

Repost 0

"Bouaké –l’armée française deployée/ Dix personnes interpellées après les violentes manifestations"

Published on by Akeulette

Par AbidjanTV.net

Poste le 25/07/16

Dix personnes ont été interpellées samedi dans la ville de Bouaké (centre de la Côte d’Ivoire) après de violentes manifestations de protestation contre le coût élevé de la facture d’électricité, faisant deux morts et occasionnant des actes de pillage et de vandalisme, a constaté un journaliste de ALERTE INFO.

Des éléments de l’armée et de la police ont interpellé dix hommes âgés de 35 ans en moyenne et les ont conduit au camp du Centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO, unité spéciale de police) situé à Bromakoté, un quartier populaire de Bouaké.

Divers matériels dont des imprimantes, des postes téléviseurs et des meubles ont par ailleurs été saisis lors de fouilles de domiciles dans les quartiers Koko, Féraille et Gbintou, dans l’après-midi.

Une colonne de six Jeeps dont cinq de l’armée française a été aperçue à l’entrée de Bouaké à 12h45 et un hélicoptère de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire survolait la ville dans la matinée.

Plusieurs commerces dont des restaurants, salons de coiffures, magasins de vente de divers produits ont rouvert samedi mais l’armée avait barricadé aux environs de 11h l’accès au quartier Commerce, où a eu lieu de nombreux pillages et saccages vendredi.

Près de 300 habitants de Bouaké ont manifesté vendredi contre le coût élevé de la facture d’électricité, incendiant les locaux de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) au quartier Dougouba.

Des manifestants ont saccagé les locaux de la Nsia Banque (du Groupe Nsia), de la direction régionale des impôts, la Société de distribution d’eau en Côte d’Ivoire (SODECI) au quartier Commerce (centre administratif de la ville) et la préfecture à Koko (quartier populaire), emportant des matériels informatiques, bureautiques et électroménagers.

Des manifestations similaires ont visé des locaux de la CIE mercredi à Daloa (Centre-ouest) et mardi à Yamoussoukro, la capitale politique.

En janvier, les factures ont connu une augmentation allant jusqu’à 50%, contrairement aux 16% prévus par le gouvernement.

Pour calmer la grogne des populations, le chef de l’Etat Alassane Ouattara a exigé l’annulation de cet ajustement tarifaire du coût de l’électricité et le remboursement du trop-perçu aux abonnés, à l’occasion de la fête du travail le 1er mai.

Dans l’application de cette décision, les consommateurs ont reçu deux factures, celles de mars-avril et mai-juin, dans le mois de juillet. Une situation qui a suscité des mécontentements.

Après avoir reporté d’un mois la date limite de paiement de la facture de juillet, la CIE a annoncé vendredi l’annulation de cette date et annoncé un “étalement qui sera négocié” avec les associations de consommateurs, à la télévision nationale.

MYA

Alerte info/

"Bouaké –l’armée française deployée/ Dix personnes interpellées après les violentes manifestations"

Share this post

Repost 0

" Procès du président Laurent Gbagbo:Que faut-il retenir du passage du témoin P0321?"

Published on by Akeulette

Par Eburnienews

D’abord, malgré tous les huis-clos qui ont émaillé son passage, le témoin P0321 a tenu à dire sa part de vérité sur la crise qui a endeuillé la Côte d’Ivoire pendant près de 10 ans.

A propos de cette crise, le témoin P0321 a, tout comme l’ont fait plusieurs témoins avant lui, accusé la France d’avoir aidé militairement les rebelles pro-Ouattra. Le témoin P0321 a par exemple informé la Cour que contrairement à une idée faussement répandue, les rébelles n’avaient aucun succès sur le front Ouest pendant la crise postélectorale. Ils y ont accédé avec l’aide des militaires français et ceux de l’ONUCI. «Les troupes françaises et celles de l’ONUCI ont livré Duékoué aux rébelles», a-t-il affirmé.

Pour le moins qu’on puisse dire c’est que le fameux témoin “encagoulé” et dont le numéro d’identification est P0321 a purement et simplement déjoué les pronostics des pro-Gbagbo, puisque qu’il a carrément innocenté les accusés et plus singulièrement le président Gbagbo.

Le faisant, le témoin P0321 a démontré très clairement au juge Cuno Tarfusser que sa thèse selon laquelle révéler l’identité des témoins les influencerait à changer leur déposition devant la Cour.

Le témoin P0321 a bénéficié de toutes les précautions possibles qui pourraient l’emmener à mentir aux fins de faire condamner le président Gbagbo. Ce fut pas le cas. Cela démontre l’absurdité de maintenir cette posture. A moins qu’une intention non avouée se cache derrière cette décision.

Ci-dessous quelques extraits de la déposition du témoin P0321

Témoin P0321 : La caserne de Agban a subit les bombardements de l’ONUCI et de l’armée française. Précisément le Dimanche 10 Avril 2011. A la suite de cela, il y a eu un décès. Une petite fille de 14 Ans qui s’appel Andrea.

Maître Altit: Vous nous parlez d’un Bombardement. Il s’est déroulé comment avec quel matériel ?

Témoin P0321 : Avec deux Hélicoptères de type gazelle

Maître Altit : d’accord. Donc, les Hélicoptères de l’ONUCI, bombarde le camp ou se trouve des gendarmes et des civils. C’est bien exacte ?

Témoin P0321 : Oui

Maître Altit :

Quel jour ?

Témoin P0321 : le dimanche 10 Avril

Maître Altit: D’accord. Au paravent, les Hélicoptères de l’ONUCI n’étaient pas intervenus contre ce camp ?

Témoin P0321 : Ils n’étaient intervenu, ils avaient survolé à plusieurs reprises le camp, mais avant le 10 Avril, ils n’étaient pas encore intervenus

Maître Altit: D’accord. La petite fille dont vous parlez, elle a été tué du fait de ce bombardement de l’ONUCI ?

Témoin P0321 : Oui. Ils n’avaient pas réussi à atteindre les objectifs qu’ils visaient. Alors ils ont commencé à tirer avec les armes lourdes types 12.7 14.5 qui étaient monté à l’intérieur des Hélicoptères. Et c’est en tirant sur la bâtiments, les bâtiments ou habitait les familles, cette petite fille étant à l’intérieur de sa maison, il y aune balle qui a traversé la maison, du coté de la cuisine, donc qui l’a découpé en deux.

Maître Altit : D’accord. Vous connaissez son nom cette petite fille ?

Témoin P0321 : Elle s’appelle Andrea Kobenan. Paix à son âme.

http://eburnienews.net/proces-du-president-laurent-gbagbo-voici-les-videos-du-passage-du-temoin-p0321/

" Procès du président Laurent Gbagbo:Que faut-il retenir du passage du témoin P0321?"

Share this post

Repost 0

"Côte d’Ivoire : que de contradictions au procès de Simone Gbagbo"

Published on by Akeulette

Par Afriquesur7

Que de contradictions qu’il a été donné de voir au procès de Simone Gbagbo hier lundi 25 juillet 2016. Quatre témoins de l’accusation ont défilé à la barre de la Cour d’assises d’Abidjan pour donner des versions contradictoires sur le bombardement du marché Siaka Koné d’Abobo (Nord d’Abidjan), dans le cadre du procès de Simone Gbagbo.

rien que des contradictions au procès de Simone Gbagbo

Les propos plein de contradictions qu’il nous été donné d’entendre au procès de la Première Dame Simone Gbagbo, hier lundi, ont semé la confusion totale dans les esprits et renforcé le doute qui déjà planait sur ce procès taxé par des Ivoiriens comme étant celui de la honte. Les commerçants et en même temps témoins appelés à la barre, à savoir Siaka Sidibé, Zoumana Sidibé, Souleymane Diakité et Mariam Fofana, pour ‘’éclairer la Cour’’ sur les circonstances du bombardement du marché Siaka Koné d’Abobo qui a fait ‘’une vingtaine de morts’’ lors de la crise postélectorale, sont allés de dénégations en contradictions au cours de l’audience.

De manière juxtaposée, leurs témoignages donnent cette cacophonie : « on nous a raconté », « on n’a pas vu Mme Gbagbo, mais c’est sur ‘’les ordres de Simone Gbagbo’’ que le marché a été bombardé.‘’Quand a eu lieu le bombardement ?’’, interroge le juge. Le témoin déclare qu’il ne sait pas mais ‘’on m’a dit que c’est le 17 mars 2011’’, soutient-il, ajoutant qu’il est le ‘’seul survivant’’ de ce bombardement qui a tué 20 personnes dont ses cinq frères. ‘’Qui a tiré l’obus’’, interroge encore le juge. ‘’Vraiment, je ne sais pas’’, répond Siaka Sidibé qui insiste que ‘’ce jour là, il n’y avait personne au marché et qu’aucun commerçant ne s’y trouvait’’, soutenant qu’il a été blessé ‘’à l’œil gauche’’…

Au lieu de continuer à se sentir si ridiculisée, la Cour a préféré reporter le procès à ce jour. Même des animaux dressés ne se contrediraient pas de la sorte, soufflait en sortant de la salle d’audience un avocat.

"Côte d’Ivoire : que de contradictions au procès de Simone Gbagbo"

Share this post

Repost 0

" Retour à l’Etat-gendarme en Côte-d’Ivoire ?"

Published on by Akeulette

Par Afriquesur7


La grogne sociale a pris de l’ampleur en Eburnie du fait de la hausse des factures d’eau et d’électricité. À Yamoussoukro, Daloa, Korhogo ou Bouaké, des agences de la SODECI-CIE ont été caillassées, brûlées et pillées par des manifestants en colère. Les autorités ivoiriennes ont donc déployé un important contingent de policiers, gendarmes et militaires à travers Abidjan et autres agglomérations du pays pour étouffer les mouvements d’humeur, donnant l’impression d’être dans un régime militaire.

La grogne sociale face à la répression policière

La grogne sociale, longtemps étouffée, a fini par exploser au grand jour. L’élément déclencheur de ce ras-le-bol collectif est la hausse de la facturation de la Compagnie Ivoirienne d’Électricité (CIE) passée du simple au double. Mais en lieu et place d’un discours d’apaisement, les autorités ivoiriennes ont décidé de faire montre de leur autorité. Ainsi, remarque-t-on en ce moment une forte présence des forces de défense et de sécurité à travers Abidjan. Armes au poing, casques blindés, visages graves dans leurs véhicules de transport de troupes, tel était le tableau lundi. Aux abords des agences de la CIE et de la SODECI, sur les grandes artères, à des carrefours stratégiques… Toute la capitale ivoirienne était quasiment quadrillée par ces forces de l’ordre.

À Bouaké où la grogne sociale a particulièrement pris la forme d’une émeute généralisée, le tableau n’est nullement différent. Du quartier Commerce à Koko en passant par Ahougnassou, la présence policière est des plus dissuasives. Des personnes arrêtées lors de la manifestation du jeudi dernier croupissent encore dans un camp militaire de la ville. Leurs proches tentent vainement d’obtenir leur libération. Les blessés par balles continuent de suivre des soins pour éviter d’engager leur pronostic vital. Les familles endeuillées lors de ces évènements continuent de pleurer leur mort.

La situation en Eburnie se dégrade de plus en plus. Les responsables de la CIE ont tenté de trouver des parades pour faire avaler la pullule, mais rien n’y fit. Ainsi, au lieu de faire baisser le soufflet par un retour à la facturation antérieure, l’État a plutôt fait sortir sa force de répression.

La présence policière sur les franchises universitaires du campus

Bien avant les mouvements sociaux liés à la hausse de la facturation, le régime Ouattara avait décidé d’installer des policiers au campus. À défaut de construire un commissariat de police au sein de l’université comme initialement prévu pendant la réhabilitation des lieux, c’est une présence massive, remarquée et encombrante des policiers dans ce temple du savoir qui saute aux yeux. C’est une lapalissade de dire que la cohabitation étudiants-policiers est loin d’être pacifique. Les récents affrontements à l’université FHB sont une preuve de la volonté des uns et des autres d’en découdre. Le président Alassane Ouattara a décidé de maintenir ces forces contre vents et marées au campus. Pire, un important renfort d’éléments est venu épauler les milliers de policiers déjà en place sur le campus.

La liberté d’expression, de réunion et d’association qui caractérise un État de droit est à l’heure actuelle en déliquescence. Le dialogue républicain qui a, pendant longtemps, prévalu en Côte d’Ivoire, est en train de tomber en lambeaux. À l’expression d’un mécontentement, la répression est des plus rudes. Et pourtant, aussi farouche soit-elle, toute crise finit par se résoudre dans le dialogue et la concertation.

Pourquoi donc placer la charrue avant les boeufs et donner l’impression que la Côte d’Ivoire est de retour dans un État-gendarme ?

" Retour à l’Etat-gendarme en Côte-d’Ivoire ?"

Share this post

Repost 0

"Fesci: 3.5 millions pour mieux casser"

Published on by Akeulette

"Crise à l’Université : lementor.net, site d’information proche du RDR accuse Soro et ses collaborateurs de tirer les ficelles…"

Nous assistons avec consternation au réveil depuis quelques semaines du monstre FESCI.

En effet, s’appuyant sur quelles revendications légitimes des étudiants, cette violente organisation qui n’a d’estudiantine que de nom a réveillé les démons que nous croyons enterrés. Cependant, le calendrier de cette virulence de la nébuleuse organisation intriguait plus d’un.

En effet, des remous sociaux suscités par l’augmentation du coût de l’électricité accompagnaient le réveil du volcan FESCI avec son corollaire d’agressions à l’encontre des étudiants récalcitrants aux fallacieux mots d’ordre de grève, de casses et de vandalismes, mais également d’agressions des forces de l’ordre dans l’exercice de leurs fonctions.

Il urgeait donc de défaire le nœud gordien que consistait cette intrigue et de bien d’autres liées aux remous sociaux caractérisés par une violence que les ivoiriens désormais férus de paix, se forçaient d’oublier.

Dans nos pérégrinations et investigations nous avons appris la tenue d’une réunion le vendredi soir à Yopougon, réunion dont nous avons décidé de nous en faire l’écho.

A cette réunion, était présente deux personnes reconnues pour leur faquinisme à l’égard de Guillaume Soro : Felicien Sekongo, membre du cabinet du PAN, ex-étudiant de l’université Abobo-Adjamé, radié pour tricherie et Mamadou Traoré, l’ancien éphémère Directeur de l’INFS, que depuis quelques semaines sèment ces diatribes teintées de haine à l’égard du président la république et de dithyrambes à l’égard de Soro. Le troisième larron présent à cette réunion était ni plus, ni moins que le premier responsable de l’organisation estudiantine, la plus violente en Afrique, Assi Fulgence, dit AFA. On pourrait dire que cela est chose normale. Deux aînés rencontrant un cadet afin de lui donner des conseils.

Le drame est que ces malfaisants aînés ont tout simplement décidé d’apporter leur appui au malsain combat mené par l’organisation abonnée au désordre et méfaits d’un autre âge. En effet, Félicien et Mamadou ont été mandatés afin de remettre la somme de 3 millions 500 mille Francs CFA à Assi, aux fins d’appuyer les actions de déstabilisation entreprises par la FESCI depuis quelques temps. Ces actes d’une autre époque sortis des esprits en souffrance d’individus mus par des ambitions à la fois démesurées et irréalistes, à l’aune desquelles ils ont décidé de sacrifier la paix retrouvée ne resteront certainement pas impunis et les grandes oreilles sont à pied d’œuvre afin de réunir tous les éléments probants.

Attendons-nous donc aux cris d’orfraie que pousseront certains lorsque les tenailles de la justice se refermeront sur leurs malfaisants personnages.

Source: lementor.net
"Fesci: 3.5 millions pour mieux casser"

Share this post

Repost 0

Bouaké: Plus de 500militaires en renfort

Published on by Akeulette

Source: : Web-News | Le 24 juillet, 2016 à 01:07:35

L'armée se déploie à Bouaké. Cela, après les pillages et incendies des entreprises constatés lots de la manifestation des populations contre les factures CIE.

Selon une source militaire 500 éléments de la 5ème Compagnie dirigée par le Colonel Jah Gao et d'autres forces appartenant à plusieurs compagnie sont à Bouaké pour renforcer la sécurité. Ils y sont pour parer à tout désordre à l'avenir.

Notons au passage que des armes de guerre ont été emportés par des inconnus pendant ces journées folles.

Auteur: Eric Yerime - ivoirematin.com

Bouaké: Plus de 500militaires en renfort

Share this post

Repost 0

" Les Dessous du FMI "

Published on by Akeulette

Share this post

Repost 0

Aux militants du RDR: Voici le deal de Ouattara avec le FMI pour augmenter le prix des factures CIE

Published on by Akeulette

Le Fonds monétaire international a appelé le vendredi 11 mai 2012, à des réformes dans le secteur de l’énergie en Côte d’Ivoire, à l’occasion du versement des 100 millions de dollars d’un prêt au pays. Soit environ 50 milliards de Fcfa.

L’institution a annoncé dans un communiqué que son Conseil d`administration avait donné son feu vert à cette somme d’argent, deuxième tranche d`un prêt de 600 millions de dollars accordé en novembre passé.

En Côte d`Ivoire, “un programme étendu et ambitieux de réformes structurelles longtemps différées est en cours d’application”, s’est félicité le Fmi, citant les “gros efforts” pour moderniser la gestion des finances publiques, le secteur du cacao, le droit et la justice. “Mais l’application des réformes dans les secteurs énergétique et financier a connu des retards”, a poursuivi le Fonds. Il a appelé à assurer l’avenir de la Compagnie ivoirienne d`électricité (Cie) par “de nouvelles mesures, y compris des hausses des tarifs”. Car “si ces mesures ne sont pas prises, l`investissement si nécessaire dans de nouvelles capacités de production restera un vœu pieux.

Il est aussi nécessaire de passer à la fixation automatique des prix des produits énergétiques, tout en protégeant en même temps les populations les plus vulnérables”, a-t-il ajouté, en référence aux mécanismes de subventions aux hydrocarbures. Dans le secteur financier, “il est urgent de concevoir et d`adopter un plan de restructuration solide pour les banques de dépôts publiques en difficulté”, a estimé le Fmi.

Par ailleurs, le rapport de la dernière mission conjointe du Fonds monétaire International (Fmi), de la Banque Mondiale (Bm) et de la Banque Africaine de Développement (Bad) qui a séjourné en Côte d’Ivoire en mars 2012, en dit davantage. Si l’on s’en tient au contenu du rapport final ayant sanctionné cette mission d’évaluation en substance : «Le rapport final de la révision des tarifs d’électricité est disponible et un comité a été mis en place pour analyser les conclusions et recommandations. En attendant les résultats de l’étude d’impact social du tarif d’électricité sur la pauvreté, le gouvernement s’est engagé de relever le tarif de 10% sur les industriels à partir d’avril 2012. L’incidence de la révision tarifaire devrait conduire à une situation d’équilibre à partir de 2013».

En ce qui concerne la rémunération et des négociations prévues avec le concessionnaire qui n’est autre que la Compagnie Ivoirienne d’Electricité (Cie) la note nous apprend : «S’agissant de la rémunération du concessionnaire, il est prévu le lancement en mars 2012, des négociations avec la Cie qui permettront de réaliser une économie d’environ 10 milliards de Fcfa par an. Le taux de recouvrement en ex-zone Cno est passé de 25% en 2010 à 21% en 2011 du fait de la crise post électorale. Il devrait s’établir à 30% en 2012, 50% en 2013 et 98% à partir de 2014».

Le gouvernement Ouattara a–t-il respecté sa parole donnée ? Nous n’en savons rien. Toutefois, des indiscrétions disent que le régime d’Abidjan qui peine déjà à trouver des réponses adéquates face à la flambée des prix des produits de grandes consommations sur le marché de la consommation, redouterait une fronde sociale.

Surtout avec «l’entrée en vigueur de la fixation automatique des prix du litre du carburant à la pompe annoncée pour juillet 2012», si l’on s’en tient à une information officielle rendue publique par la Direction générale de la Douane lors de la rentrée Budgétaire 2012.

Bamba Mafoumgbé

Source: Le Temps du 14 mai 2012
Aux militants du RDR: Voici le deal de Ouattara avec le FMI pour augmenter le prix des factures CIE

Share this post

Repost 0

1 2 3 > >>