Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

La Cote d'Ivoire refuse que Dramane Ouattara lui change sa constitution

Publié le par Akeulette

La Cote d'Ivoire refuse que Dramane Ouattara lui change sa constitution

Reve du 15 Juillet 2016 au petit matin.

Dans ce reve, je suis dans une grande salle avec des membres du FPI nous sommes entrain de faire des travaux de nettoyage. Je vois entrer dans la salle monsieur et madame Dramane Ouattara. Des qu'il entre dans la salle, Dramane Ouattara se met a parler de "vote".

Il crie: -"vote" en levant le poing. Moi je lui reponds que le moment des "votes" n'est pas encore arrive!!! Je me retire dans une chambre et verouille la porte toute fachee!

Je dois vous dire qu'a mon reveil je me demandais de quel vote il s'agissait? C'est en lisant les journaux Ivoirien en ligne que j'ai comprise le message du reve. En fait, la salle dans laquelle je me trouvais avec les membres du FPI pour le nettoyage, etait l'assemblee nationale Ivoirienne. Ce matin j'ai lu que les deputes de cette assemblee, tous du parti de Dramane ont dit "OUI POUR LA REVISION DE LA CONSTITUTION"!!!

Donc voila, Dramane Ouattara est pret pour changer la constitution Ivoirienne, mais la Cote d'Ivoire ne veut pas! Raison pour laquelle, je lui dit: " le moment des votes n'est pas encore arrive", je me retire dans une chambre et verouille la porte".

Le nettoyage, veut dire un besoin de se debarrasser de quelque chose qui gene, pour aller de l'avant,..., vers la reussite. La Cote d'Ivoire va se debarrasser de Dramane Ouattara et de ses deputes a cette Assemblee pour pouvoir avancer, je pense que le FPI aura une majorite de deputes dans l'avenir car c'etait avec des millitants du FPI que je faisais ces trauvaux de nettoyage!!!

Symbole de verouiller une porte: "Rêver que la porte est fermée ou verrouillée signifie que les opportunités sont refusées et ne sont pas disponibles. Quelque chose ou quelqu'un vous empêche de progresser. Il symbolise aussi la fin d'une phase ou un projet."

Voila donc...,la Cote d'Ivoire va empecher Dramane Ouattara de progresser dans sa sale besogne, car elle ne veut pas que ce dernier lui change sa constitution! J'ai verouillee la porte, je dis NON au Burkinabe de changer la constitution de la Cote D'Ivoire!!!

NO PASARAN!!!

"Révision de la constitution: les députés disent oui !"

Publié le Vendredi 15 Juillet 2016 à 06:34:47

"Le projet de loi organique portant organisation du référendum pour le vote de la constitution a été adopté, mercredi, à l’unanimité des membres de la commission des affaires générales et institutionnelles, à l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire.

Adoptée en deuxième lecture après celle de la séance du 27 Avril dernier, cette séance parlementaire a présenté le code électoral du référendum, avec notamment, l’organisation et la supervision du référendum pour l’adoption de la constitution par la Commission électorale indépendante(CEI), à titre exclusif.

Selon le ministre de l’intérieur et de sécurité, Hamed Bakayoko, le rapporteur de la loi devant les parlementaires, une seule question sera posée aux populations lors de ce scrutin référendaire, à savoir, « approuvez-vous le projet de constitution proposé par le président de la République ? ».

Le chapitre deux de ce projet de loi indique, entre autres, un égal accès aux organes officiels de presses écrite et audiovisuelle, pour les partis et groupements politiques. Les réclamations éventuelles dans les sept jours à compter de la date de réception des procès verbaux du vote référendaire, par tout parti ou groupement politique sont prises en compte, au chapitre trois."

http://www.imatin.net/article/politique/le-projet-de-loi-organique-portant-organisation-du-referendum-adopte-en-commission_40521_1468527050.html

Partager cet article
Repost0

Publicité

"GBA.GBO dit Alassane est un menteur" Ahahahaha, il n'a pas tort!!!

Publié le par Akeulette

"GBA.GBO dit Alassane est un menteur"! Mdrrrrrrrr

(Voir video)

Bonjour President GBA.GBO! Missing you dearly!

Un mythomane en effet Monsieur le president! Voici une de mes visions qui confirme ses mensonges de mythomane et sycophante de merde!

Dramanus l'hypocrite, le sournois, va faire semblant de pas savoir ce qui se passe en Cote d'Ivoire et se mettra en colere contre ses ministres!! Raison pour laquelle le chat lancait des griffes contre ce petit groupe de personnes autour lui!

Posted on April 29 2016 by Akeulette

Reve du 25 Avril 2016 dans l'apres midi.

Dans ce reve Dramanus est le symbole d'un chat. Ce chat est couche sur un tapis, les pattes en l'air, couche sur le dos, je le vois se debattre, il lancait des griffes devant un petit groupe de personnes autour de lui, qui lui posait des questions.

Le chat est symbole de sournoisie et d'hypocrisie!

Ce reve nous dit que Dramanus est un sournois, hypocrite. Le chat est couche sur le dos, sur un tapis, veut dire Dramanus, le faux, l'hyprocrite va chuter, il sera a terre entrain de se debattre!

Au lieu de repondre aux questions des gens, le chat lancait des griffes, il agressait ces gens autour de lui, veut dire que Dramanus le sournois ferait semblant de se mettre en colere devant des questions qui lui seront posees.

Ce reve, je l'avais pas bien compris jusqu'a ce que je lise les journaux hier. <<Côte d’Ivoire : face à la grogne sociale, Ouattara en rogne contre ses ministres>>

<<Mercredi, lors du Conseil des ministres, le président ivoirien aurait demandé des explications au gouvernement quant à la grogne sociale qui agite le pays.>>

Le Seingeur me disait: Dramanus l'hypocrite, le sournois, va faire semblant de pas savoir ce qui se passe en Cote d'Ivoire et se mettra en colere contre ses ministres!! Raison pour laquelle le chat lancait des griffes contre ce petit groupe de personnes autour lui!

Et puis le 27 avril au matin, j'ai fait un reve sur Sorrow Guillautine, qui etait heureux, il secouait une bouteille de champagne parmi des gens. Hier j'ai apprise que le Burkinafasso avait "leve son mandat d'arret contre lui"!

Et pourtant leur regime va chuter! Ils font s'entretuer ces voyous de la republique "Ivoirienne".

http://lacriseivoirienneestspirituelle.overblog.com/2016/04/dramanus-l-hypocrite-le-sournois-va-faire-semblant-de-pas-savoir-ce-qui-se-passe-en-cote-d-ivoire-et-se-mettra-en-colere-contre-ses

Partager cet article
Repost0

"Financement de la rébellion ivoirienne : voici l’article de Guy-André Kieffer qui accusait Anthony Ward, le trader de Ouattara"

Publié le par Akeulette

"Le politologue Michel Galy démontre le financement, par la France, les USA et certains pays de la CEDEAO, de la rébellion armée pro-Ouattara qui endeuille depuis des années des milliers familles ivoiriennes."

"Financement de la rébellion ivoirienne : voici l’article de Guy-André Kieffer qui accusait Anthony Ward, le trader de Ouattara"

"Cet article paru le 25 novembre 2002 sur abidjan.net et repris à l’époque par Fraternité-Matin a été celui qui, pour la première fois, évoquait la spéculation meurtrière d’Armajaro, dont le fils de Dominique Ouattara est aujourd’hui le responsable Afrique. Une information transmise le jeudi 24 octobre 2002 en soirée, fait état qu’une société britannique de négoce, récemment implantée au Ghana et en Côte d’Ivoire : ARMAJARO, a remis, ces dernières semaines, une somme importante à un groupe de personnes dans le but d’entreprendre une déstabilisation de la Côte d’Ivoire.

La somme serait au minimum de cinquante millions de dollars américains, soit environ une trentaine de milliards de francs CFA.

Cette information, qui a été validée auprès de traders de cacao, des banquiers internationaux, des financiers et des sources politiques proches des milieux d’affaires américains radicaux, donne une explication plausible, très vraisemblable et hautement probable, sur l’origine de la principale source de financement de la rébellion armée du nord débutée en Septembre 2002.

Cette information met en évidence les objectifs réels poursuivis par les auteurs de ce financement des rebelles dirigé par Soro Guillaume et très proche d’Alassane Ouattara ; elle permet d’expliquer en partie, de comprendre et de relier toute une série d’évènements qui ont marqué depuis plusieurs mois la vie économique de la Côte d’Ivoire et notamment dans le secteur clé du cacao.

Armajaro et AIG Fund : les financiers de la déstabilisation

Armajaro : cette société de négoce, dont les bureaux sont à Londres, mais dont le siège social est basé dans un paradis fiscal – les îles Vierges britanniques– est dirigée par Anthony Ward. L’an passé, ce négociant britannique a été l’un des principaux fournisseurs de cacao du groupe agroalimentaire américain ADM, une société présente en Côte d’Ivoire dont les intérêts sont très étroitement liés à ceux de Sifca, Sifca Coop et d’Anaproci Sa.

Armajaro dispose d’un agrément d’exportateur de cacao en Côte d’Ivoire depuis peu de temps.

La filiale ivoirienne d’Amajaro est associée avec Daniel Usher qui est un proche de Georges Ouegnin, lui-même ayant été l’interface entre Anthony Ward et Houphouët-Boigny lors de la guerre du cacao en 1988-1991. Daniel Usher est également très proche d’Ali Anjani, un trader de sucre, proche de Victor Nembelissini qui assurait, à l’époque où il travaillait à Equator Bank ses financements. Daniel Usher et Victor Nembelissini sont très proches d’Alassane Ouattara et d’Yves Lamblin, même si les relations entre les deux hommes sont marquées par un violent antagonisme.

Au Ghana, Armajaro est dirigé par Steven White, un financier britannique expert de la gestion des fonds d’investissement spécialistes des matières premières sur les marchés à terme ainsi que des montages financiers mettant en jeu des sociétés financières off-shore.

L’essentiel des financements destinés aux rebelles auraient transité par la branche ghanéenne d’Amajaro. Plusieurs transferts de fonds en provenance de Londres, de l’ordre de 1,250 million de dollars (820 millions de francs CFA) à chaque fois, ont été
identifiés par les Services spécialisés, ces dernières semaines. Certains de ces transferts en liquide ont été opérés et convoyés entre Londres et Accra par Monsieur Maignan, un homme d’affaires français qui, dans un passé récent, était l’homme de confiance pour les opérations financières de plusieurs dirigeants du PDCI.

Armajaro a été fondée par les anciens de Phibro (Philip Brothers), il y a cinq ans. Armajaro, durant ces quatre dernières années, a été impliquée à plusieurs reprises dans des « étranglements de marché » sur le marché à terme de Londres en association avec plusieurs fonds de pensions (AIG Fund, Tiger Fund du financier américain Georges Soros un proche de Victor Nembelissini et d’Alassane Ouattara, African Managment Fund, un fond d’investissement diversifié opéré en partie par la banque sud-africaine Absa, dirigé par Paul Martin, un ami de Frank Kennedy d’Equator Bank et de Victor Nembelissini). Anthony Ward est le conseiller cacao de Mama Ndyaye d’AIG Fund.

Les fondateurs d’Armajaro ne sont pas des inconnus en Côte d’Ivoire

Ils ont été des acteurs majeurs de la guerre du cacao en 1990. (pour plus d’informations sur la guerre du cacao, cliquez ici)

A cette époque, pour limiter la sortie de cacao de Côte d’Ivoire, Anthony Ward et Derek Chambers n’avaient pas hésité à financer des troubles en pays Krou.

Anthony Ward ainsi que Derek Chambers disposent d’un réseau important de relations dans le monde politique ivoirien, notamment au PDCI, ainsi que des attaches avec plusieurs responsables du RDR. Ces liens étroits se sont noués lors de la guerre du cacao et se sont renforcés avec le règlement du dossier cacao qui opposait la Côte d’Ivoire à Phibro au début des années quatre-vingt-dix. Les deux hommes entretiennent d’étroites relations avec Georges Ouegnin, qui a été leur go-between avec les autorités politiques ivoiriennes de l’époque, et avec Daniel Usher, qu’ils ont financés (SICC) et avec lequel Anthony Ward s’est associé en début d’année pour installer Amajaro en Côte d’Ivoire.

Quelques années auparavant, ces mêmes traders, dans la même structure (Phibro) avaient activement participé au montage du volet financier du coup d’état contreSalvador Allende au Chili.

Cette participation, couplée aux positions de Phibro sur les marchés à terme du cuivre de Londres (LME) et de New York (Comex), avait permis à ces traders d’engranger une plus-value estimée à 14 milliards de dollars américains.

Avant d’être trader chez Phibro, Anthony Ward a appartenu au MI 5, le service secret britannique.

Certains des ex-traders métaux de Phibro ont été, à une époque récente, lourdement impliqués dans des opérations de déstabilisation dans l’ex-Zaïre, notamment pour le contrôle de la production de coltran, un alliage métallique stratégique. Cette participation a été mise en évidence dans un rapport des Nations-Unies sur le pillage des richesses minières du Congo démocratique. (Voire aussi « Du Zaïre De Mobutu Au Congo De Kabila »). Une partie des financements pour ces opérations a transité par les banques sud-africaines Absa et Equator.

Plus récemment des membres de cette équipe de traders, dont certains ont rejoint le broker américain Refco, en association avec AIG Fund, ont participé à deux tentatives de déstabilisation du Président Hugo Chavez du Venezuela. Le motif étant, cette fois, le pétrole.

AIG Fund: Ce fond d’investissement de droit américain basé à New York, spécialiste des placements sur les marchés à terme de matières premières, est une filiale du premier assureur américain, AIG. Sa branche « fond d’investissement » sur les marchés de matières premières est dirigée par le sénégalais Mama Ndyaye.

Cet homme est très lié aux familles Diouf, (actionnaire indirect du groupe de négoce américain ADM, premier utilisateur mondial de cacao) et Wade, ainsi qu’à plusieurs personnalités ivoiriennes dont l’actuel directeur de la CAA, Victor Nembelissini, un proche d’Alassane Ouattara. C’est également un proche d’Yves Lamblin, le président du groupe Sifca, un groupe agro-alimentaire ivoirien très endetté (130 milliards de francs CFA, après intégration de la totalité des dettes des filiales), proche de la cessation de paiement.

Mama Ndyaye est également un proche du banquier français Jean-Luc Lecorre, directeur d’African Merchant Bank, principal créancier de Sifca, et membre actif du Club Jean Jaurès.

Ces trois dernières années, AIG Fund a participé en association avec Armajaro, à plusieurs opérations de déstabilisation sur les marchés à terme du cacao de New York et de Londres.

A la veille des attentats du Word Trade Center en septembre 2001, AIG Fund contrôlait plus de 150.000 tonnes de cacao en filière sur les marchés à terme. Ce
cacao a été transféré à Armajaro entre novembre et décembre 2001.

L’attentat du World Trade Center ainsi que la chute du marché des actions depuis près d’un an ont entraîné de très lourdes pertes pour AIG Fund qui cherche depuis à rattraper ces moins-values par une participation intense sur les marchés à terme du cacao.

Le mécanisme de financement des rebelles:

Selon une source américaine, confirmée par des informations concordantes en provenance des mondes du négoce, de la finance et de sources internes aux milieux radicaux américains, Armajaro a fait parvenir aux différents acteurs de la rébellion une somme de l’ordre de 50 millions de dollars américains, soit 35 milliards de francs CFA. Ce montant est corroboré par des informations qui sont remontées au Renseignement militaire ivoirien, ainsi qu’aux services maliens.

Amajaro et ses associés dans l’opération disposent des moyens financiers et des motifs suffisants pour lancer une opération de déstabilisation majeure dont la principale victime est l’Etat de Côte d’Ivoire. Le mécanisme s’est peu à peu mis en place, et ce, à partir de la fin novembre 2001.

Une mécanique infernale

A l’origine de l’opération, il s’agit essentiellement d’une opération financière à très haute rentabilité, dont l’objectif final n’était pas une déstabilisation de la Côte d’Ivoire, mais l’obtention d’un gain considérable sur les marchés à terme du cacao et sur la revente des stocks de cacao physique entreposés dans les ports européens.

La nécessité d’une déstabilisation de la Côte d’Ivoire s’est imposée, à partir de juillet, lorsqu’il est apparu évident aux initiateurs de l’opération cacao, Armajaro et AIG Fund, que la gestion de leurs positions sur les marchés à terme du cacao, à partir de la fin juin, nécessitait un passage à une dimension supérieure pour sauvegarder un gain potentiel s’inscrivant dans une fourchette de 500 à 800 millions de dollars américains, soit 280 à 450 milliards de francs CFA.

La nécessité d’une déstabilisation s’est avérée indispensable après que l’enterrement de la réforme cacao en Côte d’Ivoire soit devenu un fait acquis alors que la botanique et les prévisions de récolte sur la campagne principale 2002/2003 ont déjoué en partie les résultats escomptés par l’échec de la réforme de la filière cacao en Côte d’Ivoire.

En juillet les anticipations laissaient présager une bonne récolte principale 2002/2003 (980.000 à 1 million tonnes). Cette prévision s’appuyait sur un usage en forte hausse des engrais et des produits phytosanitaires dans les plantations de cacao par les planteurs lié à une amélioration sensible du revenu paysan.

La chronologie

L’opération Amajaro débute en novembre dernier avec le transfert à Armajaro de la quasi-totalité de la position cacao d’AIG Fund. Le reliquat est transféré à ADM Etats-Unis.

A partir de ce moment, Armajaro achète sur le marché à terme près de 650.000 tonnes de cacao-papier et constitue un stock de 210.000 tonnes, soit 5% de
l’offre mondiale de cacao. Acheté entre 750 et 900 livres la tonne, cette position cacao est valorisée à plus de 1.400 livres la tonne, soit un gain de … 85% à la fin juin 2002.

L’envol des cours sur le marché à terme a poussé les utilisateurs de cacao, les broyeurs, à réduire considérablement leur taux de couverture (stock).
Ils abordent la pleine saison (octobre-décembre 2002) avec des stocks à minima.

Pour obtenir une valorisation maximum des stocks, qui ont été bloqués par Armajaro jusqu’à la fin novembre afin de réduire les coûts de stockage, il faut que le cacao ivoirien de la nouvelle récolte arrive le plus tard possible sur le marché international.

Ce retard doit permettre à Amajaro de réaliser une plus-value de 500 à 800 millions de dollars américains.

Les obstacles à lever

Pour parvenir à cette fin, Amajaro et AIG Fund ont opéré en plusieurs étapes.

Dès novembre dernier, puis en décembre, Anthony Ward estime que la réforme cacao en Côte d’Ivoire est un obstacle majeur à son opération sur le marché à terme.

Il s’agit de faire capoter la réforme. Pour arriver à cette fin, trois axes d’intervention seront retenus : Un axe institutionnel via un intense lobbying auprès de la Banque Mondiale et surtout auprès du FMI, qui en théorie n’a pas de compétence en matière agricole et d’organisation de filière ;

Un axe « politique » avec des interventions soutenues par divers relais auprès du ministre des Finances ivoirien Bouhoun Bouabre et ses collaborateurs, via Victor Nembelissini. Deux axes secondaires d’intervention sont également retenus pour « casser la réforme » avec pour relais Patrick Achi, ex-délégué général au cacao sous le régime Guei et Emile Boga Doudou dont la fonction implicite est de convaincre l’épouse du Président, Simone Gbagbo, que la réforme de la filière cacao telle qu’elle est organisée va à l’encontre des intérêts des notables FPI dans sa zone d’influence (partie du pays Akan) . Un relais secondaire passe également par l’ex-Premier ministre du général Guei, Seydou Diarra. Ce dernier va intervenir via ses « petits », Patrick Achi et Edouard Messou;

Un axe local par le biais de relais locaux dans la filière ivoirienne du cacao tel que l’Anaproci d’Henri Amouzou, Sifca d’Yves Lamblin, l’UNOC de Jacques Mangoua et des banquiers du cacao, tel que Jean-Luc Lecorre d’ AMB-BIAO. Cette action s’appuie également sur des personnes disposant d’un accès direct au couple présidentiel tel que Guy-Alain Gauze, ex-ministre PDCI des Matières premières, ou Illa Donwahi, P-D-G de Delbau, franc-tireur de la filière cacao.

Une réunion est organisée à Paris entre des représentants de Refco Etats-Unis (Chicago, New York), d’Amajaro et de André Souhma d’ACE.

A ces deux réunions participent pour le ministère ivoirien de l’Economie et des Finances, Oussou Kouassi, tandis que Bouhoun Bouabre, reçoit la visite de l’équipe de Refco à son hôtel, le Marriott de Neuilly.

Le principe de l’arrêt de la réforme de la filière cacao, donc des ventes à terme, est arrêté dès ce moment. Cette décision est prise unilatéralement par le ministre des Finances sans en référer ni au Président, ni au Premier ministre.

Cette décision est habillée pour la partie ivoirienne par le transformation de la CAA en une banque de développement destinée à financer les coopératives de producteurs et à fournir à ces derniers une assurance garantie prix bord champs.

L’éviction, en février, du ministre de l’Agriculture de l’époque, Alphonse Douati, puis son remplacement par un proche de l’Anaproci, rend possible l’avancement du plan initié par Amajaro et AIG Fund : une désorganisation de la filière cacao. Systématiquement, les propositions en provenance de la Primature sont combattues. La mise en place des institutions nécessaires à la mise en place de la réforme sont différées et lorsqu’elles parviennent à être installées, leur contenu est dénaturés à
l’exemple du FRC.

Parallèlement, Victor Nembelissini, qui, jusqu’en septembre 2001, alors qu’il se trouvait aux Etats-Unis, était l’un des plus virulents critique de la politique économique ivoirienne totalement en phase avec les attaques d’Alassane Ouattara où il vilipendait la gestion FPI, arrive à la tête de la CAA. Il découvre tout l’intérêt que sa structure, la CAA, peut tirer de la mise à mal de la réforme de la filière cacao et d’une participation active à l’opération lancée par Armajaro. Il prend langue dès lors avec Paul Martin d’Absa et propose des financements, de fait à fonds perdus, à Sifca Coop et à ses satellites.

En proposant un système de garantie de prix articulé sur le marché des options cacao et en prenant des positions identiques à celles prises par Anthony Ward via Refco Etats-Unis, la CAA est en mesure de se renflouer en partie en s’appuyant sur le réseau Sifca Coop d’Henri Amouzou et sur le couple Sifca-ADM d’Yves Lamblin ainsi que Mimran/Diouf, actionnaires d’ADM. Pour réaliser cet objectif, il est nécessaire que le prix du cacao en Côte d’ivoire soit libre et qu’une réforme reposant sur des ventes à terme qui garantissent la transparence des prix soit abandonnée. Pour obtenir un appui des planteurs pour cette option, Victor Nembelissini n’hésite pas à leur faire miroiter un quasi-monopôle dans la commercialisation intérieure du cacao. L’Anaproci, le FDPCC, Henri Amouzou et San San Kouao mordent à l’hameçon, sans forcement en deviner les enjeux réels.

Des éléments concordants laissent à penser que la CAA, via des fonds off-shore contrôlés par la banque sud-africaine Absa, a pris des positions sur le marché
des options cacao.

Ces achats d’options sur des niveaux définis par Refco et AIG Fund donnaient la certitude à la CAA de n’avoir rien à rembourser aux planteurs en raison d’un prix garanti bord champs relativement bas (650 francs cfa du kilo).

En revanche, la CAA était assurée de conserver à son profit la totalité des gains occasionnés par ses positions sur le marché des options cacao.

Cette construction donne lieu à de multiples rencontres à New York entre Bouhoun Bouabre, Zohore, Victor Nembelissini, Refco Chicago, ACE d’André Souhma. Cette construction est renforcée par le choix « d’experts » complaisants de la Banque mondiale, violement opposés au principe d’une commercialisation intérieure et extérieure ordonnée du cacao par la Côte d’Ivoire.

Parallèlement, Anthony Ward et une partie du staff dirigeant d’Amajaro multiplient les rencontres avec Henri Amouzou du FDPCC, Anaproci et Sifca Coop pour finaliser un circuit privilégié d’approvisionnement et les convaincre que la réforme de la filière cacao doit s’arrêter.

Le passage à la déstabilisation de l’Etat

Logiquement, l’opération financière Amarajo aurait du s’arrêter à ce niveau. Mais la botanique est venue déjouer en partie ce plan.

Dès la fin juin 2002, il est apparu évident que la récolte principale ivoirienne serait au moins égale à la précédente, si ce n’est supérieur en raison d’une forte augmentation de l’usage des engrais entraîné par la hausse des cours du cacao.

Dans ce contexte, le portage par Armajaro et AIG Fund sur les marchés à terme d’une position de 650.000 tonnes devenait aléatoire et les espoirs d’un gain mirifique (500 à 800 millions de dollars) s’éloignaient si le cacao ivoirien sortait en temps et heure à partir d’octobre.

Dès la mi-juillet, Armajaro, en interne, évoquait la possibilité de dégager une somme de l’ordre de 50 à 80 millions de dollars pour « tenir le marché ».

Dès cette époque, plusieurs traders, et encore récemment Sucden, estimaient plus que probable qu’Armajaro pour « sauver » 500 millions de dollars « n’hésiterait pas à entreprendre un coup ».

La révolte des « mutins »

Les réseaux d’Anthony Ward et de Mama Ndyaye ont été mis en action afin d’identifier un terreau fertile à une forte perturbation des sorties de cacao de Côte d’Ivoire (comme déjà expérimenté avec le peuple Krou dans les années 90).

L’existence de déserteurs de l’armée ivoirienne au Burkina Faso, au Ghana et au Mali, doublée d’un mécontentement latent des populations du nord de la Côte d’Ivoire à l’encontre du pouvoir central, a servi de cadre à l’opération.

Dès lors, un habillage politique (RDR) et revendicatif (MPCI) a pu être utilisé pour masquer les buts purement financiers poursuivis par Armajaro, AIG Fund et la CAA.

Il est d’ailleurs à noter que dès la première semaine, les mutins ont abandonné de fait l’objectif d’une descente vers Abidjan pour se redéployer vers les zones de la boucle cacao et entraîner les perturbations que l’on sait dans la collecte du cacao
dans la boucle principale.

Ce redéploiement a eu pour effet de pratiquement assécher les sorties de fèves sur San Pedro (15.000 tonnes semaine, soit trois fois moins que la normale en pareille période).

Par voie de conséquence, les cours du cacao se maintiennent au-delà des 1.400 livres la tonne. Surtout, les stocks de fèves aux mains d’Armajaro sont valorisés à leur maximum par les achats de broyeurs en mal de fèves pour la préparation des fêtes de Noël et de fin d’année.

C’est ainsi qu’un investissement de 50 millions de dollars génère une plus value de l’ordre de 500 à 800 millions de dollars américains.

En conclusion

Si le gain est considérable – de 500 à 800 millions de dollars -, l’investissement consentit par Amajaro et AIG Fund est à la hauteur des gains à réaliser.

Entre les coûts d’entrée sur le marché, le stockage, les appels de marges sur les marchés à terme et les financements divers, la mise initiale est de l’ordre
de 2 à 2,5 milliards de dollars, soit 1.300 milliards de francs cfa.

L’ampleur de la mise impose à ces promoteurs, une obligation de résultats.

Peu importe qu’un Etat soit durablement déstabilisé, – il faut se souvenir que le Chili a mis cinq ans pour se remettre d’une crise d’une année -. L’opération initiée par Armajaro et AIG Fund est trop avancée pour être arrêtée.

On comprend mieux les très violentes attaques lancées contre la réforme de la filière cacao et contre les personnalités qui la défendent.

On comprend également les menaces répétées dont ont fait l’objet les rares personnes capables de décrypter l’opération en cours. Ce genre de manipulation, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ne nécessite qu’un nombre très réduit de personnes partageant le secret.

Au plus une dizaine de personnes chez Armajaro, AIG Fund, Refco, disposent des éléments complets du puzzle. Il est évident également qu’au niveau ivoirien, Victor Nembelissini a disposé de la quasi totalité des cartes et des enjeux. D’ailleurs, il avait prévu un départ définitif pour les Etats-Unis à la fin décembre de cette année.

Pour le reste, des bribes d’informations sur l’enjeu réel ont dû être diffusées à un certain nombre d’acteurs ivoiriens, qui ont été « rémunérés » en miettes mais qui ne disposaient pas de la finalité réelle de l’opération.

Ainsi, il est probable, sans toutefois en avoir la certitude, que le ministre des Finances, Bouhoun Bouabre a été impliqué dans l’opération sur la base de son âpreté au gain, mais la technicité de l’opération exclut qu’il ait été mis dans la totalité du secret.

De même, son directeur de cabinet est impliqué à la marge.

Il est évident qu’Henri Amouzou a plus été utilisé dans cette opération, il en est de même pour l’Anaproci qui a eu un rôle d’élément déstabilisateur, mais qui n’ont pas perçu la totalité des enjeux en cause.

En revanche, il est a peu près certain qu’ADM, du moins les actionnaires reliés à la famille Diouf et Mimran, ainsi qu’Yves Lamblin et son banquier African Merchant Bank ( Jean-Luc Lecorre) ont été « initiés » à des degrés qui restent à définir.

Les acteurs « politiques » proches du PDCI ou du RDR ne paraissent pas être des acteurs directs de cette déstabilisation de la Côte d’Ivoire. Ils ont agit plus par opportunisme en fonction des circonstances que comme des maîtres d’œuvre de l’opération. Les mutins, du moins pour les hommes impliqués dans les opérations
sur le terrain en Côte d’Ivoire, paraissent ne pas avoir disposé de la totalité des cartes et semblent plus avoir été manipulés qu’être des acteurs concepteurs. Ils ont profité d’une opportunité importante de financement sans trop s’inquiéter ou s’interroger sur l’origine réelle des fonds dont ils disposaient.

Néanmoins, les initiateurs de l’opération ont joué indirectement sur un terreau favorable et ont tout a été fait pour les mettre en avant de telle manière que l’arbre masque la forêt. La subtilité de l’opération montée par Armajaro et AIG Fund est telle que les acteurs et les appuis indirects ont disposé dès le début de l’opération en décembre d’une marge d’autonomie considérable. Elle a été d’autant plus grande que leurs actions sur le terrain ivoirien entraient parfaitement en phase avec les objectifs financiers poursuivis par Armajaro et AIG Fund.

Il est aussi évident que des gouvernements étrangers et notamment une frange de l’Administration américaine a été mise au courant d’une partie de l’opération.

Il suffit de savoir que lors des opérations précédentes de déstabilisation d’un Etat, AIG Fund a demandé un blanc-seing et a présenté, une partie de ses objectifs, à l’Administration américaine.

Selon la même source, l’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire a été partiellement informé du volet financier de cette opération en début de semaine passée."

Source:

http://eburnienews.net/le-financement-etranger-de-la-rebellion-armee-pro-ouattara-denonce-par-michel-galy/

&quot;Financement de la rébellion ivoirienne : voici l’article de Guy-André Kieffer qui accusait Anthony Ward, le trader de Ouattara&quot;
Partager cet article
Repost0

"Ouattara aurait-il fait tuer Guy-André Kieffer à cause de Amajaro?"

Publié le par Akeulette

En général, Guy-André Kieffer est présenté comme le journaliste d’investigation poil à gratter qui enquêtait sur les «affaires» réelles ou supposées dans lesquelles étaient mouillés les barons du régime Gbagbo.

Mais il est bon de se souvenir que, de tous ses fameux articles publiés sous pseudonyme dans la presse ivoirienne, celui qui a créé un vrai gros «buzz» international mettait en cause… Anthony Ward, le patron de la société Armajaro, notamment spécialisée dans le négoce de cacao, et dont le directeur Afrique est depuis quelques années Loïc Folloroux, le fils de Dominique Ouattara. C’était juste après le déclenchement de la rébellion ivoirienne, le 19 septembre 2002. Dans un article paru en dernière page de «Fraternité-Matin», signé «Laurent», Guy-André Kieffer dénonçait «Armajaro et AIG Fund : les financiers de la déstabilisation». Il met en relation l’achat de plus de 5% de l’offre mondiale de cacao par Armajaro et le lancement de la rébellion, qui permet une déstabilisation des approvisionnements, une hausse des cours et une grosse plus-value pour les spéculateurs encagoulés. A l’époque, l’évocation d’Armajaro par Kieffer divise les différents clans autour de Gbagbo, dans la mesure où lui-même a à coeur de faire payer ses déconvenues en affaires à certains d’entre eux. Notre Voie riposte à l’article.

La confusion s’empare de l’opinion ivoirienne qui oublie. La mort de Guy-André Kieffer enterre définitivement ce fameux dossier Armajaro. Jusqu’au mois d’août 2010, où il récidive dans une opération d’achat massif de cacao comme celle qui a précédé la «première guerre». Ministre du Budget sous le gouvernement Aké N’Gbo, Koné Katinan a confirmé, dans «Côte d’Ivoire : le coup d’Etat», la forte implication d’Armajaro dans le financement des assauts sur Abidjan par les forces pro-Ouattara.

« En ce qui concerne la suspension des exportations du cacao de janvier 2011, il est clair que sous le couvert des sanctions de l’Union Européenne, se cachait une vaste opération spéculative sur le cacao menée par Armajaro.

En effet, en juillet 2010, tout juste avant les élections de novembre, cette société a acheté un fort tonnage de cacao, au delà de ses achats habituels. Les services de la filière café cacao parlent de plus de 200 000 tonnes de produits achetés par ladite société. Ces énormes achats ont fait réagir les autorités chargées de gérer la filière café cacao. La crise née des élections devait logiquement entraîner une augmentation des prix sur le marché international.

Cette embellie allait bénéficier à ladite société qui avait décidé d’écouler le cacao à prix d’or. Ainsi, la décision du 24 juillet, en provoquant une pénurie du produit sur le marché international, a donné l’occasion d’écouler à un prix ultra élevé le stock monumental constitué par la société Armajaro. Donc Loïc Folloroux, bénéficiant d’informations de première main de la part de ses parents (Dominique et Alassane Ouattara) sur les différentes actions de déstabilisation en cours dans le pays, a probablement informé ses partenaires et la société Armajaro a pu constituer des stocks à des fins spéculatives.

C’est exactement ce qu’elle avait fait en 2002, un an seulement après avoir obtenu son agrément en Côte d’Ivoire. Cette spéculation lui avait permis de financer la rébellion. Ce que je peux dire sur cette affaire, c’est que les achats et la constitution de stocks étaient des pratiques méconnues des sociétés d’exportation en Côte d’Ivoire jusqu’à l’avènement d’Armajaro. »

Au moment où l’affaire Kieffer se retourne spectaculairement contre le régime Ouattara, les informations qui précèdent permettent de comprendre que le journaliste et consultant franco canadien n’inquiétait pas que certains barons de la Refondation. Et qu’il avait été le premier à mettre en lumière une des plus grosses affaires de spéculation et de guerre économique de ces dernières années.

Phillipe Brou

Source: Le Nouveau Courrier
&quot;Ouattara aurait-il fait tuer Guy-André Kieffer à cause de Amajaro?&quot;
Partager cet article
Repost0

Publicité

Confirmation de ma vision sur la maladie de Simone GBA.GBO!

Publié le par Akeulette

Le 05 Octobre 2012 je remerciais une dame sur le forum auquel nous participions pour son combat patriotique, car dans une de mes visions les docteurs cherchaient de l'insuline pour soigner Simone Gba.Gbo. Et c'est elle qui a couru aller chercher le medicament. Aujourd'hui la declaration du medecin traitant de Simone GBA.GBO nous confirme qu'elle est bel et bien diabetique!!! Merci Seigneur de toujours veiller sur Simone GBA.GBO et son mari. AMEN

"Oct 05, 12 1:37 pm
LaVraieGo peut etre tres fiere d'elle et de son combat patriotique. Je ne sais pas si Sisi Gba. Gbo est diabetique. Mais quand dans mon reve, il y'a environ deux semaines de cela, les docteurs cherchaient de l'insuline pour Madame Gba.Gbo. C'est la VraieGo qui a laissee tomber tout ce qu'elle faisait, et a couru chercher le medicament, en disant ceci: << Insuline, c'est pas grave ca! les patriotes vont lui en trouver vite fait!!>> Bravo a toi LavraieGo!!"

Le professeur Ba Zézé, médecin traitant de Simone Gbagbo, fait de graves révélations sur la santé de sa patiente

ABIDJANACTU.COM Le médecin dément le parquet général et fait des révélations qui poussent à s'inquiéter pour la santé de Simone Gbagbo. Abidjanactu publie ci-dessous son témoignage...

C’est avec émoi qu’il m’a été donné d’écouter la lecture du communiqué du Procureur Général, au journal de 20 heures de la première chaîne de télévision de Côte d’Ivoire, le 05 juillet 2016, mettant en cause le comportement et les déclarations des avocats de Mme SIMONE GBAGBO qui ont notamment dénoncé le fait que la santé précaire actuelle de leur cliente était la conséquence d’une privation de soins.

Au soutien de sa déclaration, le Procureur Général déclare que je lui aurais assuré que Mme SIMONE GBAGBO pourrait quitter la clinique le mardi 05 juillet 2016, pour regagner sa cellule.

Je m’inscris en faux, face à ces propos, et souhaite, par la présente, restituer la vérité et faire une mise au point.

En effet, le dimanche 02 juillet 2016, M. le Procureur Général m’a téléphoné, en ma qualité de médecin de la patiente, pour avoir des nouvelles de Mme SIMONE GBAGBO. Je lui ai répondu que ce jour, je n’ai pas pu me rendre à son chevet, à son lieu d’hospitalisation.

Je lui ai néanmoins indiqué qu’un certain nombre d’examens et de consultations complémentaires ont été demandés pour le lundi 03 JUILLET 2016.

Je lui ai encore précisé que la sortie d’hôpital de Mme Simone GBAGBO ne pouvait être envisagée qu’à l’issue des résultats de ces examens, et si le Diabétologue de la Pisam jugeait une telle sortie possible.

Etant précisé que dans une telle hypothèse, il appartiendrait au Diabétologue de mettre en place un protocole thérapeutique pour essayer d’équilibrer son état. Cela pouvant prendre plusieurs jours, du fait notamment des nombreux malaises antérieurs de Mme Simone GBAG
BO au Palais de Justice.

Il est donc surprenant d’apprendre que le Procureur Général ait pu affirmer, lors de l’audience du lundi 4 juillet 2016, que Mme Simone GBAGBO devait sortir de l’hôpital le mardi 05 juillet 2016 de sorte qu’elle pourrait comparaître devant la Cour d’Assises le jeudi 07 juillet 2016.

Tout le monde dans le domaine médical sait qu’un état diabétique ne s’équilibre pas en 02 ou 03 jours. Il faut plusieurs jours, voire plusieurs semaines pour équilibrer un diabète. Aussi, en ma qualité de praticien, je refuse qu’on me prête des propos que je n’aurais jamais pu tenir.

En résumé, il est inexact de dire que j’ai demandé qu’on sorte Mme GBAGBO de l’hôpital, alors que le protocole de soins mis en place n’est pas arrivé à son terme.

Enfin, face aux allégations du Procureur Général qui affirme que Madame Simone GBAGBO a toujours bénéficié de soins médicaux, je tiens à dénoncer le caractère erroné de ces propos qui m’amènent à rappeler que contrairement à ce qui a été allégué dans le communiqué du Procureur Général, Madame Simone GBAGBO a bien été privée de soins déjà à Odiénné.

Ce n’est qu’à la suite de la visite de M. DOUDOU DIENE, expert indépendant de l’ONU et sur son insistance et l’appui de la Représentante Spéciale de l’ONU en Côte d’Ivoire, qu’il a été permis, pour la première fois, à un collectif de médecins de lui rendre visite, ce qui a abouti par la suite à une première hospitalisation à la PISAM.

Lors de cette première hospitalisation, et alors qu’elle venait d’effectuer une fibroscopie, elle avait été brutalement retransférée à Odiénné sans avoir même pu retirer sa blouse de patiente et était encore endormie en salle de réveil.

De même, pendant ces Onze derniers mois, nous n’avons pu avoir accès à elle et aucun autre médecin également, la privant ainsi de soins médicaux. Ce n’est que la veille de l’ouverture du procès en assises de Mars 2016, et sur insistance de son Avocat auprès des autorités judiciaires, que nous avons pu avoir accès à elle de nouveau et reprendre son traitement médical.

Madame Simone GBAGBO a donc bien été privée de soins, tant à Odiénné qu’à Abidjan, ce qui a eu pour conséquence de fragiliser considérablement son état de santé.

Dans cette affaire, chacun doit prendre ses responsabilités et éviter de travestir la réalité des faits qui demeurent têtus.

FAIT A ABIDJAN, LE 07 JUILLET 2016


Pour le collectif des médecins
Professeur BA
ZEZE

http://www.abidjanactu.com/Le-professeur-Ba-Zeze-medecin-traitant-de-Simone-Gbagbo-fait-de-graves-revelations-sur-la-sante-de-sa-patiente_a1774.html

Confirmation de ma vision sur la maladie de Simone GBA.GBO!
Partager cet article
Repost0

"Côte d’Ivoire CPI: Le procès Gbagbo/Goudé au secret et de moins en moins lisible"

Publié le par Akeulette

© ICC-CPI

Par Stéphanie Maupas RFI

Le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé se tient désormais en partie à huis clos. Les juges ont décidé de ne plus retransmettre en direct sur l’Internet les audiences au cours desquelles déposent des témoins « protégés ». Déjà fastidieux, ce procès au cours duquel seuls 13 témoins ont déposé en six mois devient de moins en moins lisible.

De notre correspondante à La Haye,

A la reprise du procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé devant la Cour pénale internationale le 6 juillet, les internautes ivoiriens ont dû vaquer à d’autres occupations. Le site internet, sur lequel sont retransmises les audiences, n’affichait rien d’autre qu’une mire de couleur. Les Ivoiriens n’ont qu’à bien se tenir ! C’est un peu la leçon infligée par les juges de la Cour pénale internationale (CPI), le 16 juin dernier. Les audiences impliquant des témoins protégés ne seraient plus retransmises en direct, mais accessibles quelques semaines après leur audition, une fois censurées des éléments permettant de les identifier, décidaient les juges. Seuls ceux présents à La Haye pourront suivre le procès dans la galerie publique, après contrôle de sécurité.

« Ces mesures vont restreindre la possibilité pour le public de suivre en direct le procès, reconnaissait le président Cuno Tarfusser, mais ces mesures sont une réaction à l’action de certaines personnes qui ne représentent certes pas tout le peuple de la Côte d’Ivoire, mais qui ont créé un risque très grave pour l’intégrité de ce procès ainsi que pour la sécurité des témoins ». La raison : des témoins censés être protégés ont été identifiés sur les réseaux sociaux et dans la presse ivoirienne. Pour les juges, « le contexte et l’environnement sont devenus tel que nous pensons que c’est la seule façon d’assurer et de préserver l’intégrité du procès tout en préservant la publicité des débats ».

Un crime passible de cinq ans de prison

Dès le début du procès, le 28 janvier 2016, l’identité des témoins faisait l’objet de nombreuses spéculations. Sur les 13 témoins entendus en six mois, seuls quatre ont déposé publiquement. Les autres ont bénéficié de mesures de protection décidées par la Cour : déposition sous pseudonyme, partie d’auditions à huis clos, voix et visages brouillés. Si la Cour fait porter la faute sur les internautes et journalistes ivoiriens, c’est elle-même qui à plusieurs reprises a identifié ses témoins. Le premier d’entre eux avait, dans le cours de son récit, révélé son identité. Celles de cinq autres, considérés comme des « insiders » par l’accusation, étaient révélées par le procureur, après que le greffe ait oublié de couper la retransmission d’une audience à huis clos.

Mais ce sont les spéculations autour de l’identité d’un député, qui ont passablement énervé les juges. Le 8 juin, le président s’adressait solennel, depuis le prétoire, à la Côte d’Ivoire, prévenant que des enquêtes pourraient être ouvertes pour entrave à la justice, un crime passible de cinq ans de prison et une amende devant la Cour. Cuno Tarfusser décidait d’abord de tenir la suite de l’audience à huis clos, mais c’est le témoin lui-même qui s’y opposait. « Je suis venu ici pour contribuer à la manifestation de la vérité, disait-il. Je peux vous rassurer, monsieur le juge président, qu’il n’est pas opportun que cette audition se fasse à huis clos ». Puis « j’insiste, je vous le demande, je souhaite continuer ma déposition de façon publique. »

Contre l’avis de son propre témoin, le procureur Eric McDonald demande aux juges de prendre en compte les conclusions de l’Unité de la Cour, chargée de la protection des témoins. « Le témoin est adulte ! », s’oppose immédiatement l’avocat de Laurent Gbagbo. « C’est une personne qui a un niveau d’éducation (…) Je ne comprends pas cette volonté de mettre sous tutelle des êtres humains qui ont pris leurs responsabilités ». Maître Claver Ndri, l’un des avocats de Charles Blé Goudé, enchaîne. « Le témoin vit en Côte d’Ivoire, il connaît la réalité sociologique de la Côte d’Ivoire. Il connaît l’état de la politique en Côte d’Ivoire. Il ne revient pas au procureur, de façon théorique, d’apprécier l’état de sécurité du témoin ». Acculés, les juges décident de revenir provisoirement sur leur décision, mais quelques jours plus tard annoncent que le reste du procès ne sera plus en direct.


Voici le commentaire d'un internaute.

"Toujours l’esprit beliqueux. Je revois encore les commentaires “pro-gbagbo” (facebook et articles) suites aux avertissements de la CPI. “On s’en fou de la CPI, on va toujours dévoiler les noms ici et rien ne va se passer…” ou encore “la France et la CPI commence leur manipulation…” etc..

Je rappelle que la protection des temoins est toujours capitale en cour de justice.

Je me rappelle aussi de l’inquietude de ces memes militants avant l’audition de SAM l’africain, apres la divulgation de son identité et que ce dernier decide d’y aller à visage decouvert… Grosse surprise du procureur ce dernier fait volte-face dans ces dire. C’est la joie chez les militants. Le temoin traité de judas au depart est revenu en heros. A ce moment, le proces était équitable pour eux.

Philippe Mangou (présumé temoin) arrivé en france est intimidé à gare du nord. Suivi et indexé. Est ce normal ?
Malgré la video, ils nient toujours que ce soit eux les pro-gbagbo.

La CPI a bien averti, les avocats de Blé Goudé se sont alarmés aupres d’eux…

C’est le temps d’assumer vos actes. Nous sommes fatigués du meme refrain. Quand ca sent bon pour vous, alors on parle de democratie etc.. mais quand ca ne va pas dans votre sens alors tout de suite c’est la France, le Colonialisme, etc…"

&quot;Côte d’Ivoire CPI: Le procès Gbagbo/Goudé au secret et de moins en moins lisible&quot;
Partager cet article
Repost0

Quand le juge congedie poliment le temoin menteur du RDR

Publié le par Akeulette

Le juge en avait marre des fausses declarations du temoin Menteur du RDR, et l'a congedie poliment. Le juge lui coupe la parole demande a l'hussier d'escorter le Mythomane du RDR hors de la salle!!! Je suis morte de rire!!! Ahahahaha! Quel clown ce mec du RDR! Il fait #HONTE comme le proces!!! Mdrrrrrrrrrrrr!!! Ils sont tous Menteurs au RDR, c'est eux qui disent, qu'il n'est "pas encore minuit pour delivrer le resultat complet des elections" de 2010, qui a conduit a #ce proces de la Honte! Une vraie bande de Mythomanes, de sycophantes, heureusement que ces stupides menteurs "disparaitront" bientot de la Cote d'Ivoire!!!

Partager cet article
Repost0

" Il n'est pas encore minuit" homme stupide et corrompu!!!

Publié le par Akeulette

"Le 1er décembre 2010 à 23 h 56, alors qu'il reste quatre minutes avant l'expiration du délai, le président de la Commission électorale indépendante de la Côte d'Ivoire, Youssouf Bakayoko, déclare qu'«il n'est pas encore minuit».

Partager cet article
Repost0

Publicité

"Les aveux de coup d’État par Sarkozy : « On a sorti Gbagbo, on a installé Ouattara »

Publié le par Akeulette

par Laurent Freeman - Juin 26, 2015

« Il y a eu une improvisation sur le Mali et la Centrafrique. Je ne dis pas qu’il ne fallait pas intervenir, mais je n’ai toujours pas compris ce qu’on allait y faire. Le Mali, c’est du désert, des montagnes et des grottes. Quand je vois le soin que j’ai mis à intervenir en Côte d’Ivoire… On a sorti Laurent Gbagbo, on a installé Alassane Ouattara, sans aucune polémique, sans rien». Nicolas Sarkozy a fait cet aveu de taille lors des nombreux rendez-vous secrets qu’il a eus pendant sa retraite politique de deux ans et demi avec Nathalie Schuck et Frédéric Gerschel pour chroniquer le quinquennat de François Hollande. Des confidences que les deux journalistes français ont consignées dans un livre paru, en novembre 2014, aux éditions Flammarion, sous le titre : « Ça reste entre nous, hein ? Deux ans de confidences de Nicolas Sarkozy ». Et qui dévoile, selon l’éditeur, «un Sarkozy brut de décoffrage, sans le filtre de la communication que les Français détectent et abhorrent».

Nicolas Sarkozy avoue avoir installé Alassane Ouattara en renversant le président Laurent Gbagbo, déclaré élu à l’issue de l’élection présidentielle de novembre 2010, et investi comme tel par le Conseil constitutionnel, l’unique juge des élections en Côte d’Ivoire. Gbagbo a été «sorti» pour qu’Alassane Ouattara soit «installé» comme l’affirme Nicolas Sarkozy, à la page 39 du livre.

La première vérité, c’est qu’il s’agit d’un aveu pur et simple de coup d’Etat. La deuxième vérité dévoilée par cet aveu, c’est que Sarkozy reconnaît l’implication de la France dans le drame ivoirien qui a coûté la vie à des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes. La troisième vérité, c’est la raison économique qui a motivé, comme l’indique Nicolas Sarkozy, la barbarie de l’armée française en Côte d’Ivoire. Notre pays étant pour la France, une vache à lait. Dès lors, toutes ses ressources naturelles énormes doivent être contrôlées par la France.

Toutes ces vérités contredisent clairement ce que Nicolas Sarkozy avait toujours brandi comme argument au début de son offensive contre le président Gbagbo dans une affaire de contentieux électoral. A savoir que c’était pour « le respect du choix des Ivoiriens exprimé dans les urnes».

Le choix des Ivoiriens n’était pas Ouattara. Gbagbo qui en était sûr avait demandé le recomptage des voix sous la supervision de la communauté internationale pour voir où se trouvait la vérité. Mais cette démarche démocratique et pacifique avait été catégoriquement récusée par Sarkozy qui a usé de la violence militaire pour installer son poulain, Alassane Ouattara, à la tête de la Côte d’Ivoire.

Robert Krassault ciurbaine@yahoo.fr

Source : http://presse.ivorian.net/informations/?p=15552

&quot;Les aveux de coup d’État par Sarkozy : « On a sorti Gbagbo, on a installé Ouattara »
Partager cet article
Repost0

"Côte d’Ivoire : mais qui a gagné la présidentielle de 2010 ?"

Publié le par Akeulette

&quot;Côte d’Ivoire : mais qui a gagné la présidentielle de 2010 ?&quot;

Côte d’Ivoire : mais qui a gagné la présidentielle de 2010 ?

Par Laurent Bigot

LE MONDE Le 27.05.2016 à 11h55

Qui a gagné l’élection présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire ? Officiellement, c’est Alassane Ouattara. En réalité ? Bonne question.

Laurent Gbagbo, élu président en 2000 pour un mandat de cinq ans, repoussait d’année en année la tenue d’un nouveau scrutin présidentiel tant que les rebelles qui occupaient la moitié nord du pays n’avaient pas désarmé et que l’Etat ivoirien n’avait pas retrouvé sa souveraineté sur la zone CNO – zone centre, nord et ouest contrôlée par les rebelles pro-Ouattara. Rappelons au passage – deux poids deux mesures – que c’est pour permettre à l’Etat malien de recouvrer sa souveraineté au nord que la France a déclenché l’opération « Serval » en janvier 2013.

Pour une raison que j’ignore, en 2010, Laurent Gbagbo abandonne ces deux conditions et accepte d’aller à l’élection, convaincu qu’il va gagner, sondages réalisés par Euro RSCG à l’appui. Or, pour la France et la communauté internationale, cette élection est un moyen de chasser Laurent Gbagbo du pouvoir. C’est également le calcul du président burkinabé Blaise Compaoré. L’analyse électorale sommaire que font les acteurs internationaux, c’est que le président sortant ne pèse que le poids de son ethnie, les Bété, insuffisant selon eux pour remporter le scrutin.

Plus de votants que d’inscrits

Pour Nicolas Sarkozy et la diplomatie française, cette élection ne peut avoir qu’un seul résultat acceptable : la victoire d’Alassane Ouattara. Il règne à l’Elysée et au Quai d’Orsay une véritable hystérie anti-Gbagbo. Les esprits sont préparés à un conflit, pas à une négociation. J’ai décrit dans une précédente chronique combien la France était obsédée par le départ de Laurent Gbagbo, parant le candidat Alassane Ouattara de toutes les vertus.

Le premier tour se tient le 31 octobre 2010. Les résultats provisoires donnent Laurent Gbagbo en tête avec 38 % des voix, suivi d’Alassane Ouattara (ADO) avec 32 % et Henri Konan Bédié (HKB) en troisième position avec 25 %. Ce dernier annonce très vite qu’il va former un recours en annulation portant sur près de 600 000 voix (il y avait un peu plus de 300 000 voix d’écart entre ADO et HKB). De nombreux procès-verbaux en zone CNO sont en effet suspects : plus de votants que d’inscrits, 100 % des voix pour le candidat Ouattara. Mais, par un concours de circonstances bien étrange, le recours sera déposé hors délai.

Henri Konan Bédié, qui a présidé la Côte d’Ivoire de 1993 à 1999, évoque en octobre 2013 l’élection de 2010, lors d’un congrès du Parti démocrate ivoirien (PDCI) : « Le rang que j’ai occupé à l’élection de 2010 n’était pas le mien… mais vous conviendrez avec moi que les dés étaient déjà pipés. » Ambigus aussi les propos de Jean-Marc Simon, ambassadeur de France à Abidjan, lorsqu’il sort du domicile d’Henri Konan Bédié en 2012 avant de quitter ses fonctions : « Tous ont beaucoup apprécié son attitude tout à fait digne d’éloges démocratiques après le premier tour où il a accepté de ne pas être présent au second tour et d’apporter un soutien sans faille à celui que les Ivoiriens ont ensuite désigné, le président Alassane Ouattara. »

Un ambassadeur qui félicite un candidat « acceptant » de ne pas être au second tour et qui a soutenu « sans faille » son ancien premier ministre et adversaire Alassane Ouattara ? Etonnant ! Faut-il y voir de l’ingérence ou de la diplomatie « engagée » ? Ou encore les intérêts bien compris de l’ambassadeur Simon, qui n’allait pas tarder à se reconvertir dans les affaires, à Abidjan.

Laurent Gbagbo ne contestera pas les résultats du premier tour car il se retrouve dans la configuration la plus favorable pour affronter ADO au second tour. Il a commis une erreur.

Le second tour se tient le 28 novembre 2010. La Commission électorale indépendante (CEI) n’arrive pas à se mettre d’accord sur les résultats à annoncer. Le camp présidentiel n’a pas la majorité au sein de la CEI et conteste le travail de compilation des résultats. Cette bataille rangée au sein de la CEI culmine le 30 novembre quand le représentant de Laurent Gbagbo arrache des mains du porte-parole de la CEI les résultats qu’il veut annoncer devant la presse. La mission d’observation électorale de l’Union européenne regrettera dans son rapport final que la CEI n’ait pas publié les résultats par bureaux de vote, comme elle regrettera d’avoir été empêché d’observer la consolidation des résultats du premier tour.

C’est finalement le président de la CEI qui proclame les résultats provisoires, hors du délai de trois jours imparti par la loi électorale. L’annonce est faite à l’Hôtel du golf, le QG d’Alassane Ouattara, la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire (Onuci), ayant refusé que cela se déroule chez elle. Alassane Ouattara est déclaré vainqueur avec une avance de 376 000 voix.

De son côté, le Conseil constitutionnel, s’étant saisi du dossier puisque la CEI était hors délai, annule, dans la précipitation, les votes de sept départements de la zone CNO et proclame Laurent Gbagbo vainqueur de l’élection.

Dans la foulée, Choi Young-jin, le représentant du secrétaire général des Nations unies à Abidjan, certifie ses propres résultats et déclare Alassane Ouattara vainqueur avec des chiffres différents de ceux de la CEI et du Conseil constitutionnel.

L’enjeu du taux de participation

Rappelons que l’Onuci certifie l’élection alors que ses représentants n’étaient présents que dans 721 bureaux de vote sur un total de 20 073, soit 3,6 % des bureaux de vote. Choi Young-jin affirme dans son livre, Au cœur de la crise ivoirienne (Nouveau Monde Editions, 2015), que ses équipes ont visé tous les procès-verbaux. Mais elles ne peuvent concrètement garantir l’authenticité que d’une petite partie d’entre eux.

Le taux de participation au second tour est annoncé à 81 % (83 % au premier) alors que le vice-président de la CEI, Amadou Soumahoro, membre du parti d’Alassane Ouattara, avait estimé, le lendemain du vote, une participation avoisinant les 70 %, tout comme Gérard Latortue, le chef de la mission des observateurs de la Francophonie. C’est un enjeu crucial, car une participation moindre handicapait Alassane Ouattara et favorisait Laurent Gbagbo. En outre, la société SILS Technology, chargée de compiler électroniquement les procès-verbaux, certes filiale d’une société d’Etat dirigée par un proche de Laurent Gbagbo, écrit à la CEI que son logiciel a rejeté 2 000 procès-verbaux de bureaux de vote car ils comportaient plus de votants que d’inscrits. Selon Bernard Houdin, conseiller de Laurent Gbagbo, ces 2 000 PV rejetés représentaient 300 000 votes.

Il y avait donc de bonnes raisons de prendre le temps de recompter. Et personne n’était plus à quelques semaines près après avoir attendu cinq ans. Or la France s’oppose obstinément à tout recomptage. Nous ne saurons jamais si cela aurait évité à la Côte d’Ivoire de basculer dans la guerre civile. Les deux camps étaient lourdement armés et convaincus qu’ils ne pouvaient pas perdre l’élection. Mais, au moins, la communauté internationale aurait eu la satisfaction d’avoir tout tenté.

Je ne sais pas qui a réellement remporté l’élection de 2010 mais une chose est certaine, les résultats certifiés par les Nations unies ne sont pas les bons

Laurent Bigot est un ancien diplomate français devenu consultant indépendant. En 2010, il était sous-directeur pour l’Afrique de l’Ouest au Quai d’Orsay.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/05/27/cote-d-ivoire-mais-qui-a-gagne-la-presidentielle-de-2010_4927642_3212.html#qUDPL26wHM7vglFD.99

l’article 64 du Code électoral Ivoirien dit ceci:

«Dans le cas où le Conseil constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d'ensemble, il prononce l'annulation de l'élection. La date du nouveau scrutin est fixée par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission chargée des élections. Le scrutin a lieu au plus tard quarante-cinq jours à compter de la date de la décision du Conseil constitutionnel ».

Partager cet article
Repost0