Le combat politique n’autorise pas toutes les ignominies: Par Geneviève Goëtzinger
Le combat politique n’autorise pas toutes les ignominies. Les attaques personnelles dont est l’objet Pascal Affi N’Guessan depuis la décision prise par le Comité Central du Front Populaire Ivoirien de déclarer caduc le partenariat qui le liait au RHDP sont indécentes.
Il est assez surprenant que l’ancien partenaire, pour qui ce partenariat n’avait à l’en croire aucune importance, puisse réagir avec une telle virulence. Goumin sans doute, conscience aussi rétroactive, que ce partenariat aurait pu être une chance pour l’un et l’autre.
Connaissant les méthodes du RHDP, il est assez peu surprenant qu’il instrumentalise un certain nombre de brebis perdues du FPI pour se venger. La vengeance, c’est historiquement ce que ce parti sait le mieux faire. Certains angles d’attaque sont en revanche nauséabonds et carrément indigents.
Je pense à la question de la participation financière du partenaire RHDP présent sur une liste commune dans le Moronou. Un communiqué de la direction de la campagne régionale du Moronou a rappelé fort à propos la règle : chacun participe aux dépenses de campagne au prorata de sa présence sur la liste. Le RHDP n’a d’ailleurs pas tenu ses engagements à cet égard, sa participation étant marginale, inférieure aux 40% de candidats.
Le plus choquant dans l’histoire a été la mise en cause de la probité du président du FPI, le petit air de la calomnie pour semer le doute sur la traçabilité de cette somme.
J’ai éprouvé à la lecture de certains propos absurdes ce dégoût que l’on ressent toujours devant la trahison et la bêtise. Affi est l’une des personnalités les plus intègres qu’il m’ait été donné de côtoyer. Il assume une large partie des charges du FPI et chacun le sait.
Je vous livre pour ma part une anecdote. Après la fête de la Liberté d’Abengourou, son épouse et lui-même m’ont fait l’amitié de m’accueillir quelques jours à Bougouanou, dans sa résidence. J’ai éprouvé un choc en constatant que la partie principale de son habitation était demeurée à l’abandon depuis la crise de 2011, sa destruction et le pillage qui avait suivi.
S’il était un homme d’argent, un corrompu, je ne doute pas qu’il aurait trouvé les moyens de restaurer cette habitation dans sa configuration initiale.
Il a préféré depuis sa sortie de prison en 2013 consacrer ses moyens à son parti, ce parti qui est sa vie et auquel il consacre toute son énergie depuis une cinquantaine d’années, ce parti auquel en octobre 2025 il entend apporter la plus belle des victoires.
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