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La description faite dans ce texte poste par Esprits Libres sur facebook, ressemble tant a Moi Akeulette Chiepey!!!

Publié le par Akeulette

Je sais pas si vous connaissez ce genre de ressenti...

Mais depuis ma naissance je ne me suis jamais réellement senti bien à ma place dans cette société, comme si je venais d'ailleurs...

Toujours la tête dans les étoiles, je vois des détails que la majorité des gens ne voient pas ou bien ne veulent pas voir... Toujours en retrait par rapport aux autres à observer et analyser constamment ce qui m'entoure. Quand la majorité prennent du plaisir à faire quasiment tous la même chose, à suivre la même route et bien à chaque fois quelque chose me pousse à faire l'inverse, à aller à contre courant de tout!

Rester seul face à moi-même à ne rien faire, juste à penser, voir, ressentir, vivre et me recentrer me fais du bien alors que très peu de gens aiment faire ça, ils préfèrent sortir tout le temps, voir plein de monde, acheter des objets (vêtements, gadgets etc...) dans le but de se sentir être quelqu'un et exister aux yeux des autres...

Ce besoin incontrôlable de « changer le monde » et ce sentiment d’avoir une « mission » comme des capacités extra sensorielles très développées (clairvoyance, clairsentience, clairaudience, savoir interne inné) et puis cette soif d'apprendre toujours plus, de vouloir grandir à chaque seconde! De ne pas supporter l’injustice... Hypersensible et rempli d'empathie pour tous les êtres vivants du monde ce qui est très dur à vivre parfois...

je suis certain que beaucoup d'entre vous ici se reconnaissent dans ce texte, sachez que vous n'êtes pas seuls et il est important de le dire, de s'exprimer afin que les autres aussi puissent l'entendre et à leur tout semer des graines qui germeront dans les consciences

Tu pensais être tout seul dans ton coin ? Maintenant tu sais que nous sommes là.

Esprits Libres.

La description faite dans ce texte poste par Esprits Libres sur facebook, ressemble tant a Moi Akeulette Chiepey!!!
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Je viens encore de rever de la Liberation de Simone GBA.GBO, ceci est mon troisieme reve sur sa liberation en deux mois!!!

Publié le par Akeulette

Ce matin du 16 juin 2017, en reve, j'etais dans mon salon devant la tele, avec des amis. C'est alors que je vois une bande annonce qui disait: " Dramane Ouattara a libere tout les prisonniers politique, et parmi eux se trouve Simone GBA.GBO"!!! Je vois Simone GBA.GBO a la tele, le sourire aux levres, qui levait la main pour saluer le publique! Elle etait habillee dans un pagne blanc avec de gros motifs noirs. Moi je jubilais dans mon salon a la vue de cette annonce et l'image de Simone GBA.GBO sortie de prison. Mes amis qui etaient avec moi me demandais. " T'es sur que t'avais vu sa liberation"? Je fais : - <<OUI, j'ai toujours vu sa liberation, tout est sur mon blog, et le Seigneur m'a dit que Simone GBA.GBO sortirait de toute facon de prison>>!!

Le 22 mai, j'ai fait un autre reve sur sa liberation que j'ai publiee sur ma page facebook. Texte-ci  dessous

 Voila mes chers (es) amis (es)

Attendons nous donc a la LIBERATION DE SIMONE GBA.GBO ET TOUT LES PRISONNIERS DU TYRAN BURKINABE!!! <<Esaie 49, verset 24-26>> Le passage Biblique que le Saint Esprit conseilla a ma grande soeur de lire, le jour meme de l'arrestation du president GBA.GBO pendant qu'elle etait couchee!

Simone GBA.GBO sera libre!!!
J'ai encore revee d'elle, c'etait tout a l'heure, je l'ai vu qui decorait sa maison (salon) elle etait toute souriante, son beau sourire radieux. Elle entrait, dans une piece et sortait avec des tableaux, qu'elle placait a des endroits bien precis dans son salon. Elle avait beaucoup de tableaux, toujours souriante elle decorait sa maison. Cela n'avait pas l'air de plaire a une ou deux personnes qui etaient avec elle dans la maison, mais elle ne s'occupait pas de leur humeurs, je la voyais toujours souriante, energetique son sourire blanc aux levres qui entrait et sortait d'une salle a l'autre avec des tableaux en main, sans lever le regard vers ces deux personnes que son activite agacait, dans le calme et le sourire aux levres, elle continuait dans la decoration de sa maison.

Merci Seigneur!

Symbole de tableau:

<<Il donne des indications pour que l'on puisse se restaurer, des clés pour dépasser une problématique ou tout simplement se surpasser.>> Les personnes qui etaient avec elle dans le salon se sentiront trahi par les decisions qu'elle prendra. << Accrocher un tableau au mur : Petites déceptions ou trahisons quand le tableau est insignifiant.>>

Esaie 49, verset 24-26

"Pourrait-on enlever ce que qu'a pris le guerrier?" "les captifs du tyran seront-il les captifs du tyran seront-ils delivres?:"Voici ce que dit l'Eternel: Les captifs du guerrier lui seront enleves, ce que qu'a pris le tyran vaetre delivre. Je ferai un proces moi-meme a ceux qui ont fait un proces et je delivrerai moi-meme tes enfants. J'amenerai tes oppresseurs a s'entre-dechirer. Et ils s'enivreront du sang les uns des autres comme de vin nouveau, alors tout le monde saura que celui qui te sauve c'est moi, c'est l'Eternel, que ton liberateur c'est le Dieu puissant de
Jacob."  Amen.
Je viens encore de rever de la Liberation de Simone GBA.GBO, ceci est mon troisieme reve sur sa liberation en deux mois!!!
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INTERVIEW EXCLUSIVE DE LAURENT GBAGBO DEPUIS LA HAYE PAR FANNY PIGEAUD.

Publié le par Akeulette

"INTERVIEW EXCLUSIVE DE LAURENT GBAGBO DEPUIS LA HAYE"

L’ancien président de Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo, en détention provisoire depuis 2011 à la Cour pénale internationale à La Haye, affirme dans un entretien exclusif à Mediapart que la France de Jacques Chirac, puis de Nicolas Sarkozy, a systématiquement saboté sa présidence. Refusant une trop grande indépendance du pouvoir d’Abidjan, Paris n'a cessé d'œuvrer à son renversement.

La Haye (Pays-Bas), envoyée spéciale.– Les récentes mutineries de militaires en Côte d’Ivoire sont venues rappeler que le président Alassane Ouattara était arrivé au pouvoir, en 2011, en recourant aussi à des combattants mercenaires, dont certains avaient été engagés dès 2002 dans un coup d’État raté contre Laurent Gbagbo. Dans le processus qui a conduit Alassane Ouattara à être déclaré élu à la présidence ivoirienne, il y a eu un acteur majeur : la France. Pour beaucoup de citoyens d’Afrique francophone, son implication dans la crise politico-militaire qu’a traversée la Côte d’Ivoire de 2002 à 2011 est évidente, même si elle a toujours cherché à cacher ou à faire oublier son rôle.


Détenu depuis six ans à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), Laurent Gbagbo est poursuivi pour « crimes contre l’humanité », des crimes qui auraient été commis en 2010 et 2011 : « meurtre, viol, autres actes inhumains ou – à titre subsidiaire – tentative de meurtre et persécution ».
L'ancien président ivoirien a une vision très précise de cette responsabilité française. Il l’a récemment détaillée dans des circonstances singulières : il a accepté que je lui rende visite dans sa prison, le 15 mai 2017. À la fin de nos échanges, il a donné son accord pour l’utilisation dans un article de certains de ses propos, qu’un de ses proches, présent aussi ce 15 mai, a relus avant publication (lire la Boîte noire en pied de cet article).

Le contexte entourant cette visite était également particulier. Chaque nouvelle audience du procès ouvert contre l’ancien président en janvier 2016, il y a donc bientôt déjà un an et demi, montre que la thèse de l’accusation s’effondre. En outre, il est de plus en plus question pour lui d’une possible libération, en raison de sa santé fragile, de son âge – 72 ans – et surtout de la durée de sa détention provisoire, qui a dépassé les normes admises par la Cour européenne des droits de l’homme.


Lors de cette entrevue du 15 mai, Laurent Gbagbo, élu en 2000, a dit n’avoir aucun doute : la France a cherché, pendant toutes ses années à la présidence, à l’écarter du pouvoir. À l’époque, il l’avait déjà plusieurs fois laissé entendre. Peu après le départ de Jacques Chirac de la présidence française, en 2007, il avait par exemple déclaré : « Depuis que Jacques Chirac est parti, je dors d’un sommeil profond et je me réveille tranquillement, sans penser que la nuit on peut attiser des militaires à droite et à gauche. »


Aujourd’hui, il assure « avoir su depuis le début » que Paris était derrière la tentative du coup d’État du 19 septembre 2002. Lorsque cette opération armée, menée par des ex-soldats ivoiriens pro-Ouattara, a eu lieu, Laurent Gbagbo était en visite officielle en Italie, où il s’était entretenu avec le président du Conseil, Silvio Berlusconi. Ce dernier l’avait mis en garde, raconte-t-il : « Il m’a dit : “Ne fais pas confiance à Chirac, il te plantera un coup de couteau dans le dos.” La nuit suivante, la Côte d’Ivoire était attaquée. »


À l’époque, la ministre de la défense Michèle AlliotMarie avait refusé d’appliquer l’accord de défense liant la France à la Côte d’Ivoire et prévoyant l’intervention de l’armée française en cas d’agression extérieure contre la Côte d’Ivoire. Elle avait justifié cette décision en soutenant qu’il s’agissait d’un conflit entre Ivoiriens. Pourtant, les assaillants étaient partis du Burkina Faso, qui les avait appuyés sur le plan financier et logistique.


Par la suite, cette rébellion armée, qui a pris le nom de Forces nouvelles, a entretenu un état de guerre permanent et occupé 60 % du territoire ivoirien jusqu’en 2011, avec le soutien actif du président burkinabè Blaise Compaoré. Des militaires français n’ont jamais compris pourquoi le gouvernement français avait refusé d’aider l’armée ivoirienne à déloger cette rébellion, qui non seulement tenait la moitié du pays mais aussi y faisait régner la terreur. Une telle action militaire n’aurait pris que quelques jours.


Mais « cette décision politique de dire “Oui, on soutient le gouvernement Gbagbo, et on va rétablir la paix et la stabilité au nord de la zone de confiance” n’est jamais venue. […] La France a souscrit à cette partition du pays avec au nord les Forces nouvelles et au sud le gouvernement du président Laurent Gbagbo », a relevé en 2012 Georges Peillon, ancien porteparole de Licorne, opération militaire française en Côte d’Ivoire.


C’est parce qu’il était « de gauche » que le pouvoir français a tenté de le renverser, affirme aujourd’hui Laurent Gbagbo, qui a longtemps lutté pour la restauration du multipartisme en Côte d’Ivoire, obtenue en 1990. « Une partie de la droite [française], et surtout Villepin [qui est en 2002 secrétaire général de la présidence de la République avant de devenir ministre des affaires étrangères – ndlr], ne voulait pas que je sois président », dit-il, ajoutant : « Les Français m’ont toujours préféré dans l’opposition. »
« J’était trop indépendant »


L’ex-président précise que ses ennuis ont réellement commencé quand le socialiste Lionel Jospin a quitté ses fonctions de premier ministre en France et a été battu à l’élection présidentielle de mai 2002. C’est en effet seulement quelques mois plus tard qu’a eu lieu l’attaque du 19 septembre 2002. Si « la gauche » lui « a foutu la paix » au début, des cadres du Parti socialiste l’ont cependant fortement combattu par la suite. L’ex-ministre Henri Emmanuelli a été l’un des rares à être restés pour lui un fidèle ami, tout comme Guy Labertit, qui a été le « Monsieur Afrique » du Parti socialiste.


« J’étais trop indépendant » vis-à-vis de la France, avance aussi Laurent Gbagbo pour expliquer l’acharnement des autorités françaises contre lui. Il rappelle qu’il a dû un jour répondre à Chirac qu’il n’était pas un de ses sous-préfets. C’était en 2006 et il avait précisément déclaré : « Je ne suis pas président de la République pour travailler sous la dictée de quelqu’un. Je ne suis ni gouverneur, ni sous-préfet, ni préfet. Je suis un chef de l’État élu par son peuple. »


Pour illustrer cet esprit d’indépendance qui aurait déplu à Paris, l’ex-chef d’État évoque plusieurs mesures, prises très vite après sa prise de fonctions, dont l’adoption d’un « budget sécurisé » : il s’agissait pour l’État ivoirien de ne compter que sur ses ressources propres pour se financer. La France et l’Union européenne avaient à ce moment-là suspendu leurs prêts à la Côte d’Ivoire, après le rejet de la candidature d’Alassane Ouattara, pour défaut de nationalité ivoirienne, à des élections législatives.


Les Français « voulaient nous étouffer. Avec le budget sécurisé, l’idée, c’était : on ne demande rien à personne. Bien sûr, si certains voulaient nous aider, nous acceptions. Mais il n’était pas question de réclamer quoi que ce soit », explique Laurent Gbagbo. Ce dernier a aussi cherché à équiper l’armée ivoirienne en s’adressant à d’autres pays que la France. « Lorsque je suis arrivé à la présidence, nous avions des officiers très bien formés, mais qui n’avaient pas d’outils de travail. Kadhafi – qui jouait sur plusieurs tableaux à la fois – nous a procuré cent kalachnikovs : elles ont été les premières armes de la police. Ensuite, je me suis adressé à Eduardo Dos Santos », président de l’Angola, qui a lui aussi accepté de fournir des armes à la Côte d’Ivoire.


Mais « si on se passe des Français, c’est comme si on les agresse. Pour eux, c’est la France qui doit dicter la voie à suivre à la Côte d’Ivoire », constate l’ancien chef de l’État. « J’ai pensé que les réformes que je voulais engager auraient amené les Français à dire : “C’est un homme d’État, laissons le travailler.” »


Seulement, Paris voulait qu’Alassane Ouattara, au profil plus conciliant, arrive au pouvoir. Les Français « ont imposé Ouattara en 1989 à Houphouët-Boigny [président de la Côte d’Ivoire de 1960 à 1993 – ndlr]. L’objectif, dès cette époque, c’était de l’amener à la présidence », analyse Laurent Gbagbo. Allié fidèle des Français en Afrique de l’Ouest, Blaise Compaoré a soutenu ce projet : « Compaoré m’a dit : “Tu es mon ami, mais il faut Ouattara comme président.” » Blaise Compaoré « a toujours agi pour le compte de la France », selon l’ex-chef d’État. C’est d’ailleurs l’armée française qui a exfiltré Blaise Compaoré du Burkina Faso, fin 2015, alors qu’il était menacé par un important mouvement de contestation.


Début 2003, la France a poussé la Côte d’Ivoire à signer l’accord dit de Linas-Marcoussis, qui a enlevé à Gbagbo une partie de ses prérogatives présidentielles et l’a obligé, notamment, à faire entrer des représentants des Forces nouvelles dans le gouvernement. « Je me suis retrouvé avec des ministres totalement illettrés, qui ne savaient ni lire ni écrire ! », se souvient-il. Le président a fait par la suite de nombreuses concessions à ses adversaires, acceptant par exemple que l’opposition politique et armée devienne majoritaire au sein de la « commission électorale indépendante » chargée d’organiser les élections.

En novembre 2004, les relations entre la Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo et la France de Jacques Chirac se sont considérablement détériorées. Le 6 novembre a eu lieu ce qu’on appelle aujourd’hui le « bombardement de Bouaké » : des avions ivoiriens pilotés par des Biélorusses ont tué neuf soldats français, à Bouaké. Chirac a aussitôt accusé son homologue ivoirien d’avoir été le donneur d’ordre. Ce dernier a nié toute responsabilité, sans être cru.


Trois jours plus tard, le 9 novembre, dans un contexte de grande confusion et après ce qui a ressemblé à un nouveau coup d’État raté, l’armée française a tiré sur une foule de manifestants non armés devant l’hôtel Ivoire, à Abidjan, tuant plusieurs dizaines de personnes. L’État ivoirien n’a jamais porté plainte à propos de cette fusillade, contre l’avis de collaborateurs de Laurent Gbagbo. Ce dernier dit aujourd’hui avoir plutôt « compté sur le temps pour que les gens y voient plus clair ».


Peut-être ce moment est-il arrivé : ces dernières années, l’enquête de la justice française sur le bombardement de Bouaké s’est orientée vers l’hypothèse d’une implication voire d'une responsabilité française. Début 2016, la juge chargée de l’enquête, Sabine Kheris, a ainsi demandé que les anciens ministres Dominique de Villepin, Michel Barnier, Michèle Alliot-Marie soient renvoyés devant la Cour de justice. Laurent Gbagbo se réjouit d’avoir pu être entendu par la magistrate, venue spécialement à La Haye, et d’avoir pu aussi rencontrer l’avocat des familles des soldats français, lui aussi persuadé de son innocence.

« Je ne suis pas en prison. Je suis otage »


En 2007, Laurent Gbagbo a conclu un nouvel accord de paix avec le chef des Forces nouvelles, Guillaume Soro. L’élection présidentielle qui devait avoir lieu peu après a cependant été plusieurs fois retardée. Laurent Gbagbo a été accusé de chercher à repousser au maximum cette échéance pour se maintenir au pouvoir. Les pressions politiques, venues essentiellement de Paris, ont fini par faire oublier que les rebelles n’ont jamais respecté les différents accords signés, dont celui de Linas-Marcoussis, qui fixaient leur désarmement comme préalable à l’organisation de la présidentielle. Les Forces nouvelles ont toujours refusé de se séparer de leurs armes.


Le scrutin a finalement été programmé pour la fin de l’année 2010. Nicolas Sarkozy, ami d’Alassane Ouattara, était alors président de la France depuis 2007. Laurent Gbagbo a vite vu que les choses allaient mal tourner : « J’ai compris que Sarkozy voulait utiliser les élections comme prétexte. On nous a par exemple imposé l’entreprise Sagem » pour assurer une grande partie des opérations techniques liées à l’organisation du vote. L’Élysée a en effet fortement insisté pour que Sagem Sécurité, société française, soit choisie par le gouvernement ivoirien. Ensuite, « Sarkozy a répété à Ouattara : “Tu vas gagner.” Puis ils ont levé des mercenaires dans la sous-région en leur promettant que s’ils arrivaient à enlever Gbagbo, ils auraient 12 millions de francs CFA chacun ».


La crise éclate début décembre 2010, après le second tour de la présidentielle. À l’issue d'un processus douteux, la commission électorale indépendante annonce des résultats provisoires donnant Alassane Ouattara victorieux, avec plus de 54 % des suffrages. Mais le Conseil constitutionnel décide, le lendemain, d’annuler pour fraudes massives les résultats dans sept départements du Nord, sous contrôle rebelle depuis 2002. Et il proclame la victoire de Laurent Gbagbo avec 51,45 % des suffrages, contre 48,55 % à son rival. Le représentant de la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) et la communauté internationale, dont la France, prennent le parti d’Alassane Ouattara. Dès lors, le conflit est inéluctable.
Auparavant, Laurent Gbagbo avait plusieurs fois signifié son souhait de voir l’armée française quitter la Côte d’Ivoire, où elle dispose d’une importante base. Il l’avait en particulier fait savoir à une délégation envoyée par Nicolas Sarkozy à Abidjan pour revoir l’accord de défense liant les deux pays. Il se souvient avoir déclaré : « Cette ère [de présence militaire française en Côte d’Ivoire] est finie. » « J’ai cru que la sagesse l’emporterait. Je ne pensais pas qu’ils iraient jusqu’à bousiller le pays », commente aujourd’hui l’ancien président.


Pendant les cinq mois de crise postélectorale de 2010-2011, l'escalade des violences fait officiellement trois mille morts dans le pays. Face aux combattants de Ouattara, Laurent Gbagbo s’appuie sur les forces de défense et de sécurité, elles-mêmes soutenues par des groupes d’autodéfense (notamment dans l’Ouest), mais aussi sur le mouvement dit des « Jeunes patriotes »de Charles Blé Goudé, fidèle devenu ministre et jugé aujourd’hui dans le même procès que lui à La Haye. Mais la France, allant au-delà du cadre d’une résolution de l’ONU dans lequel elle était censée agir, a fait un usage inédit de la force, qui a stupéfié beaucoup d’Ivoiriens : début avril 2011, des hélicoptères français ont pilonné pendant plusieurs jours la résidence officielle du chef de l’État ivoirien, où ce dernier se trouvait avec ses enfants, ses petits enfants et des dizaines de collaborateurs. Plusieurs de ces derniers restent aujourd’hui persuadés que l’intention des Français était d’éliminer physiquement Laurent Gbagbo.


Le 11 avril 2011, après une dernière nuit d’intenses bombardements, une opération au sol menée par l’armée française a abouti à son arrestation. La résidence était alors en feu et en ruine. Ailleurs dans le pays, l’armée française a aussi joué un rôle important auprès des troupes levées par Alassane Ouattara pour prendre le contrôle de l’ensemble du territoire – avec, à la clé, la perpétration de massacres.


Six ans après, Laurent Gbagbo est donc toujours en détention provisoire. Il a d’abord passé huit mois dans le nord de la Côte d’Ivoire, dans des conditions éprouvantes et en dehors de tout cadre légal. Il est depuis novembre 2011 au centre de détention de Scheveningen de la CPI, à La Haye. Comme les six autres prisonniers (tous africains) de la CPI, il est détenu dans une cellule de 10 m2 et est soumis à des contrôles stricts. Il n’a pas vraiment été surpris de se retrouver là : depuis 2003, ses adversaires le menaçaient de l’amener devant la justice internationale, rappelle-t-il. Blaise Compaoré avait en effet déclaré en marge des « négociations » de Linas-Marcoussis, en janvier 2003 : « Gbagbo finira comme Milosevic, c’est-à-dire devant le Tribunal pénal international. » Quelques semaines après, en février 2003, Chirac avait repris la menace. Nicolas Sarkozy a fait de même en 2010, tout au début de la crise postélectorale.


« Je ne suis pas en prison. Je suis otage », estime Laurent Gbagbo. « Je suis là pour permettre à Ouattara d’être à la présidence » et aux Français de continuer à avoir la mainmise sur la Côte d’Ivoire, assure-t-il. Il n’en revient pas que Alassane Ouattara ait été obligé de faire appel à des aides extérieures pour assurer le fonctionnement de l’État ces dernières années. « J’ai toujours payé les fonctionnaires. L’État ivoirien a largement les moyens de fonctionner », affirme-t-il.


Il le répète : « Pour qu’il y ait développement, il faut résoudre le problème de l’indépendance » des pays d’Afrique francophone. Aujourd’hui, « deux points fondamentaux bloquent cette indépendance : la défense et la monnaie. L’armée française maintient son assise sur nous », et la monnaie, le franc CFA, reste contrôlée par la France, détaille Laurent Gbagbo.


Il confie avoir cherché le moyen de quitter la zone franc, mais « il ne fallait pas faire sortir la Côte d’Ivoire seule, sinon [le pays] se serait fait attaquer aux frontières ». C’est ce qui était arrivé à la Guinée, en 1960 : deux ans après avoir obtenu son indépendance, elle avait créé sa banque centrale et sa monnaie, le franc guinéen. Mais lorsque ce dernier avait été mis en circulation, les services secrets français avaient injecté de la fausse monnaie dans l’économie du pays, la faisant plonger aussitôt durablement. Dans les années 2000, Laurent Gbagbo s’est rendu compte que les autres dirigeants des pays d’Afrique francophone n’étaient pas prêts à envisager un départ de la zone franc (lire ici notre série sur le franc CFA).


Pour comprendre ce qu’est la Françafrique, « il faut lire le chapitre 12 du texte originel de la Constitution de 1958 », insiste Laurent Gbagbo, pour qui « les Français continuent leur politique coloniale ». Selon ce chapitre qui porte sur la « communauté », c’est la France qui définit et conduit la politique étrangère de ses colonies, ainsi que leur défense, leur monnaie, leur politique économique et financière, leur politique des matières premières stratégiques, leur justice, leur enseignement supérieur, leur organisation générale des transports extérieurs et communs, ainsi que des télécommunications. Pour l’ancien président ivoirien, « c’est là qu’est l’esprit de la Françafrique ». Et gare à celui qui ne le respecte pas. « J’étais condamné à être attaqué… », dit l’ancien président ivoirien.

Boite noire
Après avoir fait une demande de visite auprès de la CPI, je suis allée voir Laurent Gbagbo le 15 mai 2017 au pénitencier de la CPI à La Haye. L’ancien président, que je n’avais jamais rencontré auparavant, a accepté de me recevoir en tant qu’auteure du livre France Côte d’Ivoire, une histoire tronquée (Vents d’ailleurs, 2015). À la fin de notre entrevue, il m’a donné son accord pour que j’utilise, pour un article, certains des propos qu’il avait tenus au cours de nos trois heures d’échanges. Selon notre accord, j’ai fait relire, avant publication, à l’un de ses proches présent aussi ce 15 mai les passages que j’avais sélectionnés.


Lorsque l’on fait une demande de visite à la CPI, l’on s’engage préalablement à « ne révéler aucune information aux médias ». Le public a pourtant le droit de savoir ce qui se passe derrière les barreaux du centre de détention de la CPI, cette dernière étant financée par ses États membres, donc par de l’argent public. La France est ainsi le troisième pays qui contribue le plus (après le Japon et l’Allemagne) à son budget, qui a été fixé à 144 587 300 euros pour 2017.


Une fois à la prison de la CPI, où sont actuellement détenues six personnes, il faut franchir plusieurs portes et dispositifs de sécurité. Les consignes : ne rien avoir dans ses poches, hormis quelques pièces de monnaie pour pouvoir éventuellement utiliser un distributeur de boissons, installé dans l’une des salles où se font les visites. Les prisonniers, eux, ne disposent au quotidien que de petits montants pour l’achat de leurs produits tropicaux et pour des appels téléphoniques à leurs proches. La salle où Laurent Gbagbo a été autorisé à me recevoir est un petit réfectoire, où sont installés des canapés, un évier et le fameux distributeur de boissons. J’ai pu aussi apercevoir l’ancien ministre de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, incarcéré depuis mars 2014 et jugé dans le même procès que lui, ainsi que l’Ougandais Dominic Ongwen, en détention depuis janvier 2015 et jugé depuis fin 2016.

PAR FANNY PIGEAUD.

INTERVIEW EXCLUSIVE DE LAURENT GBAGBO DEPUIS LA HAYE PAR FANNY PIGEAUD.
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La tetine que Dramane Ouattara sucait lui est arrachee de la bouche par la Cote d'Ivoire,cela veut dire que Dramane n'aura plus le pouvoir de profiter de la Cote d'Ivoire!!!

Publié le par Akeulette

Reve de ce petit matin du 06/06/2017

Dans ce reve, je vois Dramane Ouattara et sa femme, sortir de la presidence. Ils etaient souriants. Dramane Ouattara avait  dans la  bouche, une tetine qu'il sucait. Tout a coup, je me vois bondir au visage de Dramane, comme si j'allais l'embrasser sur la bouche, je me vois lui arracher la tetine de sa bouche par ma bouche et je redescends!!! Ensuite, je me vois donner des ordres a un eleve en kaki, je lui donne l'ordre d'aller se laver. Cet eleve en kaki est un adulte plus jeune que Dramane. Il etait dans un  endroit, il sort de son endroit, je le suis de pres et lui montre la douche. L'eleve se dirige dans la douche, il avait toujours sa tenue kaki sur lui, je continuiais de lui parler, il a ouvert le robinet, je vois le jet d'eau, il allait se laver, se mouille dans son uniforme kaki, quand je me suis reveillee.

 

Interpretation:

La tetine,  appeler aussi sucette est un jeu de mot pour "sucer", La Cote d'Ivoire dit que Dramane la suce d'Ivoire, ce qui veut dire que Dramane profite d'elle, il abuse d'elle economiquement, il s'enrichit lui et son entourager sur le dos de la Cote d'Ivoire tout en l'appauvrissant. La Cote d'Ivoire dit que cet abus suffit! Elle est allee l'attendre devant la presidence et lui a arracher la tetine. Ce qui veut dire que Dramane n'aura plus le pouvoir de la sucer, le pouvoir de profiter d'elle!  Car elle a arrachee le pouvoir a ce couple presidentiel bizarre, pervers, escros et profiteur. La Cote d'Ivoire a deja choisie celui qui va remplacer Dramane apres sa perte de pouvoir. C'est l'eleve  dans l'uniforme en kaki. En Cote d'Ivoire, les eleves garcons ont pour uniforme le kaki.  Cet eleve en uniforme en kaki sera le president du gouvernment de transition dont je vous parlait.

La transition dans le reve:

C'est l'eleve a qui j'ordonne de sortir de l'endroit  ou il etait. L'eleve sort de sa classe, je lui montre la douche, il rentre dans la douche.

Prendre une douche: Ce laver en reve s'est ce purifier. Cet eleve va prendre sa douche sans meme enlever son uniforme kaki. Cela veut dire que le Seigneur purifie cet eleve et son ame avant d'aller dans ce gouvernement de transition. Je vous avais deja parle d'un gouvernement de transition avec le president AFFI dans un de mes reves en 2015 n'est -ce pas? Lire lien ci-dessous. Je pense que le president AFFI, est la metaphore d'un eleve ici, car la Cote d'Ivoire, pense qu'il ecoute les recommandations qu'elle lui fait!  Qu'il suit bien les conseilles qu'elle lui prodigue. Elle est tres fiere de lui!!! Bravo president AFFI N'GUESSAN!!!

Voir lien: http://lacriseivoirienneestspirituelle.overblog.com/2017/04/le-monsieur-que-vous-n-aimez-pas.sera-le-president-d-un-gouvernement-de-trasition-apres-la-guerre.html

 

 

 

La tetine que Dramane Ouattara sucait lui est arrachee de la bouche par la Cote d'Ivoire,cela veut dire que Dramane n'aura plus le pouvoir de profiter de la Cote d'Ivoire!!!
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Je vous disais en Janvier 2016 que Sorrow Guillautine sera celui qui va diviser le RDR!!!

Publié le par Akeulette

 

Je vous relatais ce reve le 21 mars 2017

Le Seigneur m' a reconfirmee que le PDCI et le RDR allaient se separer, malgre les gesticulations de KONNARD BEDIE en faveur de Dramane Ouattara.

Dans ma premiere confirmation sur la separation des ces deux partis, qui date du mois de janvier 2016, je vois Sorrow Guillautine qui se met au millieu d'une maison et la divise en deux. Cette maison c'est le RDR!!!  

Voir lien:  http://lacriseivoirienneestspirituelle.overblog.com/2017/03/le-rdr-n-a-rien-promis-au-pdci.dixit-bacongo.html

Bah vous savez quoi les amis (es) cette vision est entrain de prendre forme, cette vision est entrain de se realiser. En fait Sorrow Guillautine veut creer un mouvement a la Macron. Mais qu'il sache que la Cote d'Ivoire n'a que faire de son "pardon hypocrite", elle va en decoudre avec lui! Vous avez lu le message de son ami, l'autre rebelle de Lobognon?

Le samedi 3 juin il ecrivait:

"Soro va selon toute vraisemblablement bientôt lancer un << mouvement politique>> Réconciliation: Alain Lobognon annonce «une coalition politique, pour bientôt» !

"Alain Lobognon, député-maire de Fresco ne veut rester en marge de la dynamique de la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire. L’ex-ministre de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs annonce d’ailleurs « pour bientôt, une coalition politique » en faveur de ce processus."

Il appelle l’ensemble des Ivoiriens à se joindre à lui pour que son projet aux fins de la cohésion sociale soit implémenté. « Préparez-vous à rejoindre la coalition, qui sans tabou porte les rêves des Citoyens qui réclament le Pardon et la Réconciliation dans notre pays », écrit M. Lobognon sur les réseaux sociaux, sans plus de détails sur les membres fondateurs et la dénomination de cette formation. Et de rappeler: « N’oublions pas l’appel de la fillette lors de la campagne électorale de 2010 (faisant allusion à une affiche de campagne de l’ex-Président Gbagbo Ndr) : J’ai 8 ans. Je suis née pendant la guerre. Je veux grandir dans la Paix. À 18 ans en 2020, cette fille et ses amis nés dans nos divisions décideront de l’avenir de la Côte d’Ivoire. Osez avec eux la Réconciliation ».

Au nom de la paix du pardon et de la réconciliation, le Parlementaire donne donc rendez-vous aux habitants de la Côte d’Ivoire dans les « prochains jours ».

Edouard Koudou
Fratmat.info

 

 

 

 

 


 

 

 

Je vous disais en Janvier 2016 que Sorrow Guillautine sera celui qui va diviser le RDR!!!
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