Surendettement de la Côte d'Ivoire ; j'accuse... de Jean Bonin

Published on by Akeulette

 

Peut-on vivre à crédit ? Est-il raisonnable de financer des dépenses de fonctionnement par le crédit ? Est-ce possible d'atteindre l'émergence à l'horizon 2020 en finançant le developpement uniquement avec la dette ? Autant de questions qu'il urge de se poser si l'on ne veut pas hypothéquer l'avenir des générations futures.

Notre pays a récemment levé près de 2 milliards de dollars sur les marchés financiers internationaux, l'équivalent de 1 140 milliards de FCFA en deux tranches (1,2 milliard de dollars sur 16 ans au taux de 6,125% et 625 millions d’euros sur 8 ans à 5,125%).

C’est la troisième fois (après les émissions d’obligation d’Eurobond en 2014 et 2015) en l’espace de quatre ans que le régime de l'économiste Alassane Ouattara a recours aux marchés financiers internationaux pour financer le budget national.

Cinq ans après l’obtention de l’initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), la Côte d’Ivoire est en passe d’atteindre son niveau de dette d’avant PPTE, obtenu sous l'ancien régime et dont le point d'achèvement a été atteint en 2012.

En 2010, le candidat à l’élection présidentielle, Alassane Ouattara, avait réussi à séduire une bonne partie de son électorat par cette fameuse formule : « Je sais comment trouver l’argent, je suis où trouver l’argent, faites moi confiance, je suis économiste, mon rôle est de trouver l’argent ».

Cet argent, le chef de l'Etat n'a pas jugé nécessaire de le produire par le travail de ses concitoyens mais a opté pour la solution de facilité qu'est l'endettement (massif) du pays pour financer son programme économique. Pourtant, le FMI, a plusieurs reprises, a tiré la sonnette d'alarme relativement à cette fâcheuse pratique du recours systématique à l’endettement extérieur. En mars 2016, le Fonds mettait en garde : « Les services du FMI ont appelé à adopter une attitude prudente vis-à-vis des emprunts sur les marchés. Une nouvelle analyse de viabilité de la dette indique que la Côte d’Ivoire reste exposée à un risque modéré de surendettement ». Le risque n'est pas virtuel, il est réel.

En obtenant en juin 2012 le point d’achèvement de l’initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), la Côte d’Ivoire a bénéficié d’un allègement de sa dette extérieure par les bailleurs de fonds à hauteur de 4.090 milliards francs Cfa. Ce qui a ramené la dette qui était de 6.264 milliards en 2011 à un peu plus de 2.000 milliards de francs Cfa. Mais en l’espace de quelques années, la dette extérieure a repris du volume. Selon la direction de la dette publique, le stock de la dette extérieure s’élevait à 4.249,3 milliards (52,1% du stock de la dette publique) en juin 2016. Le FMI précise de son côté que la dette extérieure cumulait à 5.433 milliards francs Cfa à la fin de l’année 2016. Un montant qui se rapproche dangereusement du niveau de la dette lorsque la Côte d’Ivoire avait bénéficié de l’initiative PPTE.

Lors de "la marche de la colère" organisée par le FPI le 17 juin dernier le président de ce Parti, le 1er ministre Affi N'Guessan, ironisait sur la propension du Chef de l'Etat à recourir, plus que de raison, à l'emprunt pour financer le budget en ces termes « la seule chose que Ouattara sait faire, c'est de jouer au mendiant international en allant quémander de l'argent partout. Nous en sommes réduits à nous endetter auprès du Congo de M. Sassou Nguesso. Plutôt que de fanfaronner avec de telles contre-performances le Gouvernement devrait faire profil bas".

Le député de Bongouanou, l'honorable Pascal Affi N'Guessan, face au patronat ivoirien (CGECI) en octobre 2015 a estimé que "la croissance à 2 chiffres de M. Ouattara est une croissance appauvrissante". Aussi, proposait-il de recourir à l'endettement extérieur à dose homéopathique car pour lui de nombreuses options existent pour financer le développement du pays.

Il préconisait entre autres "une meilleure gestion des recettes fiscales, la suppression des marchés de gré à gré, une gestion plus transparente de la manne pétrolière, la réduction du train de vie de l’Etat, la maitrise des dépenses publiques, la lutte contre la fraude et la corruption, etc".

Abondant dans le même sens que le Pdt du FPI, le Président de Lider, Mamadou Koulibaly, professeur d’économie, estime pour sa part que <<recourir systématiquement à l’endettement extérieur pour financer le budget national, c’est faire preuve de peu d’imagination et de peu de créativité>>.

De son côté, le banquier Liby Guillaume, ex DG de la banque UBA et ancien de City bank, à l'occasion d'une conférence qu'il animait devant un auditoire d'étudiants en sciences économiques en 2010 professait que << une croissance à deux chiffres, si elle est essentiellement basée sur un endettement massif, ne peut à elle seule réduire la pauvreté et les inégalités sociales>>.

Il est temps de faire preuve de réalisme économique en comptant d'abord et avant tout sur nos propres ressources et surtout sur notre capacité à les gérer de façon efficiente. Cela est un préalable et un impératif si nous voulons sortir du cercle vicieux du surendettement.

Les mesures, nous en avons des centaines en tête. Je vais donner un seul exemple parmi cette centaine de mesure que le Gouvernement devrait prendre pour rendre notre économie plus performante.

Ainsi, au titre de l'efficacité et de l'efficience économique et financière, je propose au Chef de l'Etat de CREER UNE CENTRALE D'ACHAT.

C'est une pratique qui est courante dans le secteur privé. En effet, pourquoi telle ou telle autre administration devrait-elle faire ses dépenses en vase clos, dans son petit monde ? Il faut plutôt rassembler, au début de l’année budgétaire, les besoins de fonctionnement de tous les Ministères, puis lancer des appels d’offres en vue de faire des achats en gros. Naturellement lorsqu’on exécute la dépense de cette manière, la probabilité de faire des économies est bien plus grande. La probabilité d’éliminer la corruption est aussi élevée. Lorsqu’on sait qu'en moyenne la corruption fait perdre environ 350 milliards de FCFA par an à l’Etat, c’est déjà 350 milliards de FCFA que nous aurons pu ainsi économiser, sans compter, bien entendu, les effets bénéfiques des remises dues aux achats groupés.

Malheureusement, une telle proposition, pleine de bon sens sera rejetée, parce qu'elle va à l'encontre de sordides et mesquins intérêts de quelques dignitaires sans foi ni loi. Dans ces conditions, pourquoi s'atteler à égrener d'autres propositions, bien que toutes, les unes et les autres, sont aussi pertinentes que celle-ci ?

Le pouvoir ivoirien ne devrait pas compter sur un deuxième Ppte pour espérer se sortir de cette spirale du surendettement. Le Chef de l'Etat qui est un économiste ne devrait pas non plus ignorer qu'une bonne maîtrise de la politique d’endettement est un facteur important pour la stabilité de la croissance économique et même en aval, pour la stabilité du pays qu'il préside.

Jean Bonin
Juriste
Citoyen Ivoirien

 

Mon commentaire:

Est-ce que vous savez que, c'est le Seigneur qui a reduit Dramane Ouattara en mendiant? Je m'explique, dans mon reve sur les refugies Ivoiriens au Ghana, Le Seigneur me montra que Dramane Ouattara voulait les kidnapper. C'etait en octobre 2012, les Seigneur m'envoya donc au Ghana en esprit les proteger de lui le tyran. Dans le reve, le Seigneur me montre un mendiant. Je ne savais pas d'abord que c'etait Dramane, ce mendiant me faisait de la peine, il me supliait de lui donner de l'argent, il pleurait en chantant de sa plus belle voix, il avait les yeux rougis, il me disait qu'il savait qu'il allait mourir, mais malgre tout, je restais tout  de meme de marbre, et ne lui donna point de sous, enverve par mon refus, il voulait me kidnapper moi, et les enfants du camp qui etaient avec moi mais il echoua!!! A mon reveil j'ai publiee ce reve sur le forum auquel, je participais, je disais aux refugies Ivoiriens que Dramane Ouattara voudrait les kidnapper, mais que le Seigneur veillait sur eux. Quand j'ai publiee ce reve, un intervenant sur ce forum qui ne venait-la specialement que pour m'insulter, ce mit a m'insulter, a ce moquer de moi, il disait que j'etais vraiment malade, et l'on ne pouvait plus rien faire pour moi! Mdrrrrr
Et puis le 01 decembre 2013, soit un an et trois mois apres ce reve se confirme par un rapport de L'ONU accusant le tyran de ces faits!! "Le gouvernement ivoirien a envoyé des agents au Ghana pour tenter d’assassiner ou d’enlever des partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo, selon un rapport d’experts de l’ONU."

Le deuxieme reve ou je vois Dramane Ouattara encore en mendiant est en 2013 dans une foret en Afrique central ou il faisait des pactes bizarres avec ces amis franc- macons presidents de la- bas! Il etait assis au bord de la route avec un petit recipient pour quemander de l'argent! Quand il m'appercu, il me fit des " yeux doux" mdrrrrrrrrr, pour que je lui  donne des sous!!! Mais, je lui ne donnait RIEN!!!  VOIR LE LIEN DE CES REVES SUR MON BLOG.

 

Merci

 

 

 

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